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Est-il pertinent d’utiliser un agrégateur d’offres d’emploi au cours de mon bilan de compétences ?

Est-il pertinent d'utiliser un agrégateur d'offres d'emploi au cours de mon bilan de compétences -

Abordons une question pratique cette semaine ! Devant la multiplication des outils en ligne favorisant la recherche d’emploi, nous souhaitons aborder la pertinence d’un « agrégateur » au cours d’un bilan de compétences.  Vous n’avez jamais entendu parler d’agrégateur d’offres d’emploi ? Pas de panique ! On vous explique tout dans ce billet.

Vous avez dit « agrégateur d’offres d’emploi » ?

Commençons par le commencement. En effet, inutile d’aller plus loin si on a pas bien saisi ce qu’est un agrégateur d’offres. Il s’agit tout simplement d’un site Internet auquel on indique le job recherché et le secteur géographique visé. Prenant en compte ces critères, l’agrégateur se charge d’aller rechercher des offres d’emploi correspondant à ces critères sur différents sites et de vous les adresser par mail. Plus besoin d’aller visiter nombre de sites emploi et autres « job-boards » (site d’emplois), les offres sont captées par un seul site et vous parviennent par mail. Parmi les principaux sites dans cette catégorie, Indeed et Jobijoba sont parmi les plus connus.

 

Agrégateur et bilan de compétences : quel rapport ? 

S’il est facile de trouver un intérêt dans le service rendu par les agrégateurs dans une phase de recherche d’emploi, il n’est pas si évident d’en percevoir l’intérêt dans le cadre d’un bilan de compétences.

Pourtant, à y regarder de plus près, un bilan de compétences est certes un moment de réflexion sur soi mais également sur son devenir professionnel.

En effet, le bilan de compétences est souvent perçu comme une période où on passe des tests psychotechniques en étant accompagné par un conseiller. Oui, mais pas uniquement car travailler sur un projet nécessite d’avoir une écoute du marché de l’emploi et cela à différents niveaux…

 

Faire une veille de l’emploi sur son propre métier 

Pour chacun, il n’est pas évident de connaître le marché de l’emploi sur un métier. L’idée est simple mais s’avère intéressante. Réaliser une veille sur son propre métier en utilisant un agrégateur permet de suivre les tendances de l’emploi en temps réel. Ces offres peuvent ensuite nourrir une réflexion sur de plusieurs aspects :

« quelles sont les tendances du recrutement dans mon métier ? »

« quels sont les profils recherchés, quelles sont les compétences recherchées ? »

 

Comprendre le marché de l’emploi du « job de mes rêves »

Créer une (ou plusieurs) alerte(s) sur un agrégateur dans le cadre d’une transition professionnelle peut présenter également de l’intérêt et apporter des informations précieuses :

« quelles sont les entreprises qui recrutent sur le métier qui m’intéresse ? »

« quels sont les critères de recrutement ? »

 

Pourquoi ne pas créer plusieurs alertes ?

La création de plusieurs alertes permet ensuite d’enrichir cette veille. En effet, je conseille de créer des alertes sur des territoires alentours pour connaître les tendances de recrutement sur les secteurs géographiques visés.

D’autre part, créer des alertes sur des métiers proches permet d’élargir la veille sans rester cantonner à un seul métier.

 

Un retour d’expérience avec SINAD

Sinad, un agrégateur intéressant

Depuis plus 2015, nous disposons d’un partenariat avec SINAD,  un agrégateur que nous proposons à nos clients, qu’ils soient accompagnés vers l’emploi ou dans leurs projets (bilan de compétences). Après un an d’expérimentation de ce service, voici ce qu’en disent les personnes qui en ont bénéficié*  :

  • Le fait de recevoir des offres d’emploi régulièrement et à une heure matinale (9h) du matin est fortement apprécié. Le fait d’obtenir rapidement l’offre d’emploi au moment où elle paraît est un gage d’efficacité.
  • Le service de l’agrégateur est perçu comme complémentaire d’autres sites car les offres reçues ne sont pas « trouvables ailleurs ».
  • Surtout, lorsque les personnes ont postulé sur les offres reçues par SINAD, 41% ont obtenu des propositions d’entretien d’embauche.
  • Au total, 79% de nos clients considèrent ce service comme étant utile voire très utile.

Devant ce constat, il nous semble pertinent de maintenir cette collaboration avec SINAD et de proposer ce service gratuitement à tous les salariés et les chercheurs d’emploi que nous accompagnons, que ce soit en bilan de compétences ou vers l’emploi.

Vous pouvez nous donner votre avis sur les agrégateurs d’offres d’emploi et sur les usages que vous en faites dans les commentaires de cet article.

*173 personnes ont répondu à l’enquête réalisée entre novembre 2016 et octobre 2017.

Bénévoles, valorisez vos compétences !

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Pensez à mettre en avant vos compétences acquises dans le bénévolat ! Valorisez ce que vous savez faire dans votre CV, dans votre carrière, dans votre évolution professionnelle ! Utilisez-les en dehors de votre engagement bénévole ! Mais comment ?

Le bénévole, au delà de son engagement dans l’association, développe les mêmes types de compétences qu’en entreprise : logistique, gestion de projet, comptabilité, secrétariat, communication, etc. Mais aussi des compétences comportementales spécifiques, comme par exemple la capacité d’innovation, la capacité à travailler en équipe, à animer sans hiérarchie formelle, à travailler de manière efficiente argumenter, défendre un projet, etc.

Ces compétences sont transférables dans tous les milieux professionnels et donc dans une recherche d’emploi.

Il faut en avoir conscience, les avoir identifiées et les valoriser sous l’angle professionnel, ce qui n’est pas si évident.

Et aujourd’hui cela reste complexe et sous exploité. En effet la valorisation et de la validation de ces compétences acquises sont largement sous-utilisées alors que 36% des actifs affirment utiliser régulièrement au travail des compétences acquises lors de leur activité bénévole.

 

Comment arriver à mettre en avant ses compétences dans sa recherche d’emploi, dans un CV, lors d’un entretien ou encore, dans son entreprise, dans le cadre d’une évolution professionnelle ?

Comment transformer un choix, qui au départ, est un engagement personnel et militant à un atout professionnel ?

 

La première étape est de décrire ce que l’on fait au sein de l’association et par rapport à ca, de relier les compétences, les savoir-faire, les savoir-etre que cela nécessite. Ce premier pas permet de valoriser les expériences et compétences acquises.

Dans son CV ce sont des atouts supplémentaires à mettre en avant, au delà de la simple case « centre d’intérêt » ou « loisirs ».

Dans l’entretien d’embauche ou professionnel, ces compétences sont à souligner au même titre que celles développées dans le milieu professionnel.

L’entreprise y sera sensible. Au delà de l’intérêt d’un engagement militant qu’elle peut rechercher, elle pourra utiliser et exploiter utilement ce que vous avez appris.

 

La loi travail renforce et remet au gout du jour cette idée. Avec le compte d’engagement citoyen (CEC), le bénévole a la possibilité de valoriser ses compétences et même de les faire reconnaître au travers d’heures CPF, de jours permettant d’exercer ces activités ou même acquérir une qualification au travers d’une VAE.

Une véritable opportunité de faire évoluer le regard sur le bénévolat et d’en faire un outil de gestion de carrière professionnelle.

Vous avez développé des compétences dans un cadre bénévoles et vous avez pu les valoriser ? Laissez-nous un commentaire.

Merci à Véronique Thomas ainsi qu’à Céline Chatelier pour la rédaction de cet article !

Saisonniers, qualifiez-vous et sécurisez votre carrière

Dans cet article, nous nous faisons le relais d’un dispositif visant à favoriser la qualification des personnels saisonniers. Le FAFIH (OPCA de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs et des activités du tourisme) finance la formation professionnelle et l’apprentissage de ce secteur d’activité. 

Retrouvez toutes les informations dans cette vidéo ainsi que tous les renseignements dans les dépliants en téléchargement.

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Recherche d’emploi entre le 15 juillet et le 15 août : faut-il se mettre en stand by ?

Candidature spontanéeLes vacances, enfin ! Déconnectons, prenons du recul, faisons un break bien mérité. Oui mais, si je recherche un travail…Que faut-il faire ? 

A l’approche de cette période, toute personne en recherche d’emploi peut s’interroger sur la pertinence de réaliser des démarches. Faut-il stopper les actions pour les reprendre plus tard ? Il y a-t-il des opportunités pendant cette période ? Pour répondre à ces questions, j’ai interrogé l’équipe des consultants de Vitré, spécialisés dans l’accompagnement des parcours professionnels de Vitré : Christian Thoraval et Lelia Lemoine. 

Penser à faire une pause

Il n’est pas simple d’aborder cette période avec un objectif de recherche d’emploi : les proches pensent à leurs congés ou y sont, les offres sont moins nombreuses, les relances apportent moins de résultats…

Il peut être pertinent de faire une pause pendant cette période. Rappelons que tout demandeur d’emploi a le droit de prendre des congés. Dans certaines circonstances, il peut être judicieux de faire une vraie pause et de mettre la recherche d’emploi de côté pour reprendre de plus bel à la fin du mois d’août.

En effet, après une fin d’activité dense, une perte d’emploi stressante ou angoissante, il peut être judicieux de poser les valises et de marquer une pause pour se ressourcer et se régénérer. Un moment pour reprendre confiance, pour changer d’air, pour voir les choses autrement.

 

Mais pas que

Entre le 15 juillet et le 15 août, « la France tourne au ralenti » comme dirait l’autre. Cela pourrait être une bonne raison pour mettre sa recherche d’emploi de côté.

Selon Lelia,

« Les gens arrivent souvent avec l’idée que ce n’est pas utile/judicieux de chercher du travail pendant cette période.

C’est une idée fausse ou un a priori tout à fait compréhensible. En effet, les recrutements ne sont pas fermés pendant cette période. Effectivement, c’est moins propice à cause des congés des fonctions support. Cependant, beaucoup d’entreprises gardent un niveau d’activité, même très bas. Seuls certains secteurs font exception à la règle dont le bâtiment par exemple.

Je propose généralement de rester en veille sur les offres et d’en profiter pour sélectionner les entreprises afin de réaliser des candidatures spontanées.

Je leur propose par exemple de réaliser une candidature spontanée, pour un 1er contact, de rappeler quelques jours après pour savoir s’ils ont eu l’occasion d’étudier la candidature, et dans tous les cas de re-postuler en septembre, comme piqûre de rappel.

Dans l’industrie, le besoin est en continu ! Si les gens arrêtent de postuler c’est parce qu’ils partent en vacances…

Dans la grande distribution, effectivement les remplacements d’été sont « calés » plutôt en avril-mai et principalement par les enfants des salariés ou des étudiants… Mais cela n’empêche pas quelques démarches, quelques prises de contact.

D’autant plus que pendant cette période, il y a moins de concurrence !

En bref, je leur conseille de la veille et de la préparation, ce qui permettra de saisir d’éventuelles opportunités (à court ou moyen terme).

La rentrée, c’est le moment des nouvelles idées et des projets pour les entreprises…. Alors se manifester avant, c’est peut être créer de l’opportunité (avant le rush) ! »

 

Rester actif, mais différemment

Par ailleurs, cette période peut être l’occasion de s’investir sur des actions différentes.

Selon Lelia,

Cette période « plus calme » est l’occasion de finaliser ses outils, et sa stratégie de recherche d’emploi.

Cette période plus calme peut être plus propice pour de la prospection et des entretiens conseil.

 

Selon Christian,

« Il y a davantage de temps et de disponibilité « d’esprit » au sein des services RH, en comparaison avec la reprise de septembre, ceci peut  favoriser un 1er contact dans le cadre d’entretiens-conseil.

Cette période permet donc de développer un réseau et de proposer une candidature par anticipation d’éventuels recrutements à venir. Bien sûr, ce 1er contact doit se poursuivre par une relance début septembre. L’entreprise peut également y trouver un intérêt dans sa démarche de recrutement. »

 

Si cette période peut être perçue – à tort ou à raison – comme un moment calme dans les recrutements, chacun doit y voir une raison de s’interroger sur sa stratégie de recherche d’emploi.

Efficacité et pause bien méritée ne sont pas incompatibles. Le tout est de s’organiser et d’envisager sa stratégie en lien avec la réalité de son secteur d’activité.

Et vous, comment considérez-vous cette période professionnellement ? Quelle stratégie vous semble la plus appropriée entre le 15 juillet et le 15 août ? Donnez votre point de vue ou votre expérience dans les commentaires de cet article.

5 questions sur la lettre de motivation

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Cette semaine nous souhaitons partager un point de vue sur la lettre de motivation.

Il y a maintenant plus d’un an, nous proposions un article sur le sujet (La lettre de motivation : un mal nécessaire ou un plus ? ). Au vu des multiples questionnements posés sur la lettre de motivation, nous posons 5 questions à une consultante en recrutement pour disposer de son avis d’experte ! Isaure Grün, consultante RH et chargée de recrutement répond à 5 questions sur la lettre de motivation.

 

La lettre a t-elle toujours un intérêt ? 

 « La lettre de motivation est l’opportunité pour le(la) candidat(e) de présenter son profil et son projet. En cela, la lettre est un moyen pour susciter l’intérêt d’être rencontré(e) par le cabinet ou par l’entreprise.

Encore et toujours, la lettre constitue un outil indispensable pour se positionner sur un poste identifié ou adresser une candidature spontanée.

Cependant, ce n’est pas parce que la lettre de motivation est la règle qu’il faut se prêter à l’exercice sans conviction (« je le fais parce qu’il faut le faire mais je n’y crois pas »).

 

En effet, lorsque nous recrutons pour un client, au delà des CV, nous lisons attentivement les lettres de motivations. Et parmi les candidatures, lorsque nous repérons une lettre bien rédigée qui valorise un profil/un projet en adéquation avec les critères recherchés par l’entreprise, c’est un réel atout pour le candidat. Il y a alors de grandes chances pour que nous contactions la personne pour la rencontrer.

Bien sûr, une lettre rédigée avec soin n’est pas la garantie d’être recruté. Mais par expérience, le candidat qui obtient le poste est souvent l’auteur d’une lettre de qualité.

N’oublions pas qu’il s’agit d’un moyen pour le candidat de faire la différence et surtout que la lettre est un outil de communication qui invite le recruteur à rencontrer le candidat ou pas !

 

Que doit-elle comporter ? Que doit-elle dire ?

Il faut sortir des règles et des recettes appliquées par tous. Non, il n’y a pas de lettre type. Il s’agit surtout d’un écrit dans lequel le candidat démontre sa compréhension des contours du poste et/ou des enjeux pour l’entreprise.

A chaque poste, la démarche est différente. Par exemple, pour les postes où la communication est essentielle (la liste est longue), la lettre est un test en soit. En effet, c’est l’occasion pour le candidat de démontrer son esprit d’analyse, de synthèse et ses capacités rédactionnelles. 

En tant que recruteur, nous voyons rapidement si le rédactionnel est au niveau attendu. A titre d’exemple, pour les postes en management ou en communication, la lettre ne peut pas être un écrit standard car les exigences sont plus fortes encore sur ce poste quelles ne le seraient pour un poste à dominance technique, tel que technicien de maintenance ou comptable. C’est la cohérence globale de la lettre qui prime avant tout !

 

Comment réussir l’accroche d’une lettre ? 

Là encore, pas de recette ou de formules types. Tout est une question de “stratégie de communication”.

Il faut éviter les « copier-coller » ou les formules toutes faites facilement détectables. Cela n’a aucune valeur ajoutée.

Pour apporter un éclairage, je conseille de réfléchir à plusieurs questions :

  • Pourquoi postulez-vous à ce poste ? Pourquoi dans cette entreprise ? Pourquoi dans ce secteur d’activité ? Dans quel contexte de votre parcours professionnel ?

  • Quel est votre projet ? Qu’aimez vous faire ?

  • Quelle contribution souhaitez vous apporter à l’équipe ?

  • Pourquoi « vous » ? Quels sont vos atouts? Quel est votre profil ? Quelles ressources vous reconnait-on ?

 

Il s’agit de questions simples, mais utiles pour parler de soi et de son projet.

Chaque paragraphe doit présenter un intérêt. Une lettre synthétique – tout en développant les points majeurs de sa candidature – est toujours plus efficace !

 

L’originalité est-elle recommandée ?

 L’originalité peut permettre au candidat de se différencier. Mais attention, cela doit être bien calibré.

L’originalité n’est pas toujours recherchée dans tous les métiers.

Certaines entreprises recherchent des profils créatifs ou peu conventionnels mais là encore il s’agit de bien doser, pour ne pas induire l’effet inverse ! C’est-à-dire des doutes ou un avis défavorable.

 

Quelles sont les principales erreurs à éviter ? 

La première erreur serait de ne pas rédiger de lettre de motivation. A l’aire du numérique et des SMS, cela arrive régulièrement. Une autre erreur consiste à rédiger une ligne du type : « veuillez-trouver ci-joint mon CV ».

Le candidat doit donner du sens à sa lettre.

Pensez que les lettres ne sont pas lues si vous voulez… Mais si votre lettre est lue, elle doit être convaincante. En résumé : faites la différence !

 

Nous remercions Isaure pour ces informations. Et vous, comment faites-vous la différence dans vos lettres de motivations ? N’hésitez pas à nous le dire dans les commentaires ! 

 

Notre avis sur « Corporate », un film sur le management et le harcèlement

Sortie en salle le 5 avril dernier, Corporate de Nicolas Silhol nous invite dans un voyage au sein du « management par la terreur ». Engagés dans le bien être au travail auprès de nos clients – qu’ils soient salariés, chercheurs d’emploi, créateurs d’entreprise ou employeur – nous avons été curieux de ce film et souhaitons vous partager un avis de professionnels sur un sujet très sensible. Je vous livre ici mon avis, attention Spoiler !

Céline Sallette, Lambert Wilson Source : Télérama
Céline Sallette, Lambert Wilson
Source : Télérama

 

En résumé

Pour commencer, voici le résumé du film : Emilie Tesson-Hansen (Céline Sallette) est une RRH (responsable ressources humaines) à haut potentiel. Engagée par son ancien professeur et mentor Stéphane Fron­cart (Lambert Wilson), DRH au siège d’une multinationale, elle se destine à une brillante carrière au sein du groupe.

Dalmat, collaborateur d’une quarantaine d’année, insiste pour la rencontrer mais cette dernière se dérobe pendant plusieurs semaines. Devenu de plus en plus pressent, il la suit dans la rue et l’empoigne. Emilie Tesson-Hansen, contrainte de lui fournir une explication, finira alors par lui lâcher ces mots «  vous ne comprenez pas qu’on ne veut plus de vous dans l’entreprise, il faut démissionner… ». Quelques heures plus tard, Dalmat se suicide sur son lieu de travail. Une enquête de l’inspection du travail est ouverte….Emilie Tesson-Hansen est dans le viseur.

Si les personnes de ce film sont fictives, les techniques de management employées sont bien réelles

Nicolas Silhol nous met ainsi en garde dés le début de son film : « Si les personnes de ce film sont fictives, les techniques de management employées sont bien réelles ». Isolement, manipulation, mise au placard, évaluation négative à répétition… Tous les ingrédients du harcèlement sont présents avec un objectif chiffré : 10% de démissions en ciblant les séniors les moins productifs ne correspondant plus aux standards de l’entreprise.

Bien qu’il nous présente les conséquences de ce type de management sur les salariés, ce film s’attache à en montrer également les mécanismes en adoptant le point de vue de la RRH.

Il démontre qu’il ne s’agit pas là d’une démarche isolée d’une RRH qui aurait échappée à tout contrôle de sa hiérarchie mais bien d’une pratique managériale imaginée, réfléchie et déclinée comme une stratégie de gestion des ressources humaines de l’entreprise incarnée par Stéphane Fron­cart, le DRH du groupe. Les cadres chargés d’exécuter cette stratégie sont formés, outillés et challengés pour réussir à mener à bien cette mission et atteindre leurs objectifs. L’entreprise a réussi à imaginer une technique de management qu’elle a intitulé ironiquement « Le Management du savoir-Etre », basée sur le harcèlement toutefois sans jamais en prendre complétement le visage.

Première étape, le salarié est invité à participer à une évaluation comportementale permettant d’identifier son degré de proactivité.

Deuxième étape, il est poussé à se mettre en mobilité en l’amenant à penser qu’en tant qu’acteur de sa trajectoire professionnelle, cette décision est pleinement la sienne.

Troisième et dernière étape, en lui proposant une mutation qu’il ne pourra pas accepté du fait d’une situation personnelle difficile, il est poussé à la démission. Objectif atteint pour le RRH.

Une RRH déshumanisée ?

Suite au suicide de son collaborateur, le réflexe d’Emilie Tesson-Hansen sera de « se » couvrir – elle d’abord – et de couvrir l’entreprise ensuite. Nous sommes amenés à suivre cette protagoniste dans son évolution psychologique et dans les choix qu’elle devra mener :Continuera t’elle à se montrer « corporate » comme lui demande sa hiérarchie et ainsi s’assurera-t-elle un avenir au sein du groupe ? Est-elle finalement complice et coupable ou instrumentalisée et victime ?

Totalement dans le contrôle que ce soit de ses émotions et de son apparence, d’une froideur glaçante, elle évoluera dans ses postures avec le soutien de l’inspectrice du travail (jouée par Violaine Fumeau) et finira par dénoncer les pratiques en cours dans l’entreprise, se libérant par la même de l’emprise de son mentor.

Cela fait-il d’elle une héroïne ? Je serais tenté de répondre oui et non. Oui, car elle arrivera à lever le voile sur des pratiques manipulatrices. Non car elle en était en toute conscience l’instrument.

Loin d’être binaire (le bien/le mal), ce film démontre la complexité des relations humaines dans les organisations et du « costume » que nous endossons – plus ou moins consciemment – pour répondre aux exigences de celles-ci.

Et en réalité ?

Le magazine Capital a présenté Corporate comme « le film qui fait hurler les DRH ». En effet, des professionnels interrogés par le journal ont jugé cette fiction irréaliste et néfaste pour l’image de leur métier.

Effectivement, le rôle du RRH, tel que la majorité des professionnels du métier le conçoit, ne correspond surement en rien au « killer » (terme employé par Emilie Tesson-Hansen pour se décrire dans le film) et pourtant nous ne pouvons nier que les pratiques managériales décrites peuvent parfois être observées dans la réalité.

N’oublions pas que de nombreux cadres notamment en RH peuvent être en difficulté et en souffrance parce qu’ils doivent agir parfois en contradiction avec leurs valeurs. Le métier consiste notamment à « gérer » des ressources, cette dimension l’emporte parfois. Le RH est aussi un gestionnaire. La question c’est Quels moyens sont mis en œuvre ? Quelle anticipation et quelle gestion prévisionnelle ? Quel accompagnement des salariés ?

Le film « Corporate » peut être perçu comme une caricature ou comme un témoignage. Néanmoins, il présente à mon sens un intérêt : celui de faire réfléchir sur les formes de management et sur leurs conséquences. En effet, ce film invite chaque manager à s’interroger sur ses propres pratiques quel que soit son niveau hiérarchique et à prendre pleinement conscience des responsabilités individuelles et collectives face à ce type de situation.

Pour ma part, ce film m’a permis de confirmer mon intérêt pour les questions RH et de management, sujet passionnant qui suscite, on le voit, bien des débats.

Vous avez vu ce film ou des extraits, qu’en avez-vous pensé ? Partagez vos réactions dans les commentaires.

Merci à Frédéric Vanlierde pour sa relecture !

 

3 moyens pour susciter l’intérêt d’un recruteur sur les réseaux

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« Comment susciter l’intérêt d’un recruteur sur les réseaux sociaux?  » Cette question est un incontournable lors de nos ateliers sur l’usage des réseaux sociaux dans le cadre d’une recherche d’emploi.

En effet, les réseaux sociaux donnent aujourd’hui l’opportunité de rendre son profil visible au delà de notre cercle de connaissances « de la vraie vie ». Lorsque l’on est en recherche d’opportunité, tout l’enjeu est d’être visible des recruteurs. Sur les réseaux sociaux, il n’y a pas qu’une seule méthode mais un ensemble de règles qui – si elles sont bien mises en pratique – peuvent aboutir au résultat escompté ou du moins y contribuer.

 

Le profil avant tout…

Le profil sur des plates-formes telles que Viadeo ou Linkedin représente une vitrine de qui vous êtes et de vos compétences. Il est très fréquent de rencontrer des personnes qui considèrent le profil comme un simple CV, or ce n’est pas le cas.  Pour « booster » le profil, voici quelques règles de base :

  • une photo renvoyant une image professionnelle ;
  • des mots clés pertinents pour définir votre positionnement professionnel ;
  • un résumé pertinent et qui n’est pas un copier-coller d’une lettre de motivation ;
  • l’ajouts de médias (diaporama, liens vers des vidéos, sites internet) ;
  • cerise sur le gâteau : l’ajout de recommandations sous forme de texte réalisées par des pairs, d’anciens clients/fournisseurs ou de N+1.

Voici les grandes lignes d’un profil complet et efficace. Nous aurons certainement l’occasion d’en dire plus dans un prochain article de blog.

Par ailleurs, gardons à l’esprit l’idée qu’un profil est évolutif, donc qu’il doit être mis à jour. Sur Linkedin, par défaut vos contacts sont informés des modifications que vous faites sur votre profil. En utilisant cette fonctionnalité (mais avec parcimonie), vous pourrez vous rendre visible auprès de votre réseau.

Disposer d’un profil complet nous semble être le socle de la démarche. Inutile de chercher à attirer quiconque sur votre profil, s’il n’est pas complet ni optimisé. Cependant, disposer d’un bon profil sur les réseaux, c’est une chose, mais est-ce suffisant pour susciter l’intérêt du recruteur ?

Ensemble on va plus loin

Beaucoup considèrent que la constitution d’un profil est suffisant et qu’il n’y a rien à faire ensuite. Que nenni ! C’est là que ça devient intéressant. En effet, penser qu’un profil suffira à lui seul à faire tout le travail risque d’amener à quelques désillusions. Effectivement, si on se trouve sur un marché d’emploi « pénurique » (où il y a du travail mais pas de candidat), les chances de se faire approcher par un recruteur sont plus grandes. Mais ce n’est pas le cas pour tous. D’autres actions doivent donc être envisagées.

Un réseau social est avant tout un ensemble de personnes (et/ou d’organisations) qui se retrouvent à un endroit pour échanger, garder le contact, faire du lien, bref pour « réseauter ». Pas la peine d’être un génie en math pour comprendre que le nombre de contacts dont nous disposons sur un réseau social augmente notre capacité à entrer en relation avec d’autres. Cela augmente également la visibilité de notre profil auprès des contacts potentiels.

Connecter son profil à vos connaissances vous permettra d’être visible de leurs contacts.

Une autre stratégie consiste à s’impliquer dans des groupes (des hubs sur Viadeo). Ces groupes permettent aux membres d’un réseau  social d’échanger avec des personnes ayant les mêmes centres d’intérêt (il en existe plusieurs milliers sur LinkedIn). En faisant quelques recherches, vous trouverez facilement des groupes intéressants.

 

S’impliquer dans son réseau

Pour susciter l’intérêt d’un éventuel recruteur, les réseaux vous permettent de prendre la parole et de vous positionner en tant qu’expert dans votre domaine et cela de plusieurs manières :

  • En partageant votre veille sur les évolutions de votre métier à vos contacts vous augmenterez la visibilité de votre profil ;
  • En réagissant à des articles postés sur les réseaux, en répondant ou en « likant » un article également ;
  • Les plus aguerris publient des articles sur les réseaux ou partagent leurs articles de blog. Quoi de mieux pour illustrer son expérience dans son domaine ?

 

Ces 3 axes nous semblent êtes des éléments de base pour susciter l’intérêt d’un recruteur sur les réseaux sociaux. En tout cas, il s’agit des premières étapes pour aller plus loin sur les réseaux et adopter des actions plus avancées.

Dans nos ateliers sur « les réseaux sociaux et recherche d’emploi », nous accompagnons nos clients sur ces actions. Pour aller plus loin et prolonger la discussion, posez vos questions sur notre groupe LinkedIn ou sur notre page Facebook.

Et vous, quelles sont vos ficelles pour susciter l’intérêt des recruteurs sur les réseaux sociaux ? N’hésitez pas à les partagez dans les commentaires.

 

 

 

 

Loi Travail : Les nouveaux enjeux de la négociation collective

banniere_colloque_droit_socialv2Le 14 mars dernier se tenait à Nantes un colloque sur « les nouveaux enjeux de la négociation collective» organisé par la DIRECCTE des Pays de la Loire et l’ordre des avocats du barreau de Nantes. Soutien des organisateurs de cet événement et partenaire des organisations en changement, CATALYS Conseil était présent lors de ce colloque.

La Loi Travail est désormais entrée en vigueur et fait évoluer plusieurs aspects du droit du travail et du dialogue social : les entreprises ont désormais plus de marges de manœuvre pour construire des accords avec leurs représentants du personnel. C’est d’abord le sens de cette réforme qu’Yves STRUILLOU, Directeur Général du Travail au Ministère du Travail et de l’Emploi, est venu présenter et mettre en perspective pour l’introduction de ce colloque rassemblant environ 150 participants.

colloque

Quatre tables rondes ont ensuite rythmé la journée, proposant différents angles de la loi, avec la participation d’avocats, de représentants la DIRECCTE, de dirigeants d’entreprises et de partenaires sociaux.

La matinée a été l’occasion d’évoquer les principales nouveautés de la Loi El Khomri, dont les accords de préservation et développement de l’emploi (APDE) et les nouvelles modalités de négociation (qui négocie ? dans quels domaines ? à quel niveau ? etc…).

L’après-midi s’est concentré sur la négociation sur la Qualité de vie au Travail, thématique rendue obligatoire dans le dialogue social au sein des entreprises. Enfin, la dernière table ronde a été consacrée à la négociation collective dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi, permettant à la DIRECCTE de rappeler le rôle de l’administration dans ce cadre, notamment en terme de validation ; avocat, DRH et élus du personnel ont complété le propos en témoignant de la mise en œuvre des PSE qu’ils ont été amenés à connaître.

Une journée dense et éclairante sur les enjeux et modalités de dialogue social, confiant aux entreprises (employeurs et représentants du personnel) de nouvelles clés pour construire du « droit interne ».

En conclusion, la DIRECCTE des Pays de la Loire présentait l’appui-conseil qu’elle propose aux entreprises de la région souhaitant s’engager dans une réflexion sur les possibilités offertes par la Loi Travail. Une intervention de type diagnostic sur la dimension RH peut ainsi être prise en charge par la DIRECCTE. CATALYS Conseil, attributaire d’un marché d’accompagnement des entreprises en Mutations Economiques en Pays de la Loire et spécialiste du dialogue social, est l’opérateur qui pourra accompagner les entreprises volontaires. Pour plus de renseignements : conseil@catalys-conseil.fr

 

Activ Emploi : une boîte à outil motivante

Activ’Emploi est un accompagnement au retour à l’emploi financé par Pôle Emploi. D’une durée de 4 mois, cet accompagnement a pour objectif d’apporter des outils et des moyens pour rebondir rapidement. En somme, il s’agit d’une boîte à outils dans laquelle la personne en recherche d’emploi trouve :

  • Un conseiller référent et des regards croisés
  • Des ateliers thématiques : CV, lettre de motivation, réseaux sociaux et recherche d’emploi, préparation à l’entretien d’embauche, etc.
  • Un portail web donnant l’accès à des ressources et des outils dématérialisés

Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous le témoignage de Chimène qui a été accompagnée à Vitré par Lélia Lemoine. Ce témoignage nous semble bien représenter l’importance de la motivation dans la recherche d’emploi.  Et comme le dit Lélia, « le consultant est au côté du demandeur d’emploi, dans l’ombre mais prêt à intervenir dans les moments clés d’une recherche d’emploi ».

 

 

 

Bel été 2016

Bel été
 Vacances en vue !
Adepte du farniente ou de sports extrêmes, fidèle à un lieu de villégiature ou explorateur invétéré, chacun a sa manière de vivre cette période estivale.
Voici donc un temps pour changer de rythme pour mieux se ressourcer.
Les rédacteurs du blog de Catalys Conseil vont lever le pied le temps de faire le plein de soleil.
Nous vous donnons rendez-vous dès la rentrée pour partager avec vous d’autres articles sur les thèmes qui nous tiennent à cœur (la reconversion professionnelle, l’emploi, les RH…), l’actualité du cabinet et notre veille avec les mercredis de Delphine.

Bel été à tous