Archives de catégorie : Bon à savoir

Qu’est-ce que Le CPA ?

Inscrit dans la loi travail et effectif depuis janvier 2017, le compte personnel d’activité vise à sécuriser des parcours professionnels.   Il permet à chacun de faire évoluer sa carrière, d’anticiper les transitions professionnelles subies ou choisies.

Le CPA regroupe trois comptes

 

Le compte personnel de formation (CPF) : Il permet à toute personne active d’acquérir des droits à la formation et de les mobiliser tout au long de sa vie professionnelle.  Deux nouveaux usages en 2017: il est possible de financer un accompagnement à la création ou à la reprise d’entreprise et un bilan de compétences. ll est possible d’accumuler, 24 heures par  années de travail, jusqu’à 150 heures de droits à formation.

Le compte prévention pénibilité (CPP) : dans le cadre de l’exercice de son activit)é professionnelle, tout actif exposé à des facteurs de risque de pénibilité cumule des points. Ces points, comptabilisés dans le CPP, sont convertibles en formation, temps partiel ou retraite anticipée.

Le compte d’engagement citoyen(CEC). Permet de recenser les activités de bénévolat ou de volontariat. Certaines de ces activités ouvrent un droit à la formation de 20 heures par an, dans la limite d’un plafond de 60 heures.
Les premières alimentations des compteurs auront lieu début 2018 sur des activités bénévoles et de volontariat réalisé en 2017. A l’exception des activités de bénévolat associatif, la déclaration est automatique.


Mon Compte Personnel d’Activité par MinistereTravailEmploi

A qui s’adresse le CPA ?

Chaque personne à partir de 16 ans peut ouvrir son compte personnel de formation. Que vous soyez en contrat précaires ou stables, indépendants, agents des trois fonctions publiques (état, territoriale et hospitalière) fonctionnaires ou non-titulaires, salariés en petites ou grandes entreprises, jeunes ou expérimentés, demandeurs d’emploi, peu qualifié, diplômé ou pas : activer son CPA permet d’envisager des changements, voulus ou non, pour être accompagnés et connaitre ses droits.

A noter :

Tout jeune sorti sans diplôme du système éducatif bénéficiera sur son CPA d’autant d’heures que nécessaire pour réaliser sa formation. Ces heures seront financées par le conseil régional.

Tout salarié peut mobiliser ses heures de CPF pour acquérir une qualification complémentaire, valider ses acquis de l’expérience (VAE), financer un bilan de compétences ou se faire accompagner dans la création de son entreprise. Le CPA facilite les projets professionnels en aidant à la recherche des formations adéquates.

Si un salarié se déclare sans diplôme ni titre professionnel ni certificat de qualification professionnelle, ses droits individuels à la formation seront portés de 24 à 48 heures par an dans la limite d’un plafond porté de 150 à 400 heures

Si vous êtes demandeur d’emploi, les régions ou Pôle emploi peuvent abonder le compte si besoin.  C’est-à-dire qu’ils complètent les heures acquises par la personne, du nombre d’heures nécessaires pour réaliser une formation s’ils n’ont pas cumulé suffisamment d’heure sur leur compte CPF.

Pour les travailleurs indépendants, dont les professions libérales et les artistes-auteurs, ils acquerront leurs droits au même rythme que les salariés, cependant le compte personnel de formation entrera en vigueur au 1er janvier 2018.

Retrouvez toutes ces infos dans un dépliant téléchargeable
Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à créer votre compte personnel d’activité et découvrir ce nouvel outil sur https://www.moncompteactivite.gouv.fr/cpa-public/

Congé parental :une belle opportunité de faire le point sur son projet professionnel

Vous vous posez la question de prendre un congé parental ou pas à l’occasion de la naissance d’un enfant. Vous vous demandez sans doute dans quelle aventure vous vous engagez. Suivez le guide !

Pourquoi le Congé Parental a-t-il été créé ?

Le congé parental a été imaginé afin de permettre à un salarié d’interrompre ou de réduire son activité professionnelle pour élever un enfant.

Il est applicable jusqu’aux trois ans de l’enfant ou suite à une adoption.

Créé en 1977, il a d’abord exclu les salariées des petites entreprises ainsi que les pères. En 1994, il est élargi à l’ensemble des salariées et en janvier 2014 aux pères.

Réformé plus récemment, ce congé est un des outils de la politique nataliste menée par la France de longue date. Combiné aux allocations familiales, aides fiscales, modes de garde, etc. , il permet de maintenir un niveau de fécondité stable et élevé.  Avec un taux de 1,96 enfants par femme, la France fait toujours figure de bon élève face à ses voisins européens qui tournent autour d’1,5 enfants par femme.

50 ans après sa création encore beaucoup d’écueils

En tant que consultantes en gestion de carrière, à chaque fois que nous découvrons une interruption liée à l’éducation des enfants dans un CV, nous constatons que c’est systématiquement une femme qui est concernée.

Un homme sur neuf réduit ou cesse temporairement son activité après une naissance c’est-à-dire « seuls 12 % des pères ont modifié leur temps d’activité au-delà de leur congé de paternité ».  Source Insee 1ière N° 1454

Pas une seule fois, en 30 ans de carrière cumulés par nous deux ( Natacha et Isabelle), nous n’avons rencontré d’hommes ayant suspendu leur carrière via un congé parental !

« En France, plus d’une mère sur deux d’enfants de moins de huit ans s’est arrêtée de travailler après la naissance de ses enfants ou a réduit temporairement son temps de travail, c’est-à-dire au moins un mois au-delà de son congé de maternité ». Source Insee 1ière N° 1454 .

Pour les femmes, les conséquences d’une interruption de carrière pour  congé parental  leur sont encore trop souvent  préjudiciables : atteinte plus rapide du plafond de verre, augmentation salariale plus lente, moins de sollicitation pour participer aux projets de l’entreprise, départ impossible en retraite dans le cadre d’une carrière longue, etc.

Autant de raisons invoquées par les hommes pour déclarer forfait ! Voici un exemple avec Anna, que nous avons accompagnée pendant son congé parental. Elle a accepté de nous livrer son témoignage sur le sujet délicat du rôle du conjoint masculin dans cette situation: « Mon mari aurait pu avoir envie de prendre un congé parental mais la pression sociale aurait été trop forte et incompatible avec ses responsabilités. La question ne s’est donc même pas posée. » nous a -t-elle confié.

Autre préjudice souvent constaté, les salariées redoutent leur retour en entreprise, pour des raisons objectives ou non. Dans tous les cas, elles s’attendent à ce que leur retour soit compliqué en particulier après une interruption totale d’activité :

• Peur de ne plus avoir sa place dans l’entreprise. Les collègues ont changé, on ne les connaît plus forcément.

• Crainte d’être moins compétente. Il peut parfois être difficile de retrouver ses réflexes professionnels, d’autant plus lorsque le quotidien des trois dernières années était essentiellement tourné vers l’organisation du foyer et des soins aux enfants.

• Les missions occupées ont pu être réparties entre différents collègues ou confiées à une personne recrutée à l’occasion de son départ. Naturellement, on va se demander où on va atterrir…

• On peut penser que les femmes ayant opté pour un congé parental partiel (à 70 ou 80%)  se retrouveraient ainsi épargnées et pourtant, elles rencontrent souvent des situations analogues. Par exemple, des réunions aux enjeux cruciaux placées systématiquement le mercredi correspondant le plus souvent au jour pris par les femmes.

• Certains employeurs ont du mal à accepter la réduction du temps de travail ou l’interruption totale. Ils peuvent se sentir trahis par leur collaboratrice et avoir du mal à comprendre leur choix. Aussi, il nous est arrivé d’accompagner des femmes mises au placard à leur retour de congés (missions moins intéressantes, refus d’orientation de carrière, etc.)

De ce point de vue, l’expérience d’Anna est intéressante. Elle avait en effet choisi de ne pas réintégrer son entreprise à la fin de son congé parental de trois ans. Le doute s’était alors installé : « j’étais dans l’incertitude vis à vis de mon employeur, je souhaitais obtenir une rupture conventionnelle afin de pouvoir suivre ma formation sereinement, mais je ne savais pas du tout s’il accepterait ou non. Cela m’empêchait de me projeter réellement dans l’avenir. Finalement, tout s’est bien passé.” dit-elle aujourd’hui avec le sourire.

Voyons le bon côté des choses

Malgré ce  constat que la philosophie portée par le congé parental – 50 après sa création – fait toujours face aux mêmes écueils, nous préférons ici nous attacher à en relever les opportunités pour l’avenir.

Le congé parental est une véritable parenthèse de vie, bénéfique à tous points de vue. C’est dans cet esprit, résolument positif, qu’ Anna a vécu son propre congé parental : « Je pense que si je n’avais pas pris un congé parental je n’aurais pas pu entreprendre un bilan de compétence. Je ne dis pas que je n’aurais pas entrepris un changement mais cela aurait été plus compliqué. Quand on gère une vie de famille et un travail, c’est difficile d’avoir du temps de réflexion pour soi. Lorsque l’on est plongé dans le rythme de la vie quotidienne, ce n’est pas évident de caser du temps pour cela ou alors quand les enfants sont grands… »

Au-delà de la vie professionnelle, le congé parental, nous dit Anna est :  » Une belle parenthèse qui permet de se consacrer pleinement à sa famille et de profiter au maximum de ses enfants. C’est une période propice à la remise en question, car même si les journées sont bien occupées, on a tout de même plus de temps pour se poser les bonnes questions. Osez le changement !”

Quelques conseils pratiques

Avant le congé parental :

• Préparez votre employeur :

Le congé parental est un droit. L’employeur ne peut s’y opposer. Toutefois, il pourrait mal interpréter votre décision si celle-ci n’a pas fait l’objet d’échanges avec lui. Plutôt que de lui imposer votre demande par lettre recommandée, il appréciera que vous l’ayez prévenu en amont et de vive voix. Réfléchissez à la durée de votre congé parental et à sa modalité. Total, à temps partiel, pour 6 mois,  1 an, 2 ans …les conséquences ne seront pas les mêmes pour l’entreprise. Exposez lui le fruit de cette réflexion et travaillez ensemble sur les différentes options pour votre remplacement ou sur  les aménagements à mettre en œuvre si vous optez pour un temps partiel. Votre employeur le vivra moins comme une contrainte si des solutions lui sont présentées et si il est associé dés le début à votre projet.

• Aménagez des moments pour soi :

Le temps du congé parental est souvent vécu comme une mise en parenthèse de sa vie professionnelle afin d’investir pleinement son rôle parental. Régulièrement, nous recevons des personnes qui nous indiquent s’être « oubliées » et, pour certain, regrettent de ne pas avoir mis à profit ce temps. Que ce soit pour faire le point sur sa carrière, se former ou se découvrir des nouvelles passions, il ne faut pas oublier que le temps passe vite.

Anna a choisi de réaliser un bilan de compétence pendant son congé parental et témoigne : « N’attendez pas le dernier moment! Malgré tout, le temps passe vite et il suffit que les dossiers administratifs (de financement, notamment !) traînent un peu pour se retrouver pressé par le temps. Et ce n’est pas le but, car un bilan de compétences est une véritable introspection sur soi-même, il nécessite un véritable investissement personnel et demande parfois un peu de temps pour « digérer » les informations obtenues. Sans oublier la mise en place des démarches de reconversion envisagée pour l’avenir. Donc, bien évidemment, il ne faut pas le démarrer juste après l’arrivée de bébé, mais il ne faut pas attendre les deux derniers mois non plus! »

Pensez à vous fixer des objectifs personnels à atteindre pendant le congé parental et aménagez vous des temps pour les atteindre et cela dés le démarrage de votre congé.

• Réfléchissez bien aux impacts sur la retraite !

Même si la retraite vous semble encore loin, le congé parental (notamment si celui-ci est total) peut avoir de réelles conséquences sur vos droits à la retraite.  Nous avons pu accompagner des salariées de la confection âgées de 58 ans convaincues qu’elles pouvaient partir à la retraite à 60 ans au titre de la carrière longue. Malheureusement, elles n’avaient pas pris en compte les années d’interruption professionnelle pour congé parental total dans leur simulation.  Bien que des trimestres soient en effet validés par la sécurité sociale, les années passées hors de l’entreprise ne permettaient pas de cotiser les trimestres nécessaires pour bénéficier d’un départ avant l’âge légal. Renseignez vous auprès de votre caisse de retraite pour connaître l’impact du congé parental sur vos droits.

Pendant le congé parental :

• Profitez en pour vous former

Il est tout à fait possible de vous former ou de demander à bénéficier d’un bilan de compétences pendant votre congé parental. Cela vous permettra de faire le point sur votre plan de carrière et de réactualiser vos compétences. c’est également un excellent moyen de renouer en douceur avec le monde du travail.  Sachez qu’il est possible de mobiliser son Compte Personnel de Formation pendant un congé parental.

• Gardez le contact avec l’entreprise

Plus vous garderez de contacts avec votre entreprise, plus votre retour sera facilité, surtout si votre congé a été de longue durée. Il n’est pas question de prendre quotidiennement des nouvelles de l’équipe mais d’adresser de temps à autre un mail et proposer de déjeuner à l’occasion avec ses collègues. Vous pourrez ainsi vous informer des nouveautés sur les produits, des nouvelles affectations, de toutes informations utiles pour vous permettre de prendre la température et sonder le climat social de l’entreprise.

Vous pouvez également demander à votre employeur de vous tenir informée des évolutions de l’entreprise et de participer aux événements organisés par l’entreprise et son comité d’entreprise.

En gardant le contact avec votre entreprise, vous réduirez le sentiment d’être complètement perdue à votre retour et vous sentirez davantage en confiance.

• Anticipez votre retour

Quelques mois avant votre retour, prenez rendez-vous avec votre employeur pour faire le point avec lui sur les postes disponibles et sur lesquels vous pouvez vous positionner. Avant cet entretien, faites le point sur les compromis que vous êtes prêt à faire.C’est également l’occasion de réaffirmer votre motivation et de lui rappeler votre date de reprise. Vous lui montrerez que vous avez pris vos dispositions pour reprendre le travail dans de bonnes conditions. Ceci sous-entend que vous ayez également réfléchi à une organisation familiale efficiente, favorable à une reprise sereine (mode de garde, nouvelles répartitions de tâches ménagères, …)

Après le congé parental :

Préparez votre entretien de reprise avec votre employeur

Un  entretien professionnel doit être systématiquement proposé par l’entreprise à tout salarié qui reprend son activité après une période d’interruption due à un congé parental à temps plein ou partiel. Cet entretien a pour objectif de faire le point avec vous sur vos perspectives d’évolution professionnelle (qualifications, changement de poste, promotion, etc.) et identifier vos besoins de formation.

Vos souhaits d’évolution seront plus entendus si vous avez préparé cet entretien en mettant en évidence vos compétences et vos qualités professionnelles en lien avec le poste.

• Faites le point régulièrement

Dans les semaines qui suivent votre reprise, vous pouvez solliciter votre employeur afin d’échanger sur votre évolution au sein de l’équipe et de l’entreprise depuis votre retour. Cet entretien pourra également être l’occasion de balayer le plan d’actions construit à l’issu de l’entretien professionnel de reprise et de l’ajuster au besoin.

• Suivez une formation de mise à jour

Si vous n’avez pas pu suivre une formation pendant votre congé parental, il est peut être utile de vous remettre à niveau au moment de votre reprise. Ceci n’est pas toujours si aisée comme l’illustre Anna  « la reprise des études n’est pas si simple, il faut remettre son cerveau en fonctionnement intensif et après 3 ans de congé parental, ce n’est pas le plus facile!”.

Cependant la formation reste un moyen efficace pour booster sa carrière que ce soit en interne (de son entreprise) ou en externe. D’autant plus que le niveau de qualification influencerait l’interruption de l‘activité :

« les moins diplômées cessent plus souvent leur activité alors que les titulaires d’un diplôme de niveau Bac + 2 tendent davantage à la réduire. » Source Insee 1ière N° 1454

Ainsi il apparaît essentiel de faire le point avant de se lancer. Mettre en balances ses priorités, ce qui compte le plus, ce qui compte le moins afin de faire ses choix en connaissance de cause. Tout en envisageant le congé parental comme quelque chose où le père, la mère et les enfants auraient tout à gagner…Qu’en pensez-vous?

 

Article écrit en Collaboration Avec Natacha Gourlay-Cruz, animatrice territoriale et consultante en gestion de carrière.

 

Mobilité interne : 4 réflexes à adopter

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Par les temps qui courent, il n’est pas toujours évident de changer de voie professionnelle. En effet, il existe parfois des freins à la reconversion : manque de visibilité sur les métiers ciblés, incertitudes sur les débouchés, réticence face à une perte de salaire, nécessité de se reconstruire et de repartir de zéro. Mais ce n’est pas parce que la reconversion est exclue qu’il n’y a rien à faire. Prenons le temps d’un billet de blog pour poser des repères et livrer 4 réflexes à adopter pour votre mobilité interne. Qui sait ? Le bonheur est peut-être près de chez vous.

 

C’est quoi la mobilité interne ?

Derrière cette expression empruntée au vocabulaire RH, se cache les changements possibles au sein d’une même organisation. Bien entendu, le périmètre de la mobilité interne n’est pas le même dans une très petite entreprise que dans un groupe international ou une administration, mais cela peut valoir la peine d’y songer. Voici les 3 principales mobilités internes :

  • la mobilité verticale : il est moins question d’escalade que d’une évolution vers un poste à plus fortes responsabilités.
  • la mobilité géographique : au plan national, voire international;
  • la mobilité transversale : un changement de métier, de service,  une spécialisation.

Un des principaux déclencheurs de la mobilité interne réside dans la survenue d’une opportunité laissant un poste disponible : un départ à la retraite, une démission, la création d’un service, etc.. S’il s’agissait uniquement de postuler pour décrocher le poste, ce serait merveilleux. Mais est-ce aussi simple dans la réalité ?

Généralement, l’envie de changement n’est pas là sans raison : envie nouveauté, de nouveaux challenges, désir de progression, ou simplement désir d’épanouissement. Le souhait de changement est naturel dans une carrière et la question du renouveau se pose tôt ou tard.

Réflexe #1 : faites le point sur vos motivations

Lorsque que l’envie de changement est là, il est important de se poser les bonnes questions : qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Quels sont mes objectifs ? Vers quel(s) poste(s) changer et pourquoi ? Qu’est-ce qui me convient (ou me conviendrait) ?

Il s’agit là de se poser les bonnes questions et de faire le point ; bref, de faire le bilan. Accorder du temps à la réflexion ne pourra que mieux vous préparer dans ce projet de mobilité interne : le moment venu, vous serez plus à même de mettre en avant vos motivations pour un projet, argumenter et valoriser vos compétences. Car effectivement, mobilité interne ne rime pas toujours avec « c’est gagné d’avance, ce poste est pour moi ». En effet, une concurrence peut se présenter ce qui incite à consolider l’argumentaire et avoir les idées claires sur ce que vous recherchez.

Réflexe #2 : engagez le « mode découverte »

Sortir de son quotidien, s’ouvrir aux autres (collègues, responsables de service, etc. ) et surtout tisser des liens sont les attitudes indispensables à toute mobilité interne. Là encore, c’est souvent autour de la machine à café que l’on recueille des informations sur l’actualité d’un service.

Il n’y a pas de machine à café dans votre service ! Pas de panique, les moyens d’échanger ne manquent plus aujourd’hui : réseaux sociaux, etc.

Etre informé(e) en temps réel sur votre organisation vous permettra de capter d’éventuelles opportunités de changement.

Suivre l’actualité dans votre domaine d’activité vous permettra de déceler les tendances et les évolutions du métiers. Quelques abonnements à des news letters sur des sites spécialisés dans votre domaine pourront vous renseigner sur l’actualité. Vous pourrez ainsi déceler des changements sources d’opportunité.

Enfin, il existe peut-être un accord de mobilité interne. La DRH est là pour vous renseigner.

Réflexe #3 : tissez du lien

Tisser du lien avec les équipes en place, avec le responsable de service permet de témoigner de votre intérêt et d’être identifié(e) le moment venu.

Ce n’est pas le travail d’une journée. Cela s’inscrit généralement dans le long terme. En effet, au moment où la décision de mobilité interne doit être prise par une direction, le candidat dont on connaît les états de service a toutes ses chances.

Comment faire ? Vous positionner sur des projets communs, proposer votre collaboration (former vos collègues sur un de vos domaines d’expertise, etc.), vous mettre en lien avec des responsables de service ; les occasions ne manquent pas : pause déjeuner, covoiturage, etc.

Réflexe #4 : mettez les parties prenantes dans la boucle

Partir pour de nouveaux horizons pose automatiquement la question de votre remplacement. Mettons-nous un instant à la place de votre responsable : quel intérêt a-t-il à laisser partir un collaborateur(-rice) expérimenté(e) et qu’il connaît ? La réponse n’est pas forcément évidente. En effet, le cas échéant, votre responsable devra accepter l’idée de votre départ. Mieux vaut l’informer de votre réflexion et l’associer à votre projet.

La mobilité interne : une question de timing ?

Comme tout projet, la réussite d’une mobilité interne dépend souvent d’un bon timing entre un candidat que l’on connaît et dont on connaît les états de service et la motivation d’une part, et d’autre part des opportunités parfois soudaines.

Vous avez changé en interne, comment cela s’est-il passé ? Quels sont les facteurs de réussite et de risque selon vous ? N’hésitez pas à poursuivre la réflexion en apportant votre commentaire.

 

 

Pas de financement pour votre reconversion professionnelle ? La solution: le contrat pro.

Travailler et valider un projet de formation n’offre pas toujours la garantie d’obtenir un financement. En effet, des déceptions peuvent être au rendez-vous.  Malgré la certitude d’être sur la bonne voie, d’avoir bien ficelé son projet, votre demande de financement ( ex : OPCA, OPACIF, Pôle Emploi, Région,  etc.) peut être refusée. Une expérience qu’on ne souhaite  à personne tant elle peut être mal vécue car trouver (enfin) sa voie et ne pas pouvoir la poursuivre est tout simplement décourageant.

Pas de panique !

Il existe des solutions pour sortir de l’impasse. Parmi celles-ci, le contrat de professionnalisation.

Le contrat pro n’a pas la réputation qu’il mériterait. On l’associe trop souvent à l’idée d’emploi précaire et on le croit réservé aux plus jeunes (on a vu dans un précédent article que ce n’est pas le cas).

Pourtant, en 2016, le contrat pro est toujours un puissant outil de retour à l’emploi. Il répond aux besoins du terrain et facilite ainsi l’insertion professionnelle.

Ce mode de formation en alternance fait donc coup double : il permet d’obtenir une qualification tout en développant une expérience professionnelle au sein d’une entreprise.

Un contrat pro ? C’est payé au Smic !

La loi impose une rémunération minimale indexée sur le Smic, qui  varie selon l’âge et le niveau de qualification du salarié. Même si ce n’est pas un plafond, le Smic est souvent la rémunération appliquée. Nous avons conscience que cela peut constituer un frein, en particulier pour des personnes qui ont atteint un niveau de salaire conséquent . Cependant, dans nos pratiques de consultants, nous rencontrons assez souvent des personnes qui choisissent de renoncer temporairement à leur niveau de salaire pour embrasser une nouvelle carrière.

Concrètement, comment ça se passe ?

La démarche de recherche d’un contrat de professionnalisation commence par un travail de réflexion pour vérifier que l’idée est bonne et qu’elle est réalisable. Cela passe par des recherches documentaires, des tests d’intérêts  et de personnalité, des enquêtes auprès de  professionnels, stages, etc. Cela repose dans un second temps sur l’utilisation des outils et techniques de recherche d’emploi.

Dans cette démarche il est judicieux de cibler l’ensemble des organismes dispensant la formation identifiée et d’y candidater car ils peuvent être porteurs d’offres. Autrement dit : vous pouvez trouver un contrat de professionnalisation grâce à votre organisme de formation.

En effet, de plus en plus d’entreprises, en particulier dans des secteurs en tension (qui ont des difficultés à recruter), apprécient de communiquer leurs offres pour trouver des profils adaptés face aux problématiques rencontrées pour trouver des profils.

Illustration avec un centre de formation professionnel

L’Afa est spécialisée dans le secteur du transport, de la manutention et de la sécurité. 

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Selon son directeur, Yohann Baumard, le contrat pro « est un levier efficace et exigeant, c’est un bon moyen d’accès à l’emploi pour les métiers du transport  au vue du coût pédagogique des qualifications exigées ».

 » Le contrat pro est un véritable sésame pour l’accès à l’emploi durable quand la qualification est obtenue et qu’un bon comportement professionnel est validé. » Yohann Baumard, directeur de l’Afa.

Cependant, ajoute-t-il, « il ne faut pas perdre de vue que si ce dispositif est gratuit et rémunéré pour le stagiaire en formation, il a un coût pour l’employeur. Les candidats doivent être prêts à accepter de passer une série de tests de sélection. »

Concernant la rémunération au SMIC d’un contrat pro, Yohann Baumard précise que « la formation dans le transport dure de 3 à 6 mois et qu’une fois la qualification obtenue, le minimum conventionnel peut être assez facilement atteint et permettre des conditions de rémunération plus élevées. »

Selon le directeur de cet organisme de formation, les besoins en recrutement dans le secteur du transport sont actuellement importants. Auparavant, explique-t-il, les recrutements étaient saisonniers et dépendaient des besoins à court terme. Aujourd’hui une entreprise dans ce secteur n’hésite pas à recruter une personne qui possède un profil adéquat même si elle n’a pas de poste à pourvoir dans l’immédiat.

Quelques  précisions

Le contrat de professionnalisation permet donc, tout en étant salarié à part entière d’une entreprise, d’acquérir une qualification professionnelle reconnue par l’état et / ou la branche professionnelle.

Il concerne tous les secteurs (tous les employeurs assujettis au financement de la formation professionnelle continue), à l’exception de l’État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics à caractère administratif.

Cependant, des dispositions spécifiques existent pour certains employeurs. Pour exemple, les établissements publics industriels et commerciaux et les entreprises d’armement maritime peuvent conclure des contrats de professionnalisation.

Ce contrat peut être à durée limitée pour une durée comprise entre 6 et 12 mois ( CDD). Cette durée peut être portée directement à 24 mois pour les personnes sans qualification ou bénéficiaires du RSA, de l’ASS, de l’AAH ou sortant d’un contrat aidé.

Il est possible de renouveler une fois un contrat de professionnalisation à durée limitée avec le même employeur si:

  •  la seconde qualification visée est supérieure ou complémentaire à la première
  • le bénéficiaire n’a pu atteindre la qualification préparée pour cause d’échec à l’examen, maternité ou adoption, accident du travail, maladie, défaillance de l’organisme de formation.

Il peut être aussi à durée indéterminée. Dans ce cas, les règles de durée maximale (12 ou 24 mois) portent sur la période de professionnalisation, c’est-à-dire la première phase du contrat qui s’effectue en alternance avec l’organisme de formation. Quelle que soit la forme du contrat (à durée limitée ou CDI), le contrat peut comporter une période d’essai.

Vous voilà en possession d’une autre piste de financement…Peut-être une nouvelle page à écrire sur le livre de vos projets ?               Déjà fait ? Partagez votre expérience du contrat pro en ajoutant un commentaire.

Pour plus d’informations sur le contrat pro et vos choix professionnels, contactez-nous. Pour en savoir davantage sur les formations dans le secteur du transport, contactez directement notre partenaire Afa.

 

 

 

5 conseils pour tirer le meilleur de votre bilan de compétences

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« J’ai fait un bilan de compétences il y a quelques années et j’ai été déçu ».

« Je connais un collègue qui a réalisé un bilan de compétences, ça n’a pas donné grand chose… »

 

En charge de réaliser des bilans de compétences, ce sont des phrases que j’entends  malheureusement encore trop souvent. Voici donc quelques repères et quelques conseils pour tirer le meilleur d’un bilan de compétences ; des conseils qui – je l’espère – seront utiles à tous ceux qui envisagent de se lancer dans cette démarche.

 

De quoi parle-t-on au juste ?

 

Donner des conseils pour tirer le meilleur d’un bilan de compétences, cela demande de définir en premier lieu ce qui est un bilan de compétences réussi. Le sujet se complique fortement en raison de la variété des situations pouvant être rencontrées à l’entrée d’un bilan de compétences : situation de handicap, désir de reconversion, anticipation d’une fin de congé maternité…

Un dénominateur commun relie ces situations très variées : le souhait de changement professionnel. En effet, toute personne poussant la porte d’un centre de bilan de compétences a l’envie de s’investir dans un changement professionnel et d’être accompagnée pour trouver un projet professionnel motivant.

 

Conseil n°1 : Anticiper le temps nécessaire à la réalisation du bilan

 

Qui ne court pas après le temps aujourd’hui ? Qui n’est pas pris dans un sprint permanent entre la vie de famille et la vie professionnelle ? S’il faut prévoir entre 16 et 24 heures de rendez-vous en centre, le bilan de compétences implique un engagement dans des démarches en dehors du cabinet.

En effet, les travaux menés en rendez-vous (analyse issue des entretiens, notes de synthèse sur la personnalité, résultats de test) nécessitent une bonne appropriation car en effet, il s’agit de s’appuyer sur cette analyse pour avancer professionnellement et faire progresser un projet. Sans relecture de ces travaux, sans recherches complémentaires, ces nouvelles informations risquent d’être insuffisamment exploitées ou balayées par d’autres sujets.

C’est pour ces raisons que je conseille à mes clients de prévoir un temps de travail personnel au moins équivalent au temps de l’entretien réalisé. Rien de mieux que de prévoir des temps de travail personnel sur son agenda pour cela. Si le fait de travailler chez soi pose problème, vous pouvez alors demander au consultant s’il est possible de travailler dans un bureau disponible ou bien vous installer à la bibliothèque municipale par exemple.

 

Conseil n°2 : Impliquez votre cercle rapproché

 

Au cours d’un bilan de compétences, vous collectez des informations sur vous :

  • Vos compétences
  • Votre potentiel
  • Votre personnalité
  • Vos motivations

Les tests psychotechniques sont efficaces pour vous renseigner sur ces points. Pour enrichir cette démarche, quoi de mieux que de solliciter des proches voire des collègues de travail. Pour cela, je propose des outils (fenêtre de Johari par exemple) qui permettent de préciser les « zones aveugles ». A chacun d’identifier les bonnes personnes à « mettre dans la boucle ».

Impliquer son entourage, c’est également échanger sur les projets auxquels vous pensez avec les personnes qui comptent pour vous (dans le cercle pro ou perso) ou alors avec un contact disposant d’une expérience sur les sujets qui vous intéressent. Le consultant peut vous aider à organiser ces démarches.

 

 

Conseil n°3 : Utilisez les réseaux sociaux et développez votre cercle de connaissances

 

Lors d’un précédent article (lien), j’ai souligné l’intérêt des réseaux sociaux dans le cadre des bilans de compétences ou dans des phases de définition d’un projet professionnel. Viadeo ou LinkedIn constituent des outils de plus en plus incontournables pour…

  • Découvrir un secteur d’activité,
  • Découvrir des métiers, des postes dont on ne soupçonne pas l’existence,
  • Poser des questions à des professionnels
  • Apprendre sur les parcours possibles pour accéder au job de vos rêves.

 

Conseil n°4 : Restez ouvert

 

Comment peut-on s’intéresser à quelque chose que l’on ne connaît pas ? Rester ouvert sur l’actualité (d’un secteur d’activité, d’un secteur géographique) constitue un des meilleurs moyens de trouver les bonnes pistes.

La presse écrite reste un incontournable que l’on complète avec des sources d’info issues du web. L’utilisation de Twitter comme outil de veille vous permet de capter l’actualité sur les sujets qui vous intéressent : sociétés, secteurs d’activité, etc.

 

Conseil n°5 : Osez l’action

 

On ne fait pas un bilan de compétences pour occuper son temps mais pour concrétiser un changement professionnel car la situation actuelle ne correspond plus à nos attentes. Lorsque des pistes émergent, il faut se confronter à la réalité des projets et des idées. Il est hors de question de trier ces pistes dans le huis clos de l’entretien avec le consultant. Cette part de mise relation des idées avec le terrain est une phase incontournable, mais néanmoins délicate.

Je reviens sur cette notion de temps : prendre contact avec un professionnel, fixer un rendez-vous et échanger avec lui n’est pas une mince affaire surtout lorsque l’agenda déborde. Là encore, l’organisation de ces démarches dans votre quotidien constitue un gage de réussite de votre projet.

 

 

Et d’autres conseils…

 

Voici une sélection de conseils utiles avant de vous lancer dans votre bilan de compétences. J’espère qu’ils vous seront profitables.

Votre consultant est là pour créer les conditions favorables à la réalisation de votre bilan ; il est donc pertinent de le solliciter tout au long de la démarche sur les solutions qui vous permettront de trouver bénéfice de l’accompagnement.

Si vous avez l’expérience d’un bilan, je vous invite à apporter votre retour d’expérience en réalisant un commentaire.

 

Trouver un contrat de professionnalisation après 26 ans, c’est possible !

En tant que conseiller en évolution professionnelle, ce n’est pas tous les jours que l’on voit un contrat de professionnalisation pour une personne de plus de 26 ans se mettre en place. En effet, ce moyen de se former en accédant à un emploi reste rarissime malgré les bénéfices de cette démarche à la fois pour le salarié-stagiaire aussi bien que pour l’employeur.

Cependant, l’expérience récente d’un salarié licencié pour motif économique ayant accédé à un « contrat pro » nous a rappelé que c’est possible. Nous avons voulu connaître et partager ce qui a fait la réussite de cette transition, puisque ce salarié est aujourd’hui à la fois en emploi et en formation.

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Hervé Seigneur en formation AMP en contrat de professionnalisation et Jean-Yves Gélinier, Directeur du FAM Foyer de Vie Saint Amadour basé en Mayenne.

« Une reconversion, oui mais comment financer mon projet de formation ? »

Sans formation, un projet de reconversion voit difficilement le jour. Il n’est pas question ici de présenter tous les moyens possibles pour faire financer une formation (peut-être dans un autre article ?). En effet, en fonction de chaque situation les moyens de financement varient et généralement ils conditionnent le projet de formation. De fait, les formations financées par le contrat de professionnalisation sont très souvent écartées notamment en raison de la difficulté à trouver l’employeur.

 

L’ expérience d’Hervé

Nous avons accompagné Hervé Seigneur suite à son licenciement pour motif économique. Issu du secteur de la menuiserie industrielle, Hervé a été recruté en contrat de professionnalisation à la Croix Rouge Française et se forme pour obtenir le Diplôme d’Etat d’Auxiliaire Médico-Psychologique (AMP). Entre deux révisions de cours, il a répondu à nos questions sur sa démarche de transition professionnelle.

 

Quelle a été votre parcours professionnel ?

J’étais agent de maîtrise, chef de service des expéditions à Arféo-Buroform et ce pendant 28 années.

Titulaire d’un brevet Rugby Fédéral, j’interviens depuis de nombreuses années bénévolement auprès d’adultes en situation de Handicap. En collaboration avec le Comité Sport Adapté de la Mayenne, j’initie la pratique du Rugby. C’est de cette expérience de vie que m’est venue cette envie, ce choix réfléchit de travailler avec des adultes en situation de handicap.

Comment le projet de devenir aide-médico-psychologique est-il apparu ?

Mes recherches se sont appuyées sur Internet dans un premier temps pour répondre à certaine questions : quelle voie suivre ? quels débouchés ? quel profil ? …Catalys a été un formidable péage, dans le sens positif du terme, quant à la faisabilité de mon projet. C’est vous qui m’avez guidé, freiné lorsqu’il le fallait, orienté et motivé.

Une fois le projet identifié, comment avez-vous trouvé le financement de la formation ?

Le financement, je le dois à votre travail, c’est justement parce que je n’ai pas eu à m’occuper de cette délicate partie, que j’ai pu me rendre disponible et me concentrer sur les entretiens que j’ai effectué.

Comment avez-vous procédé pour trouvé un employeur / une structure d’accueil ?

Ma stratégie a été simple, j’ai établi la liste des établissements concernés par le Handicap en Mayenne. J’ai rencontré des Directeurs et la suite heureuse vous la connaissez.

 

Le point de vue de l’employeur d’Hervé.

Monsieur Gélinier, directeur du F.A.M. Foyer de Vie. M.A.S. de Saint Amadour nous précise comment s’est mis en place le contrat de professionnalisation d’Hervé.

Qu’est-ce qui a favorisé l’embauche d’une personne en contrat pro ?

La démarche volontaire et motivée de cette personne qui est venue vers nous avec une volonté très affichée de vouloir se sortir du chômage. Par ailleurs, notre philosophie d’entreprise (la Croix Rouge française) qui s’oriente d’abord vers les gens en difficulté.

 

Qu’est-ce qui a retenu votre attention dans la candidature d’Hervé ?

Plusieurs points ont retenus notre attention : son parcours atypique par rapport à notre secteur, ses prises de responsabilités passées, sa motivation affichée et son potentiel exposé. Par ailleurs, sa prédisposition à l’adaptabilité par rapport à un nouveau métier totalement différent de ce qu’il avait pu faire, son dynamisme et sa jovialité malgré la situation complexe dans laquelle il était.

Enfin, sa mise à disposition spontanée et gratuite pendant quelques jours afin de nous exposer ses capacités et nous convaincre de l’embaucher.

 

Quels sont les avantages pour la structure de faire appel à un contrat pro pour intégrer un candidat ?

Des avantages financiers : en effet, les employeur bénéficie d’exonération de charges patronales pour l’embauche en contrat de professionnalisation d’une personne de plus de 45 ans

(http://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/formation-en-alternance/article/le-contrat-de-professionnalisation)

Le contrat de professionnalisation permet de bénéficier d’un temps important pour former la personne et vérifier sa comptabilité avec un CDI par la suite.

 

Une expérience riche d’enseignements 

Avant d’évoquer un éventuel projet de formation, la motivation pour le métier visé et l’implication dans le projet sont incontournables. Trouver cette motivation vers un nouveau métier peut prendre du temps, nécessiter une réflexion sur soi ainsi que des recherches personnelles. Il nous apparaît important d’évaluer cette motivation du candidat pour le projet, de l’entretenir et de l’encourager.

Par ailleurs, il est nécessaire d’informer le candidat sur le « comment» car ce projet requiert un investissement personnel. Comme dans tout projet, il y a des étapes à respecter et des passages obligés. Nous conseillons donc sur les étapes et les démarches à effectuer dans un plan d’action.

Enfin, c’est à travers ses propres démarches qu’Hervé a pu transmettre sa motivation et faire connaître son projet à une structure.

Outre le travail sur le projet (vers quel métier me diriger ?), l’accompagnement dans les différentes phases (quoi faire et comment ?), il nous semble important d’orienter nos clients vers les dispositifs de formation les plus adaptés à leur projet et leur situation.

Si vous avez obtenu un contrat de professionnalisation pour mettre en œuvre votre projet de reconversion, n’hésitez pas à partager avec nous cette expérience. Quels ont été les facteurs de réussite ?

 

 

Comprendre la VAE en 2 minutes (vidéo)

La VAE a souvent l’image d’une démarche complexe. Cela reste néanmoins un moyen pertinent pour favoriser l’évolution professionnelle.
Au quotidien, nous répondons aux questions de nos clients sur la VAE. Nous partageons avec vous une courte vidéo qui vous permettra d’en connaître les grandes lignes.

Continuer la lecture de Comprendre la VAE en 2 minutes (vidéo)

Un projet professionnel, cela se construit, mais pas tout seul

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A la demande des Conseillers en Evolution Professionnelle d’UNIFORMATION Bretagne et Pays de la Loire, les consultants de Catalys Conseil  accompagnent les salariés dans l’élaboration de leur projet professionnel depuis novembre 2015.

L’appui à l’élaboration du projet professionnel, qu’est-ce que c’est ?

Depuis janvier 2015, toute personne peut bénéficier tout au long de sa vie professionnelle d’un conseil en évolution professionnelle (CEP), extérieur à son entreprise, dont l’objectif est de favoriser l’évolution et la sécurisation de son parcours professionnel.

Les conseillers en évolution professionnelle d’UNIFORMATION, peuvent faire appel à Catalys Conseil pour accompagner les salariés dans leur projet d’évolution.
Qui peut bénéficier de cet accompagnement ?

Uniformation propose aux salariés et ex-salariés de ses entreprises adhérentes (économie sociale, habitat social et sécurité sociale…) qui souhaitent bénéficier d’un conseil en évolution professionnelle des informations générales, une aide à la décision, des rendez-vous en face à face ou de manière dématérialisée.

Gratuit, il est accessible à tout actif, quel que soit son statut : salarié à temps complet ou partiel, apprenti, stagiaire rémunéré ou encore bénévole de structure associative.

Quels sont les objectifs de l’appui au projet professionnel ?

  • Identifier vos compétences et notamment vos compétences transférables.
  • Identifier les emplois correspondants aux compétences acquises.
  • Vous apporter la méthodologie, les ressources et le soutien nécessaire pour la construction de votre projet professionnel en identifiant les freins à sa mise en œuvre.
  • Construire un plan d’actions de mise en œuvre du parcours défini

Concrètement comment cela se déroule ?

Vous pouvez bénéficier de 6 heures de conseil avec un consultant  : entretiens en face à face, travaux sur des questionnaires, tests… Vous avez également accès à des ressources pour travailler sur votre projet en autonomie.

La prestation se déroule sur maximum 10 semaines.

Catalys Conseil peut vous accompagner sur l’ensemble de nos antennes en Bretagne et Pays de la Loire.

Quelques exemples de demande correspondant cette prestation :

 

Comment bénéficier de cette prestation ?

Vous devez contacter un conseiller en évolution professionnelle d’Uniformation http://moncep.uniformation.fr/carte-interactive

Celui-ci pourra vous préconiser une prestation d’appui à l’élaboration du projet mis en œuvre par Catalys Conseil.

En cas de questions complémentaires, nous sommes à votre disposition pour vous répondre : nos antennes.

Pour en savoir plus

http://moncep.uniformation.fr/

 

Comment tirer profit des réseaux sociaux au cours de votre bilan de compétences ?

Cela fait maintenant plusieurs années que les réseaux sociaux Viadeo et LinkedIn sont apparus comme de nouveaux outils pour la recherche d’emploi et l’évolution professionnelles. Lors d’un bilan de compétences, les fonctionnalités de ces outils sont du plus grand intérêt. Exemples de cas concrets.

 

Premiers pas

Si beaucoup connaissent les réseaux sociaux et disposent d’un profil, peu utilisent activement les différentes fonctions offertes par les plates formes.

Dans le cadre des bilan de compétences, il s’agit pour moi d’accompagner les premiers pas sur les réseaux sociaux à savoir apporter un conseil dans la réalisation du profil, le descriptif, le CV, la création d’un carnet de contacts. Pourtant, ces fonctions sont importantes pour ne pas perdre son temps et obtenir des résultats, à commencer par renseigner son profil a minima. La première étape consiste à définir des mots clés, à réaliser une présentation au plus juste de votre positionnement professionnel et de vos objectifs.

 

Mettre à profit les fonctions : l’exemple des groupes

Le seul fait de compléter un profil sur un réseau constitue une première étape avant d’envisager d’autres actions. La recherche de hub, c’est-à-dire de groupes constitués de professionnels partageant les mêmes centres d’intérêt peu s’avérer payante pour suivre l’actualité d’un secteur. Ces groupes permettent d’échanger sur différents sujets : un secteur d’activité, une formation, un métier.

Profil d'Isabelle

Isabelle travaille dans le commerce depuis près de 25 ans. Parmi différents projets d’évolution évoqués dans le cadre de son bilan, Isabelle s’est intéressée au métier de formatrice dans son domaine d’expérience. Elle souhaite réaliser une formation de formateur auprès de l’AFPA. Pour conforter son projet, nous lui avons indiqué l’existence du groupe sur ce thème sur Viadeo dans lequel elle a pu trouver des contacts avec des professionnels et comprendre les problématiques du métier en prenant connaissance des échanges au sein du groupe.

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Bénéficier du partage d’expérience

Aujourd’hui quoi de plus facile que d’accéder à une fiche métier ou à une vidéo sur le net présentant le métier que l’on convoite. Cela constitue une base de recherche incontournable pour se documenter et enquêter sur les métiers de vos rêves. Mais comment avoir des informations de l’intérieur, du vécu, c’est-à-dire comment connaître ce qui n’apparaîtra jamais dans une fiche métier mais qui peut être déterminant pour un choix de reconversion ?

C’est pour cela que je propose des méthodes pour approcher des professionnels, des experts qui pourront fournir des informations « de l’intérieur ».

Profil de Lorène

C’est ainsi que Lorène a pu obtenir des informations (un mail de 3 pages tout de même !) sur une formation de la part d’une professionnelle. Lorène occupe un poste d’assistante logistique en industrie dans le cadre de missions de travail temporaires. Pour se consolider dans un emploi pérenne, elle souhaite réaliser une formation à distance. Une rapide recherche sur Viadéo lui a permis de prendre contact avec d’anciens stagiaires de cette formation. Ces personnes étaient d’autant plus disposées à lui apporter des conseils qu’elles avaient également traversé ces questionnements. Lorène a pu obtenir des retours d’expérience et ainsi que des contacts prêts à l’aider. Voici son témoignage :

Mon impression personnelle est qu’effectivement, ils (les réseaux sociaux) peuvent s’avérer un bon support dans la dernière phase du bilan.

En effet, pour moi, Viadéo notamment m’a aidé à contacter des personnes dont j’avais ciblé le profil professionnel ou de formation. J’ai ainsi pu poser des questions précises (aidée également par les supports papier pour le questionnement mis à disposition par vos soins) et cela sans trop perdre de temps au téléphone et sans perturber des emplois du temps déjà chargés des professionnels.

Ces contacts m’ont aidé dans mon choix de formation et mes perspectives professionnelles. Le taux de retour est correct (entre 30 et 40 % des contacts ont répondu) même si dans certains cas, cela s’est bien après la fin du bilan. Ce type d’enquête a en outre l’avantage de ne pas avoir de contraintes d’emploi du temps (le mailing peut être fait en dehors des heures d’ouverture d’une entreprise). »

Voici donc un aperçu des usages des réseaux sociaux dans une démarche d’évolution professionnelle. Au vu des développements continus des plates formes, il y a fort à parier que d’autres possibilités d’utilisation seront à prévoir : recommandation, certification de compétences, etc.

 

Et vous ? avez-vous vécu une expérience positive ou négative sur les réseaux sociaux, au moment de changements dans votre carrière ?  Vos témoignages nous sont précieux.

Si vous voulez en savoir plus sur notre accompagnement Bilan de Compétences, cliquez sur ce lien.

Appel à témoin : femmes salariées dans le numérique sur Nantes

Dans le cadre d’une mission commandée par la DIRECCTE de Loire Atlantique nous réalisons des films présentant les métiers de la filière numérique.
Les objectifs de ces films sont de :

  • développer l’attractivité de la filière auprès d’un large public
  • montrer que des candidats au parcours plus atypiques peuvent intégrer le secteur :  les recrutements ne concernent pas uniquement des ingénieurs bac + 5, d’autres parcours sont possibles (jeunes diplômés, bac +2/3, travailleurs handicapés, salariés en reconversion, des hommes et des femmes…).
  • Valoriser le métier de développeur

La communication s’adresse au grand public (jeunes et parents, collèges, lycées…), aux demandeurs d’emploi, aux professionnels de l’orientation et de l’emploi ainsi qu’aux employeurs.

En complément des films déjà réalisés, nous recherchons des témoignages de femmes salariées exerçant sur des métiers du numérique idéalement sur Nantes.

Si vous souhaitez témoigner, contactez moi au 06 79 93 94 13.

Merci

Emmanuelle SOHIER-ROUSSEAU