Créer son entreprise après un licenciement économique. Comment sécuriser son projet ?

Photo M Pascal Coignard - Mycène Consulting

 

Confronté à un licenciement économique, qui dans son parcours professionnel, ne se pose pas la question  « Et si je créais ma propre activité ? ». Cette petite idée vous trotte dans la tête depuis pas mal d’années, le rêve de devenir son propre patron.  Mais… est-ce le moment, en êtes-vous capable ? N’est-ce pas trop risqué ? Autant de questions qui peuvent vous paralyser. Or, un accompagnement apporte des réponses concrètes : témoignage d’un jeune créateur.

Pascal Cognard est aujourd’hui le dirigeant heureux de Mycène Consulting, société de conseil en organisation et système d’information à destination des professionnels. Il y a deux ans, à l’âge de 50 ans, après un licenciement économique il débutait un accompagnement dans le cadre d’un dispositif CSP (contrat de sécurisation professionnelle). L’objectif était de valider son projet de création et lui permettre de créer son entreprise. Pascal Cognard, dont nous prenons des nouvelles régulièrement nous a fait l’amitié de revenir sur cette période pour témoigner des avantages qu’il en a retiré.

« On vit parfois dans un monde ingrat. Moi, j’aime bien m’arrêter un peu et dire quand j’ai apprécié les choses, sans forfanterie » assume Pascal.

De l’idée à la validation

En tant que consultant spécialisé en reclassement, nous avons parfois des projets intéressants mais qui ne sont pas forcément en phase avec leurs porteurs. C’est à nous de déceler les incohérences via l’échange, le dialogue. Nous essayons d’être directs, efficaces et toujours bienveillants.

« Quand on se retrouve sans emploi, c’est déstabilisant. l’interrogation sur soi est très forte. J’ai apprécié le regard positif, encourageant porté sur mon projet et donc… sur moi. J’ai compris que je pouvais réussir ! » témoigne Pascal.

Avec Pascal, comme avec tous les porteurs de projet, nous étudions ces points essentiels :

  1. La personne a-t-elle la personnalité, l’intérêt, la motivation nécessaires pour entreprendre ?
  2. Quelles sont les compétences requises pour le projet ?
  3. Quels sont les moyens nécessaires (matériel, local, financiers, autorisations administratives, etc. ) pour créer ?
  4. Quel est le modèle économique envisagé ?
  5. Quels sont les contours de l’étude de marché ?

Une démarche que Pascal juge structurante :

“Je me suis mis dans la peau du futur créateur. J’ai parlé sans fausse pudeur. Pour faire cela, il faut vraiment pouvoir travailler en confiance avec la personne qui vous accompagne. »

De l’étude de marché au carnet de commande

Nous avons commencé par une étude de marché pour savoir si son offre allait trouver une demande. L’étude permet également d’identifier la concurrence et les prix pratiqués, d’évaluer le chiffre d’affaires prévisionnels, de tester la crédibilité du projet en rencontrant les futurs clients potentiels. À ce stade, nous ébauchons la stratégie commerciale.

Une fois l’idée validée, confortée, il faut déterminer s’ il est utile pour chaque créateur de se former. Il faut aussi rencontrer des experts pour sécuriser le développement de la future entreprise.

Il est primordial d’effectuer cette démarche AVANT la création car une fois en marche il est difficile de se dégager du temps. C’est un piège dans lequel on peut tomber facilement, nous y sommes particulièrement vigilants.

Quatre formations ont été sélectionnées pour répondre aux besoins de Pascal :

  1. Préparation à l’installation par la CCI. (formation obligatoire pour tout créateur d’entreprise).
  2. Formation “Réaliser son étude de marché” par la Boutique de Gestion (BGE).
  3. Créer et administrer son site web avec IDEAA.
  4. Formation de perfectionnement à l’anglais à l’Institut des Langues.

Pascal témoigne : “J’ai apprécié le regard objectif de ma conseillère sur les organismes et les formations proposées. Cela a permis une sélection objective, sans manichéisme.” Il ajoute : « les formations choisies étaient très opérationnelles, c’est ce qui m’a beaucoup plu. »

Pour le jeune entrepreneur, un autre apport très important de l’accompagnement a été la mise en relation avec le réseau du  cabinet :

 » Vous m’avez permis de rencontrer des personnes en avance de phase par rapport à moi, qui avaient été confrontées aux mêmes interrogations que les miennes” dit-il, “J’ai eu des entretiens notamment avec le créateur d’une entreprise de relevés topographiques par drônes et une entreprise de webdesign. »

Des premières commandes jusqu’à aujourd’hui

“Vous m’avez encouragé assez tôt à prendre mon téléphone et prospecter. Résultat, lorsque j’ai immatriculé Mycène Consulting le 5 février 2015, j’avais déjà mes premiers clients.” affirme Pascal. « Je récolte encore aujourd’hui le fruit des formations réalisées, par exemple il n’y a pas un jour ou je ne communique pas en anglais »

Une entreprise se développe, se réinvente tout le temps pour avancer, correspondre aux attentes d’une clientèle ciblée. Elle est le reflet de son créateur. Une telle aventure implique un investissement personnel très fort en termes d’heures de travail, de prise de risque, de connaissance de soi et de son environnement.

Un accompagnement, tel que nous le proposons, permet de construire pas à pas, en offrant le temps nécessaire à l’évaluation de la prise de risque pour prendre la bonne décision : y aller ou pas.

Nous vous invitons à échanger directement avec Pascal sur son choix, son parcours, son expérience, et vous faire votre propre opinion sur l’intérêt d’un accompagnement. N’hésitez pas à poster des commentaires ici, Pascal et l’équipe de Catalys Conseil seront ravis d’échanger avec vous.

Isabelle Lagrange

Isabelle Lagrange

Consultante en évolution professionnelle chez Catalys Conseil
Depuis 12 ans j'exerce le métier de consultante spécialisée sur les questions de reclassement professionnel et bilan de compétences.
Isabelle Lagrange

Une réflexion au sujet de « Créer son entreprise après un licenciement économique. Comment sécuriser son projet ? »

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