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Grâce au CPF, le bilan de compétences est accessible à tous !

CPF

Le Bilan de compétences qui était exclusivement ouvert aux salariés est maintenant accessible par tous les titulaires d’un compte CPF.

Qu’est-ce que le Compte Personnel de Formation ?

Le CPF permet à toute personne, salariée ou demandeur d’emploi, de suivre, à son initiative, une action de formation ou d’accompagnement.

Pour acquérir des heures, il faut être ou avoir été salarié. Ces heures ne sont jamais perdues, même si votre situation change (changement d’employeur, perte d’emploi)…Les salariés qui n’ont pas utilisé toutes les heures acquises au titre du DIF peuvent les transférer sur leur CPF.

Pourquoi utiliser mon CPF pour financer mon bilan ?

Le CPF est une solution simple et adaptée notamment si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

  • vous êtes demandeurs d’emploi
  • vous êtes salarié
    • et souhaitez faire votre bilan en dehors de votre temps de travail, sans que votre employeur en soit informé
    • vous êtes en CDI et n’avez pas 5 ans d’expérience professionnelle
    • vous êtes en CDD et n’avez pas travaillé 24 mois dans les 5 dernières années
  • vous souhaitez démarrer votre bilan de compétences rapidement, dans un contexte de changement

Quelles sont les démarches à effectuer ?

  1. Rencontrer et choisir le consultant avec lequel vous souhaitez effectuer votre bilan.
  2. Vous connecter sur votre compte CPF via le site moncompteformation.gouv.fr. Puis créer un dossier de formation. Le code CPF du Bilan de compétences vous sera demandé pour compléter votre dossier de formation, il s’agit du code CPF 202.
  3. Constituer votre dossier de demande de financement et l’envoyer au financeur adapté.

Les consultants de Catalys Conseil sont là pour vous renseigner et vous aider dans votre demande de financement.

 

Tout savoir sur le CPF

Tout savoir sur le Bilan de compétences à Catalys Conseil

Brochure bilan de compétences 2017

Il était une fois… l’entretien de recrutement

Enfin ! Enfin ! Enfin ! Suite à l’envoi de mon CV et de ma lettre de motivation, l’entreprise me propose un entretien. Je suis ravie, fière que ma candidature soit retenue et bien entendu… stressée. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire de plus ? Voici deux histoires,  dans deux contextes différents, mais qui servent un seul et même but : réussir son entretien.

Deux jeunes femmes ont bien voulu se prêter au jeu et répondre à mes questions : Lucie El Assri, que j’ai accompagnée dans le cadre d’un bilan de compétences et qui s’est présentée à l’oral au concours d’aide-soignante, et Soriya Sok, accompagnée par une de mes collègues dans le cadre d’une prestation Pôle Emploi.

Chapitre 1 : comprendre et se préparer

Alors oui, je vais enfoncer des portes ouvertes : je ne me rends pas à un entretien la fleur au fusil et le coeur en bandoulière. Je me prépare. À quoi, me direz-vous ? Et comment ?

Comprenons avant tout l’essentiel. L’entretien sert au recruteur à bien vérifier que nous correspondons au poste, que nous intégrerons l’entreprise facilement et sans heurt. Il exigera également que nous soyons rapidement opérationnel et rentable – ne nous le cachons pas.

De notre côté – oui, oui, nous aussi nous avons nos propres buts – il est nécessaire de bien vérifier que le poste correspond à l’offre, de poser des questions et de renouveler notre intérêt et nos motivations.

« Il faut savoir qu’entre l’entreprise et le candidat, il y a un besoin réciproque et il ne faut surtout pas l’oublier. En tant que candidat, nous sommes à pied d’égalité avec l’entreprise, et prendre conscience de cela m’a permis d’aller à cet entretien en toute confiance. Je pense que les recruteurs l’ont ressenti. Surtout, il faut rester soi-même et naturel » précise Soriya.

Donc, j’ai repéré l’offre, adapté ma candidature, je dois, de la même manière, préparer un plan adapté de ce que je vais dire de mon parcours de formation, professionnel et éventuellement extra professionnel, en lien avec les critères de l’offre.

J’appuie, j’argumente, je donne des chiffres, des exemples… les faits sont des arguments forts et en disent long sur nous.

Lucie témoigne : « J’ai appris à cadrer mes idées, respecter la chronologie des choses et être cohérente dans mon parcours, à développer beaucoup plus mes expériences ainsi que mes compétences en m’appuyant sur mon portefeuille de compétences réalisé au début du bilan. »

Il ne faut pas écrire l’ensemble de ce que vous souhaitez dire. Vous allez  donner l’impression de « réciter votre leçon » lors de l’entretien, de faire un monologue, et surtout, si vous êtes coupé dans votre lancée, de perdre le fil et donc vos moyens.

Ainsi, je vous suggère de jeter des idées, des mots clés, dans un plan. Cela vous permettra les associations d’idées et augmentera vos chances de conserver votre naturel lors de cette rencontre.

Car oui, c’est une rencontre, un dialogue, une interaction !

Ce n’est pas un robot face à nous, mais une personne, qui n’est pas forcément rompue aux techniques d’entretien et qui peut être aussi stressée que nous.

Il est vrai qu’il n’y a pas non plus que des recruteurs très sympathiques, certains peuvent mettre mal à l’aise… Encore une fois, tous les recruteurs ne sont pas formés aux techniques de l’entretien.

Il y a autant de formes d’entretien que de personnes qui les mènent. Mon travail de candidat est de m’adapter et de convaincre de l’intérêt de ma candidature si je suis toujours motivé, mais de ne pas tout accepter non plus.

J’anticipe des questions potentielles, pour lesquelles je prépare une réponse. Voici, pêle-mêle quelques questions récurrentes :

  • Quels sont vos 3 qualités et 3 défauts?  : Nous allons éviter « j’ai les défauts de mes qualités », « je n’en n’ai pas », « …euh… ». Il faut entendre cette question non pas comme un piège, mais au contraire comme la possibilité pour nous de démontrer que nous savons prendre du recul, identifier nos points forts et faibles pour le poste sur lequel nous nous présentons
  • Accepteriez-vous d’être managé par une femme ?  « Bien sûr, se sont les femmes qui gouvernent, non ? » Qui répondrait non à cette question ?
  • Pourquoi avez-vous été licencié ? Je n’ai pas à avoir honte de ma situation, quelle qu’elle soit. Je l’explique simplement, sans critiquer mon ancien employeur pour autant.
  • Si vous étiez un animal, quel serait-il ? Evitons le requin, ça me paraît un peu carnassier.
  • Où vous voyez-vous dans 5 ans ? Le but n’est pas de dire « chez, vous, sur le même poste ». Et l’ambition, alors ? « Je me vois sur un poste.., avec des missions autour de… »
  • Pourquoi vous ?  Je fais un condensé de mes atouts et compétences pour le poste, avec des mots-clés mais sans répéter les mêmes qualités. Varions les plaisirs, nous avons une jolie langue française.

Chapitre 2 : Je suis prêt, je fais une simulation

Ne négligeons pas l’opportunité de s’entraîner. Essentiel pour repérer la cohérence de ce que nous voulons dire, nos tics de langage et l’image que nous donnons. En effet, la communication non verbale est aussi essentielle que ce que nous allons dire.

L’habit ne fait pas le moine, mais y contribue.

Je me mets cet adage en tête pour préparer mon entretien. Je ne me rends pas à un entretien en bermuda et tongs (hé oui, même s’il fait chaud), je mets du déodorant et du parfum (mais pas en quantité industrielle), et je m’assois bien sur ma chaise (je pose bien mon assise mais je vais cependant éviter de m’adosser pour ne pas m’avachir). Je peux parler avec les mains, mais je ne fais pas de grands gestes, j’évite de triturer alliance, collier ou lunettes.

Si vous ne pouvez pas réaliser une simulation, je vous invite à vous filmer, ne serait-ce que pour vous écouter exprimer votre parcours et motivations et aussi vous regarder. Vous verrez, c’est passionnant.

Revenons à nos deux héroïnes, qui ont pu bénéficier de simulations avec leurs consultantes et aussi avec des collègues du cabinet.

« Tout d’abord nous avons fixé deux dates pour faire une simulation d’entretien. Pour la première simulation, Christelle m’a laissé me débrouiller toute seule et s’est montrée très déstabilisante ce qui m’a fait perdre tous mes moyens. Le résultat n’était vraiment pas au niveau de ce qu’attend le jury. Elle m’a alors donné beaucoup de conseils, note Lucie. Je me suis alors beaucoup remise en question. J’ai travaillé chez moi, seule, en me donnant pour objectif de réussir ce concours. Au moment du deuxième entretien, les choses se sont passées totalement différemment car j’avais pris confiance en moi. Durant cet entretien, j’étais vraiment dans les conditions d’examen car en effet Christelle était accompagnée d’une de ses collègues. La première partie portait sur un sujet sanitaire et social, puis la seconde sur mon parcours et mes motivations. Elles m’ont posé beaucoup de questions pour vraiment me mettre en situation. Suite à ces vingt minutes d’entretien nous avons fait un débriefing qui s’est révélé positif, surtout sur la partie motivation, il me restait à travailler davantage sur les sujets sanitaires et sociaux. »

Autre témoignage, celui de Soriya.

Soriya : « Lors de la simulation d’entretien, ma conseillère m’a aidé à cerner plus précisément ma personnalité. Dans mon cas, elle a tout de suite identifié mes qualités et défauts. Elle m’a aidé à les valoriser dans le cadre du travail, et notamment grâce à l’illustration avec mes précédentes expériences. Cette préparation à l’entretien m’a permis de relativiser et de me rendre à l’entretien en toute confiance. Le marché du travail est aujourd’hui très difficile et nous, en tant que candidat, nous nous mettons souvent en situation de « demande ». Certes, il se peut qu’il y ait beaucoup de candidats, et nous tentons de mettre en avant nos qualités sauf qu’il ne faut pas tomber dans le piège d’être quelqu’un d’autre/ de jouer un autre rôle. Je pense que les recruteurs le voient assez rapidement. »

Chapitre 3 : Je mène mon entretien

Soriya nous raconte le sien :

« Mon entretien s’est déroulé de la façon suivante : un entretien avec un profil opérationnel, un entretien RH, la rédaction d’une lettre de motivation et un test d’anglais. Le test d’anglais était un QCM.
Au final, il s’est bien passé, avec une issue positive. Je suis tombée entre autres sur « quelles sont vos prétentions salariales » et « citez moi 3 qualités/3 défauts ». J’ai abordé ces questions de façon sereine vu que je les avais préparées. L’entretien opérationnel s’est également bien passé : il y a eu des questions « pièges »  auxquelles j’ai pu répondre en toute honnêteté et en justifiant ma réponse. S’il y a des questions inattendues, prenez le temps d’y réfléchir avant de vous lancer. Répondre trop précipitamment à une question peut faire croire au recruteur que vous n’êtes pas sûr de vous et il peut creuser ensuite dans ce sens là. »

Pour Lucie :

« Mon entretien s’est déroulé face à un jury. J’en retire beaucoup de bénéfices car ces simulations m’ont permis de réussir le concours d’aide-soignante, de prendre confiance en moi, mais aussi de me préparer pour de futurs entretiens d’embauche. »

Epilogue : Les conclusions de Soriya et Lucie

Pour Lucie :

 « Ces simulations d’entretien m’ont permis de voir comment se déroule un oral, ils m’ont été d’une grande utilité car j’ai pu bénéficier d’une préparation, d’un entrainement et ainsi ne pas me diriger vers l’inconnu. Cela m’a vraiment mis en condition ».

De son côté, Soriya estime :

« À ma grande surprise, Catalys a été d’une aide précieuse dans ma recherche d’emploi. En effet, j’ai pu faire le point avec eux, sur mon CV et mes lettres de motivation et même pour une réorientation. Cela m’a également permis de mettre en place un « plan d’action », et me tenir à un calendrier de « rédaction CV et lettre – envoi – relance ».  J’ai également passé du temps sur l’espace personnel mis à disposition par Catalys : il y a une source importante de documents et de sites internet qui vous donnent les clés pour réussir la rédaction d’un CV ou d’une lettre, …
Par ailleurs, il est important de ne pas faire cavalier seul.

Toutes nos félicitations ! Lucie intègre donc la formation pour devenir aide-soignante en septembre, et Soriya est actuellement en formation organisée par l’entreprise avant de commencer son contrat.

Conclusion  : petits rappels et quelques conseils de dernières minutes sur l’entretien

Je sais que vous allez revenir vers moi en me disant, « moi, mon entretien ne s’est pas passé comme ça », ou encore « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dîtes ». Et vous aurez raison.

Je n’ai effectivement pas abordé tout dans ce seul article, qui me paraît déjà assez conséquent, j’ai souhaité surtout m’appuyer sur ces deux témoignages. Je n’ai pas fait d’approche théorique de l’entretien.

N’hésitez pas à me le réclamer si vous le souhaitez.

Enfin, quelques petits conseils :

  • Repérer les lieux avant l’entretien
  • Ayez 5 minutes d’avance, il n’est pas nécessaire d’arriver trop tôt, vous ne savez pas combien de temps vous pouvez attendre
  • Sachez le nom de la personne qui vous reçoit. Une astuce, demander à la personne de vous épeler son nom lors de l’appel qui fixe le RDV, elle prendra toujours le temps de le faire
  • Soyez certain de l’heure du RDV. Ainsi, lors de l’échange téléphonique, répéter l’heure à votre interlocuteur
  • Si vous allez être en retard, prévenez l’entreprise
  • Evitez d’avoir des impératifs le jour de l’entretien, vous pouvez avoir plusieurs entretiens dans une même journée, avec différents interlocuteurs. Organisez-vous.
  • Renseignez-vous sur l’entreprise
  • Préparer des questions sur le poste, les missions, l’évolution, l’entreprise, le salaire et les avantages (nous ne travaillons pour la gloire)
  • Ne vous mésestimez jamais, si vous avez un entretien, 80% du chemin est parcouru : sur la base de votre CV et LM vous êtes retenu pour le poste, l’entretien permet de parcourir les derniers 20%

Et surtout, surtout, n’oubliez pas : soyez convaincu pour être convainquant !

Photo de couverture : Tim Gouw

Bilan de compétences ou bilan de compétences modulaire ? Lequel choisir ?

Uniformation

Depuis fin 2015, nous expérimentons avec nos partenaires Fongecif, Uniformation, Unifaf et Fafsea des bilans de compétences modulaires. Quels sont les avantages et les conditions de réussites de ces bilans par rapport à un bilan de compétences « classique » de 24 h ?

Voici un comparatif pour vous aider dans votre choix :

 Bilan de compétencesBilan de compétences modulaire
DuréeJusqu'à 24 heuresde 8 à 14 h selon le bilan modulaire
Pour quels besoins et quelles problématiques- Besoin de faire le point et de prendre du recul vis-à-vis d'une situation professionnelle
- Souhait de reconversion professionnelle sans idée précise
- Besoin d'accorder du temps à la réflexion
- Besoin d'étudier plusieurs idées d'orientation
Besoin précis :
- vérifier le réalisme d'un projet précis,
- identifier et valoriser ses compétences,
- préparer un reprise d'emploi après un arrêt
- valider un projet de création d'entreprise
...
Délais de mise en oeuvre1 à 2 mois en fonction des organismes financeurs3 semaines à 1 mois
Conditions d'accèsLe bilan de compétences est à la disposition de tous les travailleurs. Il existe de conditions de financement en fonction du statut (salarié, fonction publique, demandeur d'emploi) souvent liés à la durée de l'expérience professionnelle. Il est conseillé de se renseigner auprès du finançeuril est accessible y compris avec peu d'expérience professionnelle
Méthode utiliséeDans un bilan de compétences, l'approche est globale, c'est-à-dire qu'elle permet au salarié d'identifier ses centres d'intérêt, d'analyse son parcours, ses compétences, de mieux se connaître, d'être accompagné dans la définition de son projet, d'être informé sur le marché d'emploi, d'être conseillé sur les démarches à réaliser et le plan d'actionsLe bilan porte sur un point spécifique :
- la validation d'un projet professionnel précis
- l'anticipation d'une reprise d'emploi
- l'analyse d'une situation difficile sur le poste de travail
- la préparation d'un repositionnement dans une autre entreprise
- etc
Nos conseilsLe bilan de compétences vous convient...:
- si vous êtes prêt à accorder du temps à la réflexion sur votre projet
- si vous souhaitez "faire le tour" de plusieurs questions
- si vous êtes prêt(e) à vous rendre disponible
- si vous n'êtes pas dans une situation d'urgence
- si vous n'avez aucune idée de votre choix d'orientation
le bilan modulaire vous est conseillé...:
- si votre questionnement correspond précisément à une des thématique proposée
- si vous préférez une réponse précise sur un point sans tout remettre à plat
- si vous manquez de disponibilité

Quelque soit le bilan choisi :

  • Il vous permet d’être conseillé et de mener vos démarches de manière autonome
  • Rien de mieux que de demander conseil auprès de votre Conseiller en Evolution Professionnelle (pour connaître votre CEP)
  • Il est confidentiel et entièrement financé par votre OPACIF (Fongecif, Uniformation, Fafsea…)

Plus globalement, face à une demande croissante de conseil, le bilan modulaire (plus court donc moins coûteux pour les finançeurs) permet d’accompagner plus de personnes dans leur réflexion.

Quels sont les conditions pour que votre bilan modulaire soit adapté et efficace ?

  • Le diagnostic initial réalisé avec votre Conseiller en Evolution Professionnelle (CEP) doit bien cibler votre besoin.
  • Votre implication et votre disponibilité sont nécessaire pour faire les  démarches entre chaque rendez-vous
  • Une bonne articulation entre votre conseiller CEP et le consultant de Catalys en amont, au cours et après votre bilan modulaire permet de suivre votre parcours de manière qualitative

Comment faire pour réaliser un bilan de compétences ou bilan modulaire ?

  1. Prendre contact avec votre conseiller CEP  : selon votre secteur d’activité  FONGECIF Bretagne , FONGECIF Pays de la Loire, UNIFAF, UNIFORMATION, FAFSEA
  2. Choisir le consultant qui va vous accompagner : les consultants de Catalys vous rencontre sans engagement
  3. Monter le dossier de demande de financement
  4. Démarrer votre bilan  avec votre consultant

Pour plus de renseignement, n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires. Je ne manquerai pas de vous répondre.

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5 conseils pour tirer le meilleur de votre bilan de compétences

cible

« J’ai fait un bilan de compétences il y a quelques années et j’ai été déçu ».

« Je connais un collègue qui a réalisé un bilan de compétences, ça n’a pas donné grand chose… »

 

En charge de réaliser des bilans de compétences, ce sont des phrases que j’entends  malheureusement encore trop souvent. Voici donc quelques repères et quelques conseils pour tirer le meilleur d’un bilan de compétences ; des conseils qui – je l’espère – seront utiles à tous ceux qui envisagent de se lancer dans cette démarche.

 

De quoi parle-t-on au juste ?

 

Donner des conseils pour tirer le meilleur d’un bilan de compétences, cela demande de définir en premier lieu ce qui est un bilan de compétences réussi. Le sujet se complique fortement en raison de la variété des situations pouvant être rencontrées à l’entrée d’un bilan de compétences : situation de handicap, désir de reconversion, anticipation d’une fin de congé maternité…

Un dénominateur commun relie ces situations très variées : le souhait de changement professionnel. En effet, toute personne poussant la porte d’un centre de bilan de compétences a l’envie de s’investir dans un changement professionnel et d’être accompagnée pour trouver un projet professionnel motivant.

 

Conseil n°1 : Anticiper le temps nécessaire à la réalisation du bilan

 

Qui ne court pas après le temps aujourd’hui ? Qui n’est pas pris dans un sprint permanent entre la vie de famille et la vie professionnelle ? S’il faut prévoir entre 16 et 24 heures de rendez-vous en centre, le bilan de compétences implique un engagement dans des démarches en dehors du cabinet.

En effet, les travaux menés en rendez-vous (analyse issue des entretiens, notes de synthèse sur la personnalité, résultats de test) nécessitent une bonne appropriation car en effet, il s’agit de s’appuyer sur cette analyse pour avancer professionnellement et faire progresser un projet. Sans relecture de ces travaux, sans recherches complémentaires, ces nouvelles informations risquent d’être insuffisamment exploitées ou balayées par d’autres sujets.

C’est pour ces raisons que je conseille à mes clients de prévoir un temps de travail personnel au moins équivalent au temps de l’entretien réalisé. Rien de mieux que de prévoir des temps de travail personnel sur son agenda pour cela. Si le fait de travailler chez soi pose problème, vous pouvez alors demander au consultant s’il est possible de travailler dans un bureau disponible ou bien vous installer à la bibliothèque municipale par exemple.

 

Conseil n°2 : Impliquez votre cercle rapproché

 

Au cours d’un bilan de compétences, vous collectez des informations sur vous :

  • Vos compétences
  • Votre potentiel
  • Votre personnalité
  • Vos motivations

Les tests psychotechniques sont efficaces pour vous renseigner sur ces points. Pour enrichir cette démarche, quoi de mieux que de solliciter des proches voire des collègues de travail. Pour cela, je propose des outils (fenêtre de Johari par exemple) qui permettent de préciser les « zones aveugles ». A chacun d’identifier les bonnes personnes à « mettre dans la boucle ».

Impliquer son entourage, c’est également échanger sur les projets auxquels vous pensez avec les personnes qui comptent pour vous (dans le cercle pro ou perso) ou alors avec un contact disposant d’une expérience sur les sujets qui vous intéressent. Le consultant peut vous aider à organiser ces démarches.

 

 

Conseil n°3 : Utilisez les réseaux sociaux et développez votre cercle de connaissances

 

Lors d’un précédent article (lien), j’ai souligné l’intérêt des réseaux sociaux dans le cadre des bilans de compétences ou dans des phases de définition d’un projet professionnel. Viadeo ou LinkedIn constituent des outils de plus en plus incontournables pour…

  • Découvrir un secteur d’activité,
  • Découvrir des métiers, des postes dont on ne soupçonne pas l’existence,
  • Poser des questions à des professionnels
  • Apprendre sur les parcours possibles pour accéder au job de vos rêves.

 

Conseil n°4 : Restez ouvert

 

Comment peut-on s’intéresser à quelque chose que l’on ne connaît pas ? Rester ouvert sur l’actualité (d’un secteur d’activité, d’un secteur géographique) constitue un des meilleurs moyens de trouver les bonnes pistes.

La presse écrite reste un incontournable que l’on complète avec des sources d’info issues du web. L’utilisation de Twitter comme outil de veille vous permet de capter l’actualité sur les sujets qui vous intéressent : sociétés, secteurs d’activité, etc.

 

Conseil n°5 : Osez l’action

 

On ne fait pas un bilan de compétences pour occuper son temps mais pour concrétiser un changement professionnel car la situation actuelle ne correspond plus à nos attentes. Lorsque des pistes émergent, il faut se confronter à la réalité des projets et des idées. Il est hors de question de trier ces pistes dans le huis clos de l’entretien avec le consultant. Cette part de mise relation des idées avec le terrain est une phase incontournable, mais néanmoins délicate.

Je reviens sur cette notion de temps : prendre contact avec un professionnel, fixer un rendez-vous et échanger avec lui n’est pas une mince affaire surtout lorsque l’agenda déborde. Là encore, l’organisation de ces démarches dans votre quotidien constitue un gage de réussite de votre projet.

 

 

Et d’autres conseils…

 

Voici une sélection de conseils utiles avant de vous lancer dans votre bilan de compétences. J’espère qu’ils vous seront profitables.

Votre consultant est là pour créer les conditions favorables à la réalisation de votre bilan ; il est donc pertinent de le solliciter tout au long de la démarche sur les solutions qui vous permettront de trouver bénéfice de l’accompagnement.

Si vous avez l’expérience d’un bilan, je vous invite à apporter votre retour d’expérience en réalisant un commentaire.

 

Rentrée morose, envie de bouger ? Les 4 clés d’une mobilité réussie

En période de rentrée nous sommes nombreux à nous poser les mêmes questions existentielles : Est-ce que je suis vraiment bien dans ce boulot ? Mon poste peut-il disparaître ? Est-ce que ce n’est pas le moment de changer, d’évoluer ? A défaut de pouvoir répondre à votre place, nous vous donnons ici 4 conseils pour vous permettre d’avancer et pourquoi pas de prendre la bonne décision.

 

Les réformes des retraites récentes et à venir amènent les générations nées à partir des années 60 à imaginer devoir se mettre en mouvement pour pouvoir poursuivre et sécuriser leur prochaine partie de vie professionnelle. Culturellement moins mobiles que les générations qui intègrent le marché du travail aujourd’hui, les salariés dits de la « génération X » seront pourtant de plus en plus rares à réaliser toute leur carrière dans la même entreprise.

 

En effet, les bouleversements technologiques, les restructurations, les problèmes de santé, les ruptures familiales… sont autant de facteurs qui peuvent venir fragiliser un salarié en cours d’emploi. Malheureusement, encore trop rarement l’anticipation est-elle au rendez-vous, tant du côté des salariés que des employeurs, et ce malgré leur « co-responsabilité » en matière de formation professionnelle notamment.

 « Des recettes qui fonctionnent existent »

Les grandes restructurations industrielles de ces 30 dernières années ont amené à des milliers de transitions professionnelles réussies de salariés licenciés pour motif économique. 25 ans d’expérience nous ont conduit à identifier les ingrédients qui sécurisent une mobilité professionnelle :

  • du temps (les parcours de retour à l’emploi sécurisé demandent souvent 6 mois et 2 ans selon le type d’emploi visé : bilan de compétences, formation et/ou VAE, période de stage et de pré-emploi, emploi),
  • un dispositif financièrement sécurisant (à l’instar du Contrat de Sécurisation Professionnel ou du congé de reclassement),
  • un plan d’accompagnement cohérent assorti de réelles mesures d’appui et de soutien notamment des moyens nécessaires pour financer la formation à travers des adaptations au poste ou de véritables reconversions,
  • des accompagnements à créer son propre emploi, à reprendre une entreprise, à évoluer, à sécuriser sa fin de carrière…

Quand on sait que seulement 3 % des inscriptions à Pôle Emploi (hors CSP) émanent de personnes licenciées économiques, on voit que certaines recettes fonctionnent !

Pourquoi ne pas se servir de ces expériences pour imaginer l’accompagnement des salariés en cours d’emploi qui souhaitent se mobiliser sur un nouveau projet, au sein ou en dehors de l’entreprise ?

La formation, les outils bilan de compétences et accompagnement VAE, les entretiens milieu de carrière… ont fait leur preuve mais ne sont pas suffisants. Il faut de la conviction de la part des entreprises sur leur intérêt de voir des salariés se mettre en mouvement, gérer leur parcours professionnel ; il faut du temps et de l’anticipation ; il faut des moyens d’accompagnement (qui existent très souvent), pour sécuriser des projets qui trop souvent se terminent en échec parce que mal construits ou ne voient pas le jour par manque de préparation et de sécurisation.

« Pourquoi attendre la rupture pour se mettre en mouvement ? « 

C’est également notre lecture de l’Accord Interprofessionnel du 11 janvier 2013 et de la loi sur la sécurisation de l’emploi qui en découle. Les partenaires sociaux ont souhaité réaffirmer et renforcer les dispositifs permettant d’avoir une gestion dynamique des Ressources Humaines pour les entreprises, des parcours professionnels pour les salariés.

RH, chercheurs, professionnels de l’emploi et de la formation, … qu’en pensez vous ? Comment faire évoluer nos pratiques, notre culture ?

Comment tirer profit des réseaux sociaux au cours de votre bilan de compétences ?

Cela fait maintenant plusieurs années que les réseaux sociaux Viadeo et LinkedIn sont apparus comme de nouveaux outils pour la recherche d’emploi et l’évolution professionnelles. Lors d’un bilan de compétences, les fonctionnalités de ces outils sont du plus grand intérêt. Exemples de cas concrets.

 

Premiers pas

Si beaucoup connaissent les réseaux sociaux et disposent d’un profil, peu utilisent activement les différentes fonctions offertes par les plates formes.

Dans le cadre des bilan de compétences, il s’agit pour moi d’accompagner les premiers pas sur les réseaux sociaux à savoir apporter un conseil dans la réalisation du profil, le descriptif, le CV, la création d’un carnet de contacts. Pourtant, ces fonctions sont importantes pour ne pas perdre son temps et obtenir des résultats, à commencer par renseigner son profil a minima. La première étape consiste à définir des mots clés, à réaliser une présentation au plus juste de votre positionnement professionnel et de vos objectifs.

 

Mettre à profit les fonctions : l’exemple des groupes

Le seul fait de compléter un profil sur un réseau constitue une première étape avant d’envisager d’autres actions. La recherche de hub, c’est-à-dire de groupes constitués de professionnels partageant les mêmes centres d’intérêt peu s’avérer payante pour suivre l’actualité d’un secteur. Ces groupes permettent d’échanger sur différents sujets : un secteur d’activité, une formation, un métier.

Profil d'Isabelle

Isabelle travaille dans le commerce depuis près de 25 ans. Parmi différents projets d’évolution évoqués dans le cadre de son bilan, Isabelle s’est intéressée au métier de formatrice dans son domaine d’expérience. Elle souhaite réaliser une formation de formateur auprès de l’AFPA. Pour conforter son projet, nous lui avons indiqué l’existence du groupe sur ce thème sur Viadeo dans lequel elle a pu trouver des contacts avec des professionnels et comprendre les problématiques du métier en prenant connaissance des échanges au sein du groupe.

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Bénéficier du partage d’expérience

Aujourd’hui quoi de plus facile que d’accéder à une fiche métier ou à une vidéo sur le net présentant le métier que l’on convoite. Cela constitue une base de recherche incontournable pour se documenter et enquêter sur les métiers de vos rêves. Mais comment avoir des informations de l’intérieur, du vécu, c’est-à-dire comment connaître ce qui n’apparaîtra jamais dans une fiche métier mais qui peut être déterminant pour un choix de reconversion ?

C’est pour cela que je propose des méthodes pour approcher des professionnels, des experts qui pourront fournir des informations « de l’intérieur ».

Profil de Lorène

C’est ainsi que Lorène a pu obtenir des informations (un mail de 3 pages tout de même !) sur une formation de la part d’une professionnelle. Lorène occupe un poste d’assistante logistique en industrie dans le cadre de missions de travail temporaires. Pour se consolider dans un emploi pérenne, elle souhaite réaliser une formation à distance. Une rapide recherche sur Viadéo lui a permis de prendre contact avec d’anciens stagiaires de cette formation. Ces personnes étaient d’autant plus disposées à lui apporter des conseils qu’elles avaient également traversé ces questionnements. Lorène a pu obtenir des retours d’expérience et ainsi que des contacts prêts à l’aider. Voici son témoignage :

Mon impression personnelle est qu’effectivement, ils (les réseaux sociaux) peuvent s’avérer un bon support dans la dernière phase du bilan.

En effet, pour moi, Viadéo notamment m’a aidé à contacter des personnes dont j’avais ciblé le profil professionnel ou de formation. J’ai ainsi pu poser des questions précises (aidée également par les supports papier pour le questionnement mis à disposition par vos soins) et cela sans trop perdre de temps au téléphone et sans perturber des emplois du temps déjà chargés des professionnels.

Ces contacts m’ont aidé dans mon choix de formation et mes perspectives professionnelles. Le taux de retour est correct (entre 30 et 40 % des contacts ont répondu) même si dans certains cas, cela s’est bien après la fin du bilan. Ce type d’enquête a en outre l’avantage de ne pas avoir de contraintes d’emploi du temps (le mailing peut être fait en dehors des heures d’ouverture d’une entreprise). »

Voici donc un aperçu des usages des réseaux sociaux dans une démarche d’évolution professionnelle. Au vu des développements continus des plates formes, il y a fort à parier que d’autres possibilités d’utilisation seront à prévoir : recommandation, certification de compétences, etc.

 

Et vous ? avez-vous vécu une expérience positive ou négative sur les réseaux sociaux, au moment de changements dans votre carrière ?  Vos témoignages nous sont précieux.

Si vous voulez en savoir plus sur notre accompagnement Bilan de Compétences, cliquez sur ce lien.

En souffrance sur son poste de travail : le cas de Raphaëlle

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Raphaëlle (photographiée  de dos), assistante dans une agence d’intérim bretonne, en conflit avec sa supérieure hiérarchique, se sentait en grande souffrance sur son poste de travail. Son bilan de compétences bien être et performance au travail lui a permis de reprendre confiance et de construire un nouveau projet professionnel.

Je me se sentais complètement perdue, à bout et dans une impasse, ne voyant pas comment rebondir.

Etant reconnue travailleur handicapé, sa conseillère du SAMETH (Service d’Appui au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés…) lui propose de faire un bilan de compétences pour y voir plus clair.

Elle a choisi de faire son bilan de compétences à Catalys Conseil.

C’était le seul Cabinet à me proposer à la fois un bilan de compétences pour étudier un autre projet professionnel et analyser mon mal être au travail. Car je ne savais pas encore si je voulais quitter l’entreprise ou pas.

J’ai réalisé le bilan hors temps de travail, pour que mon employeur ne soit pas au courant. On a trouvé une solution avec ma consultante, on se rencontrait le midi.

Les grandes étapes du bilan bien-être et performance au travail

Toute la première période, j’ai fait des tests, répondu à des questionnaires pour faire le point sur la situation, ma gestion du stress, mes émotions, mes compétences, mes capacités physiques liées aussi à mon handicap. Un bilan global…

Cela m’a aidé à prendre du recul, je me disais que tout venait de moi. L’analyse de la situation avec ma consultante m’a permis de comprendre que j’étais compétente. Mes relations avec mes collègues se passaient bien, mais j’étais en souffrance… physique (surement lié au handicap) à cause de la relation conflictuelle avec ma supérieure hiérarchique.

Le Wellscan* m’a permis de voir que ce n’est pas dans ma tête, cette souffrance était réelle et que les problèmes ne venaient pas que de moi. J’ai repris confiance en moi, en mes compétences.

Je me suis dit, je suis capable de rebondir, de faire autre chose ailleurs.

Dans la deuxième phase, on a dégagé des axes de métiers possibles. En fait, j’aime mon métier actuel mais il me manque la dimension sociale, pouvoir accompagner la personne, trouver des solutions….

J’ai analysé les différents métiers possibles (conseiller en insertion professionnelle, conseiller d’éducation sociale et familiale…). J’ai rencontré une dizaine de personnes qui exerçaient ces métiers et je vais sans doute faire un stage en ESAT (Etablissement de Services d’Aides par le Travail) pendant mes prochains congés pour voir les conditions de travail réelles.

Ensuite, avec ma consultante, j’ai étudié les projets par rapport à ma situation personnelle (j’ai 3 enfants, je suis peu mobile avec mon handicap…) : qu’est-ce qu’il était possible de faire techniquement pour partir  en tenant compte de mes contraintes (familiale, santé, financière) ? ».

Aujourd’hui, je souhaite prendre un congé individuel de formation pour réaliser un BTS SP3S (Services et prestations des secteurs sanitaire et social). Il me permettrait de valider des compétences pour travailler en EHPAD, CCAS, … il donne accès à un panel de structure assez large. J’ai rencontré des employeurs qui recrutent avec ce BTS. Ma conseillère m’a aussi conseillé de suivre une formation de conseiller en insertion dans le domaine de handicap que dispense le CNAM. Ce certificat niveau bac+3, me permettra de valider des compétences en insertion professionnelle et handicap afin d’élargir ma recherche d’emploi.

Je suis en contact avec les organismes de formation et le FAFTT pour étudier les possibilités de financement. Je vais également peut être pouvoir utiliser mon Compte Personnel de Formation. Dans un premier temps je vais suivre la formation du CNAM hors temps de travail dès septembre.

Toute seule, je n’aurais pas pu mener cette réflexion, j’avais besoin d’un consultant pour m’aider. Au départ, je pensais que je ne pouvais pas partir, que je devais préserver mon salaire et avec mon handicap c’est compliqué… Le bilan m’a permis de sortir du brouillard, de reprendre confiance en moi. Aujourd’hui je suis reboostée, j’ai un but et un plan d’actions précis.

Raphaëlle n’est pas un cas isolé, son parcours confirme l’intérêt du Bilan bien être et performance au travail mis en œuvre par Catalys Conseil pour accompagner les personnes en souffrance au travail.

Merci à Raphaëlle pour son témoignage !

Envie de réfléchir à votre propre projet ? Contactez-nous.

* Wellscan  est un des outils utilisé dans le cadre du bilan bien être et performance au travail. Il permet notamment d’identifier les facteurs de stress au travail et les ressources dont dispose la personne pour améliorer sa gestion du stress.

Pour en savoir plus sur le bilan proposé par Catalys Conseil cliquez ici : La plaquette Bilan Bien Être au Travail

Disparition du bilan de compétences en 2015 ? Info ou intox ?

Photo BCDe médiapart, aux blogs de prestataires, la toile fourmille d’informations contradictoires. Chez Catalys, c’est un sujet qui nous concerne et tous les jours vous nous questionnez. Nous avons repris les questions récurrentes :

« En 2015, je ne pourrai plus utiliser mon DIF pour financer mon bilan » > VRAI
A la veille de la fin du DIF, Catalys répond quotidiennement à cette question.

Depuis sa création, le nombre de bilan de compétences financé par le DIF a été en constante augmentation. Pour deux raisons principales :

  • Grâce au DIF, le bilan pouvait démarrer dans les 15 jours.
    Le DIF permettait notamment aux salariés licenciés ou en rupture conventionnelle de débuter leur bilan de compétences avant leur départ. Pour nous, cela répondait à un réel besoin d’urgence, de sécurisation professionnelle.
    Le financement par le CIF (FONGECIF ou l’OPACIF de votre branche) nécessite généralement un délai de 2 mois.
  • L’accord de financement CIF n’est pas systématique. Vous devez rentrer dans les critères et les budgets sont parfois contraints. Pour exemple certains financeurs avaient utilisé tout leur budget 2014 en septembre dernier. Ainsi, certains salariés préféraient utiliser leur DIF pour avoir l’assurance de faire leur bilan.

« En 2015, je pourrai utiliser mon Compte Personnel Formation (CPF) pour financer mon bilan » > FAUX

Dans la nouvelle loi sur la formation professionnelle, le CPF remplace le DIF. Il ne permettra pas aux salariés de financer leur bilan de compétences. En revanche, il est conçu pour des formations qualifiantes, les formations savoirs de bases et les projets de Validation des Acquis de l’Expérience.

« Si le CPF ne peut financer mon bilan, quels seront les financements possibles ?»

Vous pourrez toujours adresser vos demandes de CIF. Cependant, nous craignons que le nombre de refus de financement augmentent. En effet, le DIF disparaissant, les salariés feront leur demande aux OPACIF quasi exclusivement, avec des budgets contraints.
Il reste la possibilité de faire financer votre bilan de compétences par votre entreprise, sur le plan de formation en concertation avec votre manager.

« Le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) va remplacer le Bilan de Compétences  ? » > FAUX

Le Bilan de compétences est intégré dans le parcours CEP, ces deux dispositifs sont complémentaires.

A partir d’un diagnostic, le référent CEP pourra informer, conseiller le salarié sur son parcours professionnel. Si la situation nécessite un accompagnement approfondi pour élaborer un projet professionnel,  dans le cas d’une reconversion par exemple, le référent CEP proposera de réaliser un bilan de compétences.

En effet, le bilan de compétences, avec 24 heures d’entretiens individuels répartis sur 2 à 4 mois, permet d’approfondir la démarche de validation de projet et de la sécuriser.

L’impact de la réforme sur nos modes d’accompagnement

La réforme de la formation professionnelle permet à l’ensemble des salariés de se qualifier tout au long de sa vie professionnelle. Or on le sait, les projets d’évolution professionnelle ont besoin d’être accompagnés. Le bilan de compétences est un outil indispensable pour faire les bons choix.

La réforme et notamment la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle, amène les prestataires de bilan de compétences à adapter leurs modes d’accompagnement. Le bilan de compétences doit notamment évoluer vers davantage d’individualisation et d’articulation avec les référents CEP.

Il reste beaucoup de questions en suspens à la veille de l’application de la loi. L’année 2015 sera donc celle de la transition où l’ensemble des acteurs (les professionnels comme les salariés) devront s’adapter à ce changement.

Affaire à suivre… sur notre blog.

Emmanuelle Sohier-Rousseau – Responsable Département Gestion de Carrière