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L’outplacement : la recherche d’emploi en VIP pour tous

cv vip 2Vous sentez que votre poste est menacé, vous anticipez une fermeture de votre service ou une réorganisation qui pourrait avoir un impact sur votre poste ? La perspective d’une recherche d’emploi, livré(e) à vous même, vous plonge dans le plus grand désarroi. L’outplacement pourrait bien vous rendre service. Derrière cet anglicisme imprononçable se cache un véritable service utile et efficace. Il est pourtant méconnu et beaucoup de clichés gravitent autour de lui (non, il n’est pas réservé aux cadres…). Il est temps de se rendre dans les coulisses de l’outplacement.

Devoir chercher un emploi est déstabilisant

Lorsque l’on perd son emploi, après plusieurs années dans une même entreprise il n’est pas rare de se dire qu’on ne sait rien faire. Je rencontre beaucoup de personnes persuadées qu’elles ne retrouveront pas l’équivalent du poste qu’elles occupaient et qu’elles aimaient. Ces personnes s’interrogent souvent sur la valeur de leur CV, de leur expérience, sur leur capacité réelle à rebondir, etc.

Chercher un emploi est une course de fond…

… une course de fond dont on connaît le départ mais pas l’arrivée. Je recueille régulièrement des témoignages de personnes qui s’attendaient à trouver un emploi rapidement. La déception est souvent au rendez-vous, parce que le marché de l’emploi est tendu et complexe. Il n’est pas rare qu’une recherche d’emploi aboutisse seulement après six mois de démarches, voire davantage.

L’outplacement ? Un filet de sécurité et un coach.

Suivre une démarche d’outplacement, c’est avant tout ne plus être seul. Un consultant se tient à vos côtés jusqu’à ce que vous ayez trouvé un emploi. Vous êtes traité en VIP. Ce consultant vous apprend d’abord à prendre conscience de vos compétences, de la valeur qu’elles ont sur le marché de l’emploi.  Il vous apprend aussi à parler de vous de manière positive.

Bien sûr, un consultant n’est pas un magicien et ce n’est pas parce qu’il décroche son téléphone ou vous accompagne dans l’élaboration de votre CV que vous allez immédiatement retrouver un emploi. Un retour à l’emploi prend du temps. Depuis 10 ans que je fais ce métier, je peux vous assurer que la précipitation est l’ennemie du reclassement.

Il faut comprendre comment ça marche, apprendre par exemple à se présenter avec son CV dans l’entreprise. Comprendre que tout ne se passe pas sur internet. Comprendre qu’il est inutile d’attendre fébrilement, comme après avoir envoyé une bouteille à la mer, l’hypothétique réponse à un mail de candidature.

Pour autant, il ne faut pas tout attendre du consultant. C’est bien  le candidat et lui seul qui possède les réponses. Le consultant qui l’accompagne est son guide mais il ne peut pas se substituer à lui.

« La force en toi tu possèdes » – Maître Yoda

L’outplacement est donc là pour vous rassurer, réfléchir avec vous, vous permettre de vous approprier étape par étape les codes de la recherche d’emploi et de les démystifier.

Concrètement, quels outils sont utilisés ?

Il existe une multitude d’outils d’aide à la recherche d’emploi. L’offre est si vaste qu’il est difficile de s’y retrouver pour quelqu’un qui n’est pas du métier.

Le consultant sélectionne les bons outils et les bonnes méthodes, c’est à dire ceux qui sont adaptés à la situation singulière du salarié accompagné.

Citons 2 exemples :

  1. L’exercice de l’entretien de recrutement nécessite de la préparation. Participer à un atelier sur l’entretien de recrutement c’est bien, mais obtenir un conseil au bon moment, dans le feu de l’action, comme par exemple une simulation d’entretien effectuée la veille, travaillant une dernière fois sur le profil du candidat, est bien plus profitable.
  2. On va s’attaquer au « marché caché », c’est à dire les postes à pourvoir qui ne font pas l’objet d’offres d’emploi.  C’est ce qu’il y a de plus difficile à faire. Le consultant peut vous y aider en contactant des entreprises pour vous. À défaut d’offre concrète, le consultant vous livrera les informations qui vous seront toujours utiles sur l’entreprise, les contacts, la politique de recrutement, l’avis du RH sur votre CV. Ce recueil d’informations sera d’autant plus important qu’il vous permettra de connaître les forces et les faiblesses de votre candidature, et donc d’ajuster le tir par la suite.

Pas que pour les cadres !

Hier réservé aux cadres, l’outplacement s’est aujourd’hui démocratisé pour s’adresser à tous : ouvriers, techniciens, agents, etc.

Le coût ?

Quelques milliers d’euros, pris en charge la plupart du temps par l’employeur. Il n’est pas obligé de le faire, le financement peut être proposé dans le cadre d’une négociation. Dans certains cas, l’employeur le suggère spontanément. Posez la question à votre service ressources humaines.

Pour conclure, voici selon nous, les trois critères d’un outplacement réussi :

  • la personne accompagnée a retrouvé un poste
  • elle a retrouvé un poste dans lequel elle se sent bien
  • elle a appris à pêcher, plutôt que d’avoir reçu des poissons, comme le dit le proverbe. Autrement dit, elle s’est renforcée !

Il était une fois… l’entretien de recrutement

Enfin ! Enfin ! Enfin ! Suite à l’envoi de mon CV et de ma lettre de motivation, l’entreprise me propose un entretien. Je suis ravie, fière que ma candidature soit retenue et bien entendu… stressée. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire de plus ? Voici deux histoires,  dans deux contextes différents, mais qui servent un seul et même but : réussir son entretien.

Deux jeunes femmes ont bien voulu se prêter au jeu et répondre à mes questions : Lucie El Assri, que j’ai accompagnée dans le cadre d’un bilan de compétences et qui s’est présentée à l’oral au concours d’aide-soignante, et Soriya Sok, accompagnée par une de mes collègues dans le cadre d’une prestation Pôle Emploi.

Chapitre 1 : comprendre et se préparer

Alors oui, je vais enfoncer des portes ouvertes : je ne me rends pas à un entretien la fleur au fusil et le coeur en bandoulière. Je me prépare. À quoi, me direz-vous ? Et comment ?

Comprenons avant tout l’essentiel. L’entretien sert au recruteur à bien vérifier que nous correspondons au poste, que nous intégrerons l’entreprise facilement et sans heurt. Il exigera également que nous soyons rapidement opérationnel et rentable – ne nous le cachons pas.

De notre côté – oui, oui, nous aussi nous avons nos propres buts – il est nécessaire de bien vérifier que le poste correspond à l’offre, de poser des questions et de renouveler notre intérêt et nos motivations.

« Il faut savoir qu’entre l’entreprise et le candidat, il y a un besoin réciproque et il ne faut surtout pas l’oublier. En tant que candidat, nous sommes à pied d’égalité avec l’entreprise, et prendre conscience de cela m’a permis d’aller à cet entretien en toute confiance. Je pense que les recruteurs l’ont ressenti. Surtout, il faut rester soi-même et naturel » précise Soriya.

Donc, j’ai repéré l’offre, adapté ma candidature, je dois, de la même manière, préparer un plan adapté de ce que je vais dire de mon parcours de formation, professionnel et éventuellement extra professionnel, en lien avec les critères de l’offre.

J’appuie, j’argumente, je donne des chiffres, des exemples… les faits sont des arguments forts et en disent long sur nous.

Lucie témoigne : « J’ai appris à cadrer mes idées, respecter la chronologie des choses et être cohérente dans mon parcours, à développer beaucoup plus mes expériences ainsi que mes compétences en m’appuyant sur mon portefeuille de compétences réalisé au début du bilan. »

Il ne faut pas écrire l’ensemble de ce que vous souhaitez dire. Vous allez  donner l’impression de « réciter votre leçon » lors de l’entretien, de faire un monologue, et surtout, si vous êtes coupé dans votre lancée, de perdre le fil et donc vos moyens.

Ainsi, je vous suggère de jeter des idées, des mots clés, dans un plan. Cela vous permettra les associations d’idées et augmentera vos chances de conserver votre naturel lors de cette rencontre.

Car oui, c’est une rencontre, un dialogue, une interaction !

Ce n’est pas un robot face à nous, mais une personne, qui n’est pas forcément rompue aux techniques d’entretien et qui peut être aussi stressée que nous.

Il est vrai qu’il n’y a pas non plus que des recruteurs très sympathiques, certains peuvent mettre mal à l’aise… Encore une fois, tous les recruteurs ne sont pas formés aux techniques de l’entretien.

Il y a autant de formes d’entretien que de personnes qui les mènent. Mon travail de candidat est de m’adapter et de convaincre de l’intérêt de ma candidature si je suis toujours motivé, mais de ne pas tout accepter non plus.

J’anticipe des questions potentielles, pour lesquelles je prépare une réponse. Voici, pêle-mêle quelques questions récurrentes :

  • Quels sont vos 3 qualités et 3 défauts?  : Nous allons éviter « j’ai les défauts de mes qualités », « je n’en n’ai pas », « …euh… ». Il faut entendre cette question non pas comme un piège, mais au contraire comme la possibilité pour nous de démontrer que nous savons prendre du recul, identifier nos points forts et faibles pour le poste sur lequel nous nous présentons
  • Accepteriez-vous d’être managé par une femme ?  « Bien sûr, se sont les femmes qui gouvernent, non ? » Qui répondrait non à cette question ?
  • Pourquoi avez-vous été licencié ? Je n’ai pas à avoir honte de ma situation, quelle qu’elle soit. Je l’explique simplement, sans critiquer mon ancien employeur pour autant.
  • Si vous étiez un animal, quel serait-il ? Evitons le requin, ça me paraît un peu carnassier.
  • Où vous voyez-vous dans 5 ans ? Le but n’est pas de dire « chez, vous, sur le même poste ». Et l’ambition, alors ? « Je me vois sur un poste.., avec des missions autour de… »
  • Pourquoi vous ?  Je fais un condensé de mes atouts et compétences pour le poste, avec des mots-clés mais sans répéter les mêmes qualités. Varions les plaisirs, nous avons une jolie langue française.

Chapitre 2 : Je suis prêt, je fais une simulation

Ne négligeons pas l’opportunité de s’entraîner. Essentiel pour repérer la cohérence de ce que nous voulons dire, nos tics de langage et l’image que nous donnons. En effet, la communication non verbale est aussi essentielle que ce que nous allons dire.

L’habit ne fait pas le moine, mais y contribue.

Je me mets cet adage en tête pour préparer mon entretien. Je ne me rends pas à un entretien en bermuda et tongs (hé oui, même s’il fait chaud), je mets du déodorant et du parfum (mais pas en quantité industrielle), et je m’assois bien sur ma chaise (je pose bien mon assise mais je vais cependant éviter de m’adosser pour ne pas m’avachir). Je peux parler avec les mains, mais je ne fais pas de grands gestes, j’évite de triturer alliance, collier ou lunettes.

Si vous ne pouvez pas réaliser une simulation, je vous invite à vous filmer, ne serait-ce que pour vous écouter exprimer votre parcours et motivations et aussi vous regarder. Vous verrez, c’est passionnant.

Revenons à nos deux héroïnes, qui ont pu bénéficier de simulations avec leurs consultantes et aussi avec des collègues du cabinet.

« Tout d’abord nous avons fixé deux dates pour faire une simulation d’entretien. Pour la première simulation, Christelle m’a laissé me débrouiller toute seule et s’est montrée très déstabilisante ce qui m’a fait perdre tous mes moyens. Le résultat n’était vraiment pas au niveau de ce qu’attend le jury. Elle m’a alors donné beaucoup de conseils, note Lucie. Je me suis alors beaucoup remise en question. J’ai travaillé chez moi, seule, en me donnant pour objectif de réussir ce concours. Au moment du deuxième entretien, les choses se sont passées totalement différemment car j’avais pris confiance en moi. Durant cet entretien, j’étais vraiment dans les conditions d’examen car en effet Christelle était accompagnée d’une de ses collègues. La première partie portait sur un sujet sanitaire et social, puis la seconde sur mon parcours et mes motivations. Elles m’ont posé beaucoup de questions pour vraiment me mettre en situation. Suite à ces vingt minutes d’entretien nous avons fait un débriefing qui s’est révélé positif, surtout sur la partie motivation, il me restait à travailler davantage sur les sujets sanitaires et sociaux. »

Autre témoignage, celui de Soriya.

Soriya : « Lors de la simulation d’entretien, ma conseillère m’a aidé à cerner plus précisément ma personnalité. Dans mon cas, elle a tout de suite identifié mes qualités et défauts. Elle m’a aidé à les valoriser dans le cadre du travail, et notamment grâce à l’illustration avec mes précédentes expériences. Cette préparation à l’entretien m’a permis de relativiser et de me rendre à l’entretien en toute confiance. Le marché du travail est aujourd’hui très difficile et nous, en tant que candidat, nous nous mettons souvent en situation de « demande ». Certes, il se peut qu’il y ait beaucoup de candidats, et nous tentons de mettre en avant nos qualités sauf qu’il ne faut pas tomber dans le piège d’être quelqu’un d’autre/ de jouer un autre rôle. Je pense que les recruteurs le voient assez rapidement. »

Chapitre 3 : Je mène mon entretien

Soriya nous raconte le sien :

« Mon entretien s’est déroulé de la façon suivante : un entretien avec un profil opérationnel, un entretien RH, la rédaction d’une lettre de motivation et un test d’anglais. Le test d’anglais était un QCM.
Au final, il s’est bien passé, avec une issue positive. Je suis tombée entre autres sur « quelles sont vos prétentions salariales » et « citez moi 3 qualités/3 défauts ». J’ai abordé ces questions de façon sereine vu que je les avais préparées. L’entretien opérationnel s’est également bien passé : il y a eu des questions « pièges »  auxquelles j’ai pu répondre en toute honnêteté et en justifiant ma réponse. S’il y a des questions inattendues, prenez le temps d’y réfléchir avant de vous lancer. Répondre trop précipitamment à une question peut faire croire au recruteur que vous n’êtes pas sûr de vous et il peut creuser ensuite dans ce sens là. »

Pour Lucie :

« Mon entretien s’est déroulé face à un jury. J’en retire beaucoup de bénéfices car ces simulations m’ont permis de réussir le concours d’aide-soignante, de prendre confiance en moi, mais aussi de me préparer pour de futurs entretiens d’embauche. »

Epilogue : Les conclusions de Soriya et Lucie

Pour Lucie :

 « Ces simulations d’entretien m’ont permis de voir comment se déroule un oral, ils m’ont été d’une grande utilité car j’ai pu bénéficier d’une préparation, d’un entrainement et ainsi ne pas me diriger vers l’inconnu. Cela m’a vraiment mis en condition ».

De son côté, Soriya estime :

« À ma grande surprise, Catalys a été d’une aide précieuse dans ma recherche d’emploi. En effet, j’ai pu faire le point avec eux, sur mon CV et mes lettres de motivation et même pour une réorientation. Cela m’a également permis de mettre en place un « plan d’action », et me tenir à un calendrier de « rédaction CV et lettre – envoi – relance ».  J’ai également passé du temps sur l’espace personnel mis à disposition par Catalys : il y a une source importante de documents et de sites internet qui vous donnent les clés pour réussir la rédaction d’un CV ou d’une lettre, …
Par ailleurs, il est important de ne pas faire cavalier seul.

Toutes nos félicitations ! Lucie intègre donc la formation pour devenir aide-soignante en septembre, et Soriya est actuellement en formation organisée par l’entreprise avant de commencer son contrat.

Conclusion  : petits rappels et quelques conseils de dernières minutes sur l’entretien

Je sais que vous allez revenir vers moi en me disant, « moi, mon entretien ne s’est pas passé comme ça », ou encore « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dîtes ». Et vous aurez raison.

Je n’ai effectivement pas abordé tout dans ce seul article, qui me paraît déjà assez conséquent, j’ai souhaité surtout m’appuyer sur ces deux témoignages. Je n’ai pas fait d’approche théorique de l’entretien.

N’hésitez pas à me le réclamer si vous le souhaitez.

Enfin, quelques petits conseils :

  • Repérer les lieux avant l’entretien
  • Ayez 5 minutes d’avance, il n’est pas nécessaire d’arriver trop tôt, vous ne savez pas combien de temps vous pouvez attendre
  • Sachez le nom de la personne qui vous reçoit. Une astuce, demander à la personne de vous épeler son nom lors de l’appel qui fixe le RDV, elle prendra toujours le temps de le faire
  • Soyez certain de l’heure du RDV. Ainsi, lors de l’échange téléphonique, répéter l’heure à votre interlocuteur
  • Si vous allez être en retard, prévenez l’entreprise
  • Evitez d’avoir des impératifs le jour de l’entretien, vous pouvez avoir plusieurs entretiens dans une même journée, avec différents interlocuteurs. Organisez-vous.
  • Renseignez-vous sur l’entreprise
  • Préparer des questions sur le poste, les missions, l’évolution, l’entreprise, le salaire et les avantages (nous ne travaillons pour la gloire)
  • Ne vous mésestimez jamais, si vous avez un entretien, 80% du chemin est parcouru : sur la base de votre CV et LM vous êtes retenu pour le poste, l’entretien permet de parcourir les derniers 20%

Et surtout, surtout, n’oubliez pas : soyez convaincu pour être convainquant !

Photo de couverture : Tim Gouw

5 raisons de faire confiance à votre consultant en reclassement

Aujourd’hui la vie professionnelle n’est plus linéaire mais jalonnée au contraire d’emplois différents, dans des secteurs variés. Parfois, c’est un choix volontaire, parfois il est subi.

Dans ce cadre, il nous est proposé d’être accompagné par un professionnel du reclassement. Génial ! En principe, il est capable de me conseiller, m’aider à retrouver un emploi, accompagner mon éventuel désir de reconversion. Mais concrètement, que va-t-il m’apporter?

Les situations de reclassement

Nous avons de multiples raisons de nous retrouver face à un consultant en reclassement : fin de contrat, rupture conventionnelle, licenciement. En amont et en aval de l’inscription au Pôle Emploi, nous allons rencontrer un professionnel dans un cadre dont la durée varie : espace information conseil, congé de reclassement, prestations d’accompagnement. Il exerce au sein de Pôle Emploi, d’organismes d’insertion, et d’entreprises telles que le cabinet conseil en ressources humaines.

L’accompagnement individuel : une relation humaine et collaborative

Revenons à des fondamentaux : personne n’a la science infuse et un consultant, quelque soit l’organisme ou l’entreprise qui l’emploie, n’est pas un « gourou » qui va nous trouver « en claquant des doigts » un métier, une vocation, et qui fera les démarches à notre place.

C’est un professionnel qui place la personne accompagnée au cœur de son reclassement :

  1. Ecoute, soutient, conseille et informe. Par exemple, Anne, choquée et fragilisée après son licenciement économique, a apprécié de pouvoir s’exprimer sur ses problèmes de santé. Nous avons alors effectué une demande de Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), après que je lui ai expliqué les modalités de mise en oeuvre et le but de la RQTH. Et nous avons tenu compte de ses contres-indications médicales dans ses projets.
  2. Œuvre concrètement pour que la personne soit actrice de son parcours professionnel. Ainsi, les outils (Cv et lettre de motivation) sont travaillés et adaptés aux projets de chaque personne. Pascal a ainsi pu aller à la rencontre des agences intérimaires, se servir des sites d’emploi pour mettre en ligne ses CV, créer des listings d’entreprises qu’il a souhaité viser et lancer ses candidatures spontanées. Il est actuellement en poste suite à une candidature spontanée.
  3. Accompagne les désirs de transition professionnelle. Par exemple, Solène souhaite devenir négociatrice en immobilier. Elle a pris contact, par le biais de son réseau, avec des professionnels et va mettre en place un stage pour confirmer son projet de reconversion.
  4. Formalise un plan d’action adapté pour chaque projet envisagé en accord avec la personne. En effet, Sophie me disait « on a tendance à être un peu comme un cheval fou, l’impression d’être lâchée dans la nature. Vous avoir permet de savoir où on va et comment y arriver« 
  5. Tend vers la solution la plus adaptée et sécurisée pour chaque personne. Mettre en adéquation les attentes et contraintes avec la réalité économique du territoire est indispensable dans l’accompagnement. Ainsi, Marc a été accompagné dans l’analyse de ses intérêts, motivations et de ses compétences, l’émergence de voies professionnelles envisageables, l’étude du marché de l’emploi, la réalisation d’un stage puis d’une formation qualifiante adaptée à la réalité socioéconomique. Il m’a appelé récemment pour m’informer à quel point il était satisfait de son poste, qu’il occupe déjà depuis plusieurs mois en CDI.

Le consultant fait preuve de neutralité bienveillante et il garde toujours à l’esprit que chaque accompagnement est différent.

Ce que nous attendons de ses compétences

Il n’y a pas de parcours de formation type pour ce professionnel. Généralement, il est issu d’une formation en sciences humaines ou ressources humaines. Il est recruté de bac +2 à bac+5, et plus.

Un consultant associe les intérêts, motivations, aspirations professionnelles, contraintes, compétences de la personne accompagnée, ses désirs de retour à l’emploi avec la réalité socioéconomique.

Il est capable de proposer toutes les mesures favorisant la réussite de l’accompagnement personnalisé, à partir d’outils et de la maîtrise du territoire sur lequel il intervient.

Ce que nous en retenons

Ancré dans son territoire, dont il connaît les acteurs socioéconomiques et le marché de l’emploi, le consultant en reclassement guide et conseille autour d’actions sécurisées et individualisées chaque personne, tout en la laissant actrice de ses démarches. Les clefs d’un accompagnement réussi : confiance et actions.

En tant que consultante, j’aime mon métier car j’ai le sentiment d’être utile, de participer au rebond professionnel et aussi personnel des personnes que j’accompagne.

Créer son entreprise après un licenciement économique. Comment sécuriser son projet ?

Photo M Pascal Coignard - Mycène Consulting

 

Confronté à un licenciement économique, qui dans son parcours professionnel, ne se pose pas la question  « Et si je créais ma propre activité ? ». Cette petite idée vous trotte dans la tête depuis pas mal d’années, le rêve de devenir son propre patron.  Mais… est-ce le moment, en êtes-vous capable ? N’est-ce pas trop risqué ? Autant de questions qui peuvent vous paralyser. Or, un accompagnement apporte des réponses concrètes : témoignage d’un jeune créateur.

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