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Rentrée morose, envie de bouger ? Les 4 clés d’une mobilité réussie

En période de rentrée nous sommes nombreux à nous poser les mêmes questions existentielles : Est-ce que je suis vraiment bien dans ce boulot ? Mon poste peut-il disparaître ? Est-ce que ce n’est pas le moment de changer, d’évoluer ? A défaut de pouvoir répondre à votre place, nous vous donnons ici 4 conseils pour vous permettre d’avancer et pourquoi pas de prendre la bonne décision.

 

Les réformes des retraites récentes et à venir amènent les générations nées à partir des années 60 à imaginer devoir se mettre en mouvement pour pouvoir poursuivre et sécuriser leur prochaine partie de vie professionnelle. Culturellement moins mobiles que les générations qui intègrent le marché du travail aujourd’hui, les salariés dits de la « génération X » seront pourtant de plus en plus rares à réaliser toute leur carrière dans la même entreprise.

 

En effet, les bouleversements technologiques, les restructurations, les problèmes de santé, les ruptures familiales… sont autant de facteurs qui peuvent venir fragiliser un salarié en cours d’emploi. Malheureusement, encore trop rarement l’anticipation est-elle au rendez-vous, tant du côté des salariés que des employeurs, et ce malgré leur « co-responsabilité » en matière de formation professionnelle notamment.

 « Des recettes qui fonctionnent existent »

Les grandes restructurations industrielles de ces 30 dernières années ont amené à des milliers de transitions professionnelles réussies de salariés licenciés pour motif économique. 25 ans d’expérience nous ont conduit à identifier les ingrédients qui sécurisent une mobilité professionnelle :

  • du temps (les parcours de retour à l’emploi sécurisé demandent souvent 6 mois et 2 ans selon le type d’emploi visé : bilan de compétences, formation et/ou VAE, période de stage et de pré-emploi, emploi),
  • un dispositif financièrement sécurisant (à l’instar du Contrat de Sécurisation Professionnel ou du congé de reclassement),
  • un plan d’accompagnement cohérent assorti de réelles mesures d’appui et de soutien notamment des moyens nécessaires pour financer la formation à travers des adaptations au poste ou de véritables reconversions,
  • des accompagnements à créer son propre emploi, à reprendre une entreprise, à évoluer, à sécuriser sa fin de carrière…

Quand on sait que seulement 3 % des inscriptions à Pôle Emploi (hors CSP) émanent de personnes licenciées économiques, on voit que certaines recettes fonctionnent !

Pourquoi ne pas se servir de ces expériences pour imaginer l’accompagnement des salariés en cours d’emploi qui souhaitent se mobiliser sur un nouveau projet, au sein ou en dehors de l’entreprise ?

La formation, les outils bilan de compétences et accompagnement VAE, les entretiens milieu de carrière… ont fait leur preuve mais ne sont pas suffisants. Il faut de la conviction de la part des entreprises sur leur intérêt de voir des salariés se mettre en mouvement, gérer leur parcours professionnel ; il faut du temps et de l’anticipation ; il faut des moyens d’accompagnement (qui existent très souvent), pour sécuriser des projets qui trop souvent se terminent en échec parce que mal construits ou ne voient pas le jour par manque de préparation et de sécurisation.

« Pourquoi attendre la rupture pour se mettre en mouvement ? « 

C’est également notre lecture de l’Accord Interprofessionnel du 11 janvier 2013 et de la loi sur la sécurisation de l’emploi qui en découle. Les partenaires sociaux ont souhaité réaffirmer et renforcer les dispositifs permettant d’avoir une gestion dynamique des Ressources Humaines pour les entreprises, des parcours professionnels pour les salariés.

RH, chercheurs, professionnels de l’emploi et de la formation, … qu’en pensez vous ? Comment faire évoluer nos pratiques, notre culture ?

Comment tirer profit des réseaux sociaux au cours de votre bilan de compétences ?

Cela fait maintenant plusieurs années que les réseaux sociaux Viadeo et LinkedIn sont apparus comme de nouveaux outils pour la recherche d’emploi et l’évolution professionnelles. Lors d’un bilan de compétences, les fonctionnalités de ces outils sont du plus grand intérêt. Exemples de cas concrets.

 

Premiers pas

Si beaucoup connaissent les réseaux sociaux et disposent d’un profil, peu utilisent activement les différentes fonctions offertes par les plates formes.

Dans le cadre des bilan de compétences, il s’agit pour moi d’accompagner les premiers pas sur les réseaux sociaux à savoir apporter un conseil dans la réalisation du profil, le descriptif, le CV, la création d’un carnet de contacts. Pourtant, ces fonctions sont importantes pour ne pas perdre son temps et obtenir des résultats, à commencer par renseigner son profil a minima. La première étape consiste à définir des mots clés, à réaliser une présentation au plus juste de votre positionnement professionnel et de vos objectifs.

 

Mettre à profit les fonctions : l’exemple des groupes

Le seul fait de compléter un profil sur un réseau constitue une première étape avant d’envisager d’autres actions. La recherche de hub, c’est-à-dire de groupes constitués de professionnels partageant les mêmes centres d’intérêt peu s’avérer payante pour suivre l’actualité d’un secteur. Ces groupes permettent d’échanger sur différents sujets : un secteur d’activité, une formation, un métier.

Profil d'Isabelle

Isabelle travaille dans le commerce depuis près de 25 ans. Parmi différents projets d’évolution évoqués dans le cadre de son bilan, Isabelle s’est intéressée au métier de formatrice dans son domaine d’expérience. Elle souhaite réaliser une formation de formateur auprès de l’AFPA. Pour conforter son projet, nous lui avons indiqué l’existence du groupe sur ce thème sur Viadeo dans lequel elle a pu trouver des contacts avec des professionnels et comprendre les problématiques du métier en prenant connaissance des échanges au sein du groupe.

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Bénéficier du partage d’expérience

Aujourd’hui quoi de plus facile que d’accéder à une fiche métier ou à une vidéo sur le net présentant le métier que l’on convoite. Cela constitue une base de recherche incontournable pour se documenter et enquêter sur les métiers de vos rêves. Mais comment avoir des informations de l’intérieur, du vécu, c’est-à-dire comment connaître ce qui n’apparaîtra jamais dans une fiche métier mais qui peut être déterminant pour un choix de reconversion ?

C’est pour cela que je propose des méthodes pour approcher des professionnels, des experts qui pourront fournir des informations « de l’intérieur ».

Profil de Lorène

C’est ainsi que Lorène a pu obtenir des informations (un mail de 3 pages tout de même !) sur une formation de la part d’une professionnelle. Lorène occupe un poste d’assistante logistique en industrie dans le cadre de missions de travail temporaires. Pour se consolider dans un emploi pérenne, elle souhaite réaliser une formation à distance. Une rapide recherche sur Viadéo lui a permis de prendre contact avec d’anciens stagiaires de cette formation. Ces personnes étaient d’autant plus disposées à lui apporter des conseils qu’elles avaient également traversé ces questionnements. Lorène a pu obtenir des retours d’expérience et ainsi que des contacts prêts à l’aider. Voici son témoignage :

Mon impression personnelle est qu’effectivement, ils (les réseaux sociaux) peuvent s’avérer un bon support dans la dernière phase du bilan.

En effet, pour moi, Viadéo notamment m’a aidé à contacter des personnes dont j’avais ciblé le profil professionnel ou de formation. J’ai ainsi pu poser des questions précises (aidée également par les supports papier pour le questionnement mis à disposition par vos soins) et cela sans trop perdre de temps au téléphone et sans perturber des emplois du temps déjà chargés des professionnels.

Ces contacts m’ont aidé dans mon choix de formation et mes perspectives professionnelles. Le taux de retour est correct (entre 30 et 40 % des contacts ont répondu) même si dans certains cas, cela s’est bien après la fin du bilan. Ce type d’enquête a en outre l’avantage de ne pas avoir de contraintes d’emploi du temps (le mailing peut être fait en dehors des heures d’ouverture d’une entreprise). »

Voici donc un aperçu des usages des réseaux sociaux dans une démarche d’évolution professionnelle. Au vu des développements continus des plates formes, il y a fort à parier que d’autres possibilités d’utilisation seront à prévoir : recommandation, certification de compétences, etc.

 

Et vous ? avez-vous vécu une expérience positive ou négative sur les réseaux sociaux, au moment de changements dans votre carrière ?  Vos témoignages nous sont précieux.

Si vous voulez en savoir plus sur notre accompagnement Bilan de Compétences, cliquez sur ce lien.

En souffrance sur son poste de travail, Raphaëlle a pu rebondir suite à son bilan de compétences

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Raphaëlle (photographiée  de dos), assistante dans une agence d’intérim bretonne, en conflit avec sa supérieure hiérarchique, se sentait en grande souffrance sur son poste de travail. Son bilan de compétences bien être et performance au travail lui a permis de reprendre confiance et de construire un nouveau projet professionnel.

Je me se sentais complètement perdue, à bout et dans une impasse, ne voyant pas comment rebondir.

Etant reconnue travailleur handicapé, sa conseillère du SAMETH (Service d’Appui au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés…) lui propose de faire un bilan de compétences pour y voir plus clair.

Elle a choisi de faire son bilan de compétences à Catalys Conseil.

C’était le seul Cabinet à me proposer à la fois un bilan de compétences pour étudier un autre projet professionnel et analyser mon mal être au travail. Car je ne savais pas encore si je voulais quitter l’entreprise ou pas.

J’ai réalisé le bilan hors temps de travail, pour que mon employeur ne soit pas au courant. On a trouvé une solution avec ma consultante, on se rencontrait le midi.

Les grandes étapes du bilan bien-être et performance au travail

Toute la première période, j’ai fait des tests, répondu à des questionnaires pour faire le point sur la situation, ma gestion du stress, mes émotions, mes compétences, mes capacités physiques liées aussi à mon handicap. Un bilan global…

Cela m’a aidé à prendre du recul, je me disais que tout venait de moi. L’analyse de la situation avec ma consultante m’a permis de comprendre que j’étais compétente. Mes relations avec mes collègues se passaient bien, mais j’étais en souffrance… physique (surement lié au handicap) à cause de la relation conflictuelle avec ma supérieure hiérarchique.

Le Wellscan* m’a permis de voir que ce n’est pas dans ma tête, cette souffrance était réelle et que les problèmes ne venaient pas que de moi. J’ai repris confiance en moi, en mes compétences.

Je me suis dit, je suis capable de rebondir, de faire autre chose ailleurs.

Dans la deuxième phase, on a dégagé des axes de métiers possibles. En fait, j’aime mon métier actuel mais il me manque la dimension sociale, pouvoir accompagner la personne, trouver des solutions….

J’ai analysé les différents métiers possibles (conseiller en insertion professionnelle, conseiller d’éducation sociale et familiale…). J’ai rencontré une dizaine de personnes qui exerçaient ces métiers et je vais sans doute faire un stage en ESAT (Etablissement de Services d’Aides par le Travail) pendant mes prochains congés pour voir les conditions de travail réelles.

Ensuite, avec ma consultante, j’ai étudié les projets par rapport à ma situation personnelle (j’ai 3 enfants, je suis peu mobile avec mon handicap…) : qu’est-ce qu’il était possible de faire techniquement pour partir  en tenant compte de mes contraintes (familiale, santé, financière) ? ».

Aujourd’hui, je souhaite prendre un congé individuel de formation pour réaliser un BTS SP3S (Services et prestations des secteurs sanitaire et social). Il me permettrait de valider des compétences pour travailler en EHPAD, CCAS, … il donne accès à un panel de structure assez large. J’ai rencontré des employeurs qui recrutent avec ce BTS. Ma conseillère m’a aussi conseillé de suivre une formation de conseiller en insertion dans le domaine de handicap que dispense le CNAM. Ce certificat niveau bac+3, me permettra de valider des compétences en insertion professionnelle et handicap afin d’élargir ma recherche d’emploi.

Je suis en contact avec les organismes de formation et le FAFTT pour étudier les possibilités de financement. Je vais également peut être pouvoir utiliser mon Compte Personnel de Formation. Dans un premier temps je vais suivre la formation du CNAM hors temps de travail dès septembre.

Toute seule, je n’aurais pas pu mener cette réflexion, j’avais besoin d’un consultant pour m’aider. Au départ, je pensais que je ne pouvais pas partir, que je devais préserver mon salaire et avec mon handicap c’est compliqué… Le bilan m’a permis de sortir du brouillard, de reprendre confiance en moi. Aujourd’hui je suis reboostée, j’ai un but et un plan d’actions précis.

Raphaëlle n’est pas un cas isolé, son parcours confirme l’intérêt du Bilan bien être et performance au travail mis en œuvre par Catalys Conseil pour accompagner les personnes en souffrance au travail.

Merci à Raphaëlle pour son témoignage !

Envie de réfléchir à votre propre projet ? Contactez-nous.

* Wellscan  est un des outils utilisé dans le cadre du bilan bien être et performance au travail. Il permet notamment d’identifier les facteurs de stress au travail et les ressources dont dispose la personne pour améliorer sa gestion du stress.

Pour en savoir plus sur le bilan proposé par Catalys Conseil cliquez ici : La plaquette Bilan Bien Être au Travail

Disparition du bilan de compétences en 2015 ? Info ou intox ?

Photo BCDe médiapart, aux blogs de prestataires, la toile fourmille d’informations contradictoires. Chez Catalys, c’est un sujet qui nous concerne et tous les jours vous nous questionnez. Nous avons repris les questions récurrentes :

« En 2015, je ne pourrai plus utiliser mon DIF pour financer mon bilan » > VRAI
A la veille de la fin du DIF, Catalys répond quotidiennement à cette question.

Depuis sa création, le nombre de bilan de compétences financé par le DIF a été en constante augmentation. Pour deux raisons principales :

  • Grâce au DIF, le bilan pouvait démarrer dans les 15 jours.
    Le DIF permettait notamment aux salariés licenciés ou en rupture conventionnelle de débuter leur bilan de compétences avant leur départ. Pour nous, cela répondait à un réel besoin d’urgence, de sécurisation professionnelle.
    Le financement par le CIF (FONGECIF ou l’OPACIF de votre branche) nécessite généralement un délai de 2 mois.
  • L’accord de financement CIF n’est pas systématique. Vous devez rentrer dans les critères et les budgets sont parfois contraints. Pour exemple certains financeurs avaient utilisé tout leur budget 2014 en septembre dernier. Ainsi, certains salariés préféraient utiliser leur DIF pour avoir l’assurance de faire leur bilan.

« En 2015, je pourrai utiliser mon Compte Personnel Formation (CPF) pour financer mon bilan » > FAUX

Dans la nouvelle loi sur la formation professionnelle, le CPF remplace le DIF. Il ne permettra pas aux salariés de financer leur bilan de compétences. En revanche, il est conçu pour des formations qualifiantes, les formations savoirs de bases et les projets de Validation des Acquis de l’Expérience.

« Si le CPF ne peut financer mon bilan, quels seront les financements possibles ?»

Vous pourrez toujours adresser vos demandes de CIF. Cependant, nous craignons que le nombre de refus de financement augmentent. En effet, le DIF disparaissant, les salariés feront leur demande aux OPACIF quasi exclusivement, avec des budgets contraints.
Il reste la possibilité de faire financer votre bilan de compétences par votre entreprise, sur le plan de formation en concertation avec votre manager.

« Le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) va remplacer le Bilan de Compétences  ? » > FAUX

Le Bilan de compétences est intégré dans le parcours CEP, ces deux dispositifs sont complémentaires.

A partir d’un diagnostic, le référent CEP pourra informer, conseiller le salarié sur son parcours professionnel. Si la situation nécessite un accompagnement approfondi pour élaborer un projet professionnel,  dans le cas d’une reconversion par exemple, le référent CEP proposera de réaliser un bilan de compétences.

En effet, le bilan de compétences, avec 24 heures d’entretiens individuels répartis sur 2 à 4 mois, permet d’approfondir la démarche de validation de projet et de la sécuriser.

L’impact de la réforme sur nos modes d’accompagnement

La réforme de la formation professionnelle permet à l’ensemble des salariés de se qualifier tout au long de sa vie professionnelle. Or on le sait, les projets d’évolution professionnelle ont besoin d’être accompagnés. Le bilan de compétences est un outil indispensable pour faire les bons choix.

La réforme et notamment la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle, amène les prestataires de bilan de compétences à adapter leurs modes d’accompagnement. Le bilan de compétences doit notamment évoluer vers davantage d’individualisation et d’articulation avec les référents CEP.

Il reste beaucoup de questions en suspens à la veille de l’application de la loi. L’année 2015 sera donc celle de la transition où l’ensemble des acteurs (les professionnels comme les salariés) devront s’adapter à ce changement.

Affaire à suivre… sur notre blog.

Emmanuelle Sohier-Rousseau – Responsable Département Gestion de Carrière