Mobilité interne : 4 réflexes à adopter

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Par les temps qui courent, il n’est pas toujours évident de changer de voie professionnelle. En effet, il existe parfois des freins à la reconversion : manque de visibilité sur les métiers ciblés, incertitudes sur les débouchés, réticence face à une perte de salaire, nécessité de se reconstruire et de repartir de zéro. Mais ce n’est pas parce que la reconversion est exclue qu’il n’y a rien à faire. Prenons le temps d’un billet de blog pour poser des repères et livrer 4 réflexes à adopter pour votre mobilité interne. Qui sait ? Le bonheur est peut-être près de chez vous.

 

C’est quoi la mobilité interne ?

Derrière cette expression empruntée au vocabulaire RH, se cache les changements possibles au sein d’une même organisation. Bien entendu, le périmètre de la mobilité interne n’est pas le même dans une très petite entreprise que dans un groupe international ou une administration, mais cela peut valoir la peine d’y songer. Voici les 3 principales mobilités internes :

  • la mobilité verticale : il est moins question d’escalade que d’une évolution vers un poste à plus fortes responsabilités.
  • la mobilité géographique : au plan national, voire international;
  • la mobilité transversale : un changement de métier, de service,  une spécialisation.

Un des principaux déclencheurs de la mobilité interne réside dans la survenue d’une opportunité laissant un poste disponible : un départ à la retraite, une démission, la création d’un service, etc.. S’il s’agissait uniquement de postuler pour décrocher le poste, ce serait merveilleux. Mais est-ce aussi simple dans la réalité ?

Généralement, l’envie de changement n’est pas là sans raison : envie nouveauté, de nouveaux challenges, désir de progression, ou simplement désir d’épanouissement. Le souhait de changement est naturel dans une carrière et la question du renouveau se pose tôt ou tard.

Réflexe #1 : faites le point sur vos motivations

Lorsque que l’envie de changement est là, il est important de se poser les bonnes questions : qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Quels sont mes objectifs ? Vers quel(s) poste(s) changer et pourquoi ? Qu’est-ce qui me convient (ou me conviendrait) ?

Il s’agit là de se poser les bonnes questions et de faire le point ; bref, de faire le bilan. Accorder du temps à la réflexion ne pourra que mieux vous préparer dans ce projet de mobilité interne : le moment venu, vous serez plus à même de mettre en avant vos motivations pour un projet, argumenter et valoriser vos compétences. Car effectivement, mobilité interne ne rime pas toujours avec « c’est gagné d’avance, ce poste est pour moi ». En effet, une concurrence peut se présenter ce qui incite à consolider l’argumentaire et avoir les idées claires sur ce que vous recherchez.

Réflexe #2 : engagez le « mode découverte »

Sortir de son quotidien, s’ouvrir aux autres (collègues, responsables de service, etc. ) et surtout tisser des liens sont les attitudes indispensables à toute mobilité interne. Là encore, c’est souvent autour de la machine à café que l’on recueille des informations sur l’actualité d’un service.

Il n’y a pas de machine à café dans votre service ! Pas de panique, les moyens d’échanger ne manquent plus aujourd’hui : réseaux sociaux, etc.

Etre informé(e) en temps réel sur votre organisation vous permettra de capter d’éventuelles opportunités de changement.

Suivre l’actualité dans votre domaine d’activité vous permettra de déceler les tendances et les évolutions du métiers. Quelques abonnements à des news letters sur des sites spécialisés dans votre domaine pourront vous renseigner sur l’actualité. Vous pourrez ainsi déceler des changements sources d’opportunité.

Enfin, il existe peut-être un accord de mobilité interne. La DRH est là pour vous renseigner.

Réflexe #3 : tissez du lien

Tisser du lien avec les équipes en place, avec le responsable de service permet de témoigner de votre intérêt et d’être identifié(e) le moment venu.

Ce n’est pas le travail d’une journée. Cela s’inscrit généralement dans le long terme. En effet, au moment où la décision de mobilité interne doit être prise par une direction, le candidat dont on connaît les états de service a toutes ses chances.

Comment faire ? Vous positionner sur des projets communs, proposer votre collaboration (former vos collègues sur un de vos domaines d’expertise, etc.), vous mettre en lien avec des responsables de service ; les occasions ne manquent pas : pause déjeuner, covoiturage, etc.

Réflexe #4 : mettez les parties prenantes dans la boucle

Partir pour de nouveaux horizons pose automatiquement la question de votre remplacement. Mettons-nous un instant à la place de votre responsable : quel intérêt a-t-il à laisser partir un collaborateur(-rice) expérimenté(e) et qu’il connaît ? La réponse n’est pas forcément évidente. En effet, le cas échéant, votre responsable devra accepter l’idée de votre départ. Mieux vaut l’informer de votre réflexion et l’associer à votre projet.

La mobilité interne : une question de timing ?

Comme tout projet, la réussite d’une mobilité interne dépend souvent d’un bon timing entre un candidat que l’on connaît et dont on connaît les états de service et la motivation d’une part, et d’autre part des opportunités parfois soudaines.

Vous avez changé en interne, comment cela s’est-il passé ? Quels sont les facteurs de réussite et de risque selon vous ? N’hésitez pas à poursuivre la réflexion en apportant votre commentaire.

 

 

Christophe Coupeaux
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