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Notre avis sur « Corporate », un film sur le management et le harcèlement

Sortie en salle le 5 avril dernier, Corporate de Nicolas Silhol nous invite dans un voyage au sein du « management par la terreur ». Engagés dans le bien être au travail auprès de nos clients – qu’ils soient salariés, chercheurs d’emploi, créateurs d’entreprise ou employeur – nous avons été curieux de ce film et souhaitons vous partager un avis de professionnels sur un sujet très sensible. Je vous livre ici mon avis, attention Spoiler !

Céline Sallette, Lambert Wilson Source : Télérama
Céline Sallette, Lambert Wilson
Source : Télérama

 

En résumé

Pour commencer, voici le résumé du film : Emilie Tesson-Hansen (Céline Sallette) est une RRH (responsable ressources humaines) à haut potentiel. Engagée par son ancien professeur et mentor Stéphane Fron­cart (Lambert Wilson), DRH au siège d’une multinationale, elle se destine à une brillante carrière au sein du groupe.

Dalmat, collaborateur d’une quarantaine d’année, insiste pour la rencontrer mais cette dernière se dérobe pendant plusieurs semaines. Devenu de plus en plus pressent, il la suit dans la rue et l’empoigne. Emilie Tesson-Hansen, contrainte de lui fournir une explication, finira alors par lui lâcher ces mots «  vous ne comprenez pas qu’on ne veut plus de vous dans l’entreprise, il faut démissionner… ». Quelques heures plus tard, Dalmat se suicide sur son lieu de travail. Une enquête de l’inspection du travail est ouverte….Emilie Tesson-Hansen est dans le viseur.

Si les personnes de ce film sont fictives, les techniques de management employées sont bien réelles

Nicolas Silhol nous met ainsi en garde dés le début de son film : « Si les personnes de ce film sont fictives, les techniques de management employées sont bien réelles ». Isolement, manipulation, mise au placard, évaluation négative à répétition… Tous les ingrédients du harcèlement sont présents avec un objectif chiffré : 10% de démissions en ciblant les séniors les moins productifs ne correspondant plus aux standards de l’entreprise.

Bien qu’il nous présente les conséquences de ce type de management sur les salariés, ce film s’attache à en montrer également les mécanismes en adoptant le point de vue de la RRH.

Il démontre qu’il ne s’agit pas là d’une démarche isolée d’une RRH qui aurait échappée à tout contrôle de sa hiérarchie mais bien d’une pratique managériale imaginée, réfléchie et déclinée comme une stratégie de gestion des ressources humaines de l’entreprise incarnée par Stéphane Fron­cart, le DRH du groupe. Les cadres chargés d’exécuter cette stratégie sont formés, outillés et challengés pour réussir à mener à bien cette mission et atteindre leurs objectifs. L’entreprise a réussi à imaginer une technique de management qu’elle a intitulé ironiquement « Le Management du savoir-Etre », basée sur le harcèlement toutefois sans jamais en prendre complétement le visage.

Première étape, le salarié est invité à participer à une évaluation comportementale permettant d’identifier son degré de proactivité.

Deuxième étape, il est poussé à se mettre en mobilité en l’amenant à penser qu’en tant qu’acteur de sa trajectoire professionnelle, cette décision est pleinement la sienne.

Troisième et dernière étape, en lui proposant une mutation qu’il ne pourra pas accepté du fait d’une situation personnelle difficile, il est poussé à la démission. Objectif atteint pour le RRH.

Une RRH déshumanisée ?

Suite au suicide de son collaborateur, le réflexe d’Emilie Tesson-Hansen sera de « se » couvrir – elle d’abord – et de couvrir l’entreprise ensuite. Nous sommes amenés à suivre cette protagoniste dans son évolution psychologique et dans les choix qu’elle devra mener :Continuera t’elle à se montrer « corporate » comme lui demande sa hiérarchie et ainsi s’assurera-t-elle un avenir au sein du groupe ? Est-elle finalement complice et coupable ou instrumentalisée et victime ?

Totalement dans le contrôle que ce soit de ses émotions et de son apparence, d’une froideur glaçante, elle évoluera dans ses postures avec le soutien de l’inspectrice du travail (jouée par Violaine Fumeau) et finira par dénoncer les pratiques en cours dans l’entreprise, se libérant par la même de l’emprise de son mentor.

Cela fait-il d’elle une héroïne ? Je serais tenté de répondre oui et non. Oui, car elle arrivera à lever le voile sur des pratiques manipulatrices. Non car elle en était en toute conscience l’instrument.

Loin d’être binaire (le bien/le mal), ce film démontre la complexité des relations humaines dans les organisations et du « costume » que nous endossons – plus ou moins consciemment – pour répondre aux exigences de celles-ci.

Et en réalité ?

Le magazine Capital a présenté Corporate comme « le film qui fait hurler les DRH ». En effet, des professionnels interrogés par le journal ont jugé cette fiction irréaliste et néfaste pour l’image de leur métier.

Effectivement, le rôle du RRH, tel que la majorité des professionnels du métier le conçoit, ne correspond surement en rien au « killer » (terme employé par Emilie Tesson-Hansen pour se décrire dans le film) et pourtant nous ne pouvons nier que les pratiques managériales décrites peuvent parfois être observées dans la réalité.

N’oublions pas que de nombreux cadres notamment en RH peuvent être en difficulté et en souffrance parce qu’ils doivent agir parfois en contradiction avec leurs valeurs. Le métier consiste notamment à « gérer » des ressources, cette dimension l’emporte parfois. Le RH est aussi un gestionnaire. La question c’est Quels moyens sont mis en œuvre ? Quelle anticipation et quelle gestion prévisionnelle ? Quel accompagnement des salariés ?

Le film « Corporate » peut être perçu comme une caricature ou comme un témoignage. Néanmoins, il présente à mon sens un intérêt : celui de faire réfléchir sur les formes de management et sur leurs conséquences. En effet, ce film invite chaque manager à s’interroger sur ses propres pratiques quel que soit son niveau hiérarchique et à prendre pleinement conscience des responsabilités individuelles et collectives face à ce type de situation.

Pour ma part, ce film m’a permis de confirmer mon intérêt pour les questions RH et de management, sujet passionnant qui suscite, on le voit, bien des débats.

Vous avez vu ce film ou des extraits, qu’en avez-vous pensé ? Partagez vos réactions dans les commentaires.

Merci à Frédéric Vanlierde pour sa relecture !

 

3 moyens pour susciter l’intérêt d’un recruteur sur les réseaux

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« Comment susciter l’intérêt d’un recruteur sur les réseaux sociaux?  » Cette question est un incontournable lors de nos ateliers sur l’usage des réseaux sociaux dans le cadre d’une recherche d’emploi.

En effet, les réseaux sociaux donnent aujourd’hui l’opportunité de rendre son profil visible au delà de notre cercle de connaissances « de la vraie vie ». Lorsque l’on est en recherche d’opportunité, tout l’enjeu est d’être visible des recruteurs. Sur les réseaux sociaux, il n’y a pas qu’une seule méthode mais un ensemble de règles qui – si elles sont bien mises en pratique – peuvent aboutir au résultat escompté ou du moins y contribuer.

 

Le profil avant tout…

Le profil sur des plates-formes telles que Viadeo ou Linkedin représente une vitrine de qui vous êtes et de vos compétences. Il est très fréquent de rencontrer des personnes qui considèrent le profil comme un simple CV, or ce n’est pas le cas.  Pour « booster » le profil, voici quelques règles de base :

  • une photo renvoyant une image professionnelle ;
  • des mots clés pertinents pour définir votre positionnement professionnel ;
  • un résumé pertinent et qui n’est pas un copier-coller d’une lettre de motivation ;
  • l’ajouts de médias (diaporama, liens vers des vidéos, sites internet) ;
  • cerise sur le gâteau : l’ajout de recommandations sous forme de texte réalisées par des pairs, d’anciens clients/fournisseurs ou de N+1.

Voici les grandes lignes d’un profil complet et efficace. Nous aurons certainement l’occasion d’en dire plus dans un prochain article de blog.

Par ailleurs, gardons à l’esprit l’idée qu’un profil est évolutif, donc qu’il doit être mis à jour. Sur Linkedin, par défaut vos contacts sont informés des modifications que vous faites sur votre profil. En utilisant cette fonctionnalité (mais avec parcimonie), vous pourrez vous rendre visible auprès de votre réseau.

Disposer d’un profil complet nous semble être le socle de la démarche. Inutile de chercher à attirer quiconque sur votre profil, s’il n’est pas complet ni optimisé. Cependant, disposer d’un bon profil sur les réseaux, c’est une chose, mais est-ce suffisant pour susciter l’intérêt du recruteur ?

Ensemble on va plus loin

Beaucoup considèrent que la constitution d’un profil est suffisant et qu’il n’y a rien à faire ensuite. Que nenni ! C’est là que ça devient intéressant. En effet, penser qu’un profil suffira à lui seul à faire tout le travail risque d’amener à quelques désillusions. Effectivement, si on se trouve sur un marché d’emploi « pénurique » (où il y a du travail mais pas de candidat), les chances de se faire approcher par un recruteur sont plus grandes. Mais ce n’est pas le cas pour tous. D’autres actions doivent donc être envisagées.

Un réseau social est avant tout un ensemble de personnes (et/ou d’organisations) qui se retrouvent à un endroit pour échanger, garder le contact, faire du lien, bref pour « réseauter ». Pas la peine d’être un génie en math pour comprendre que le nombre de contacts dont nous disposons sur un réseau social augmente notre capacité à entrer en relation avec d’autres. Cela augmente également la visibilité de notre profil auprès des contacts potentiels.

Connecter son profil à vos connaissances vous permettra d’être visible de leurs contacts.

Une autre stratégie consiste à s’impliquer dans des groupes (des hubs sur Viadeo). Ces groupes permettent aux membres d’un réseau  social d’échanger avec des personnes ayant les mêmes centres d’intérêt (il en existe plusieurs milliers sur LinkedIn). En faisant quelques recherches, vous trouverez facilement des groupes intéressants.

 

S’impliquer dans son réseau

Pour susciter l’intérêt d’un éventuel recruteur, les réseaux vous permettent de prendre la parole et de vous positionner en tant qu’expert dans votre domaine et cela de plusieurs manières :

  • En partageant votre veille sur les évolutions de votre métier à vos contacts vous augmenterez la visibilité de votre profil ;
  • En réagissant à des articles postés sur les réseaux, en répondant ou en « likant » un article également ;
  • Les plus aguerris publient des articles sur les réseaux ou partagent leurs articles de blog. Quoi de mieux pour illustrer son expérience dans son domaine ?

 

Ces 3 axes nous semblent êtes des éléments de base pour susciter l’intérêt d’un recruteur sur les réseaux sociaux. En tout cas, il s’agit des premières étapes pour aller plus loin sur les réseaux et adopter des actions plus avancées.

Dans nos ateliers sur « les réseaux sociaux et recherche d’emploi », nous accompagnons nos clients sur ces actions. Pour aller plus loin et prolonger la discussion, posez vos questions sur notre groupe LinkedIn ou sur notre page Facebook.

Et vous, quelles sont vos ficelles pour susciter l’intérêt des recruteurs sur les réseaux sociaux ? N’hésitez pas à les partagez dans les commentaires.

 

 

 

 

Loi Travail : Les nouveaux enjeux de la négociation collective

banniere_colloque_droit_socialv2Le 14 mars dernier se tenait à Nantes un colloque sur « les nouveaux enjeux de la négociation collective» organisé par la DIRECCTE des Pays de la Loire et l’ordre des avocats du barreau de Nantes. Soutien des organisateurs de cet événement et partenaire des organisations en changement, CATALYS Conseil était présent lors de ce colloque.

La Loi Travail est désormais entrée en vigueur et fait évoluer plusieurs aspects du droit du travail et du dialogue social : les entreprises ont désormais plus de marges de manœuvre pour construire des accords avec leurs représentants du personnel. C’est d’abord le sens de cette réforme qu’Yves STRUILLOU, Directeur Général du Travail au Ministère du Travail et de l’Emploi, est venu présenter et mettre en perspective pour l’introduction de ce colloque rassemblant environ 150 participants.

colloque

Quatre tables rondes ont ensuite rythmé la journée, proposant différents angles de la loi, avec la participation d’avocats, de représentants la DIRECCTE, de dirigeants d’entreprises et de partenaires sociaux.

La matinée a été l’occasion d’évoquer les principales nouveautés de la Loi El Khomri, dont les accords de préservation et développement de l’emploi (APDE) et les nouvelles modalités de négociation (qui négocie ? dans quels domaines ? à quel niveau ? etc…).

L’après-midi s’est concentré sur la négociation sur la Qualité de vie au Travail, thématique rendue obligatoire dans le dialogue social au sein des entreprises. Enfin, la dernière table ronde a été consacrée à la négociation collective dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi, permettant à la DIRECCTE de rappeler le rôle de l’administration dans ce cadre, notamment en terme de validation ; avocat, DRH et élus du personnel ont complété le propos en témoignant de la mise en œuvre des PSE qu’ils ont été amenés à connaître.

Une journée dense et éclairante sur les enjeux et modalités de dialogue social, confiant aux entreprises (employeurs et représentants du personnel) de nouvelles clés pour construire du « droit interne ».

En conclusion, la DIRECCTE des Pays de la Loire présentait l’appui-conseil qu’elle propose aux entreprises de la région souhaitant s’engager dans une réflexion sur les possibilités offertes par la Loi Travail. Une intervention de type diagnostic sur la dimension RH peut ainsi être prise en charge par la DIRECCTE. CATALYS Conseil, attributaire d’un marché d’accompagnement des entreprises en Mutations Economiques en Pays de la Loire et spécialiste du dialogue social, est l’opérateur qui pourra accompagner les entreprises volontaires. Pour plus de renseignements : conseil@catalys-conseil.fr

 

Activ Emploi : une boîte à outil motivante

Activ’Emploi est un accompagnement au retour à l’emploi financé par Pôle Emploi. D’une durée de 4 mois, cet accompagnement a pour objectif d’apporter des outils et des moyens pour rebondir rapidement. En somme, il s’agit d’une boîte à outils dans laquelle la personne en recherche d’emploi trouve :

  • Un conseiller référent et des regards croisés
  • Des ateliers thématiques : CV, lettre de motivation, réseaux sociaux et recherche d’emploi, préparation à l’entretien d’embauche, etc.
  • Un portail web donnant l’accès à des ressources et des outils dématérialisés

Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous le témoignage de Chimène qui a été accompagnée à Vitré par Lélia Lemoine. Ce témoignage nous semble bien représenter l’importance de la motivation dans la recherche d’emploi.  Et comme le dit Lélia, « le consultant est au côté du demandeur d’emploi, dans l’ombre mais prêt à intervenir dans les moments clés d’une recherche d’emploi ».

 

 

 

Bel été 2016

Bel été
 Vacances en vue !
Adepte du farniente ou de sports extrêmes, fidèle à un lieu de villégiature ou explorateur invétéré, chacun a sa manière de vivre cette période estivale.
Voici donc un temps pour changer de rythme pour mieux se ressourcer.
Les rédacteurs du blog de Catalys Conseil vont lever le pied le temps de faire le plein de soleil.
Nous vous donnons rendez-vous dès la rentrée pour partager avec vous d’autres articles sur les thèmes qui nous tiennent à cœur (la reconversion professionnelle, l’emploi, les RH…), l’actualité du cabinet et notre veille avec les mercredis de Delphine.

Bel été à tous

Impact du numérique sur l’emploi : 5 questions à se poser

PC

« Le développement du numérique menace de disparition 5 millions d’emplois au cours des 5 prochaines années » selon un rapport présenté  au forum de Davos en 2016. Cette information m’a interpelé et après quelques recherches, j’ai constaté que les avis divergent et que la prédiction s’avère quasiment impossible. Cependant, le changement est bel et bien là : on assiste à une révolution (on parle de 4ème révolution industrielle) dont l’impact sur l’emploi reste très difficile à mesurer et à anticiper.

Pour avancer sur ce sujet, je vous propose un point de vue à travers 5 questions que chacun peut se poser pour évaluer l’éventuel impact du numérique sur l’avenir de son propre métier. Ce point de vue a pour but de donner des pistes de réflexion à un niveau individuel.

 

  1. La part du relationnel est-elle importante dans mon job ?

Il est question ici de l’importance que peut avoir la dimension relationnelle pour la réalisation des activités. Sur ce point, on peut présumer que la qualité de la relation est le critère qui « protège » d’un quelconque remplacement par le numérique. En effet, les activités qui nécessitent de l’empathie, de l’écoute, etc. rentrent plus difficilement dans le champ de compétences des robots.

De fait, les métiers du soin, de la relation d’aide, du service n’ont pas de souci à se faire.

 

2. Mes activités sont-elles répétitives ?

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Aujourd’hui, il est techniquement possible de faire faire par un robot 90 % des activités humaines. Les tâches simples et surtout répétitives sont celles qui se prêtent le mieux à la robotisation.

Le secteur bancaire donne un exemple de ce transfert de tâches à des robots avec la mise en place des distributeurs automatiques de billets en mesure d’effectuer les opérations courantes ce qui a entraîné une forte diminution des postes au guichet.

Mais ce n’est pas parce qu’on sait le faire techniquement qu’on le fait. En effet, les coûts de développement élevés freinent l’automatisation.

 

3.  Mes clients sont-ils intéressés par une offre de service numérique ?

Dans chaque métier, il y a des habitudes de fonctionnement entre un client et un fournisseur. Chacun peut donc observer la relation qu’il entretient avec son client, c’est-à-dire avec la personne à laquelle se destine le service, la prestation ou le produit.

Dans certains domaines, c’est le « tout-tout-de-suite-et-maintenant » qui domine. Les plates-formes (Uber, Amazon…) surfent sur cette vague et mettent à mal des équilibres clients-fournisseurs établis.

Inversement, certains secteurs tirent leurs épingles du jeu en misant sur la qualité de la relation avec le client, la proximité. C’est le cas du bio, de l’artisanat et des services à la personne.

 

4. Quelle est la part de créativité dans mon activité ?

menuisier

Par « création », je ne veux pas parler d’une démarche artistique, mais de la part de créativité dont nous faisons tous preuve pour résoudre des problèmes, avancer, trouver des solutions, gérer des contraintes. Et oui, chaque job demande de faire l’équilibriste entre différentes contraintes.

Les postes dans lesquels les problèmes peuvent être résolus en suivant une procédure (étape 1 : faire ceci, étape 2 : faire cela, etc) se prêtent davantage à un remplacement par un outil numérique.

Cependant, il est évident que la limite n’est pas aussi nette entre d’une part des jobs avec créativité et des jobs sans créativité. Sur ce sujet, on observe que ne numérique apporte progressivement des assistances aux professionnels (logiciels d’aide au diagnostic pour les médecins par exemple) plutôt qu’une disparition soudaine des métiers.

 

5. Pour réaliser mon travail, de quels types d’informations ai-je besoin ?

Il est facile de créer un logiciel qui va traiter un seul type d’information (des chiffres pas exemple) mais plus complexe de créer un robot capable de prendre en compte plusieurs types de données (des chiffres, un historique de  relation avec le client, des informations verbales, etc).

 

La révolution numérique a un impact sur les métiers et sur l’emploi au même titre que les précédentes révolutions industrielles. A son propre niveau, chacun a la possibilité de s’interroger sur l’avenir de son métier. Pour poursuivre l’échange sur ce sujet, je vous propose d’apporter vos commentaires en répondant à ces questions :

Dans votre métier, quel est l’impact du numérique ?

Comment voyez-vous votre poste dans 10 ans ?

 

 

5 conseils pour tirer le meilleur de votre bilan de compétences

cible

« J’ai fait un bilan de compétences il y a quelques années et j’ai été déçu ».

« Je connais un collègue qui a réalisé un bilan de compétences, ça n’a pas donné grand chose… »

 

En charge de réaliser des bilans de compétences, ce sont des phrases que j’entends  malheureusement encore trop souvent. Voici donc quelques repères et quelques conseils pour tirer le meilleur d’un bilan de compétences ; des conseils qui – je l’espère – seront utiles à tous ceux qui envisagent de se lancer dans cette démarche.

 

De quoi parle-t-on au juste ?

 

Donner des conseils pour tirer le meilleur d’un bilan de compétences, cela demande de définir en premier lieu ce qui est un bilan de compétences réussi. Le sujet se complique fortement en raison de la variété des situations pouvant être rencontrées à l’entrée d’un bilan de compétences : situation de handicap, désir de reconversion, anticipation d’une fin de congé maternité…

Un dénominateur commun relie ces situations très variées : le souhait de changement professionnel. En effet, toute personne poussant la porte d’un centre de bilan de compétences a l’envie de s’investir dans un changement professionnel et d’être accompagnée pour trouver un projet professionnel motivant.

 

Conseil n°1 : Anticiper le temps nécessaire à la réalisation du bilan

 

Qui ne court pas après le temps aujourd’hui ? Qui n’est pas pris dans un sprint permanent entre la vie de famille et la vie professionnelle ? S’il faut prévoir entre 16 et 24 heures de rendez-vous en centre, le bilan de compétences implique un engagement dans des démarches en dehors du cabinet.

En effet, les travaux menés en rendez-vous (analyse issue des entretiens, notes de synthèse sur la personnalité, résultats de test) nécessitent une bonne appropriation car en effet, il s’agit de s’appuyer sur cette analyse pour avancer professionnellement et faire progresser un projet. Sans relecture de ces travaux, sans recherches complémentaires, ces nouvelles informations risquent d’être insuffisamment exploitées ou balayées par d’autres sujets.

C’est pour ces raisons que je conseille à mes clients de prévoir un temps de travail personnel au moins équivalent au temps de l’entretien réalisé. Rien de mieux que de prévoir des temps de travail personnel sur son agenda pour cela. Si le fait de travailler chez soi pose problème, vous pouvez alors demander au consultant s’il est possible de travailler dans un bureau disponible ou bien vous installer à la bibliothèque municipale par exemple.

 

Conseil n°2 : Impliquez votre cercle rapproché

 

Au cours d’un bilan de compétences, vous collectez des informations sur vous :

  • Vos compétences
  • Votre potentiel
  • Votre personnalité
  • Vos motivations

Les tests psychotechniques sont efficaces pour vous renseigner sur ces points. Pour enrichir cette démarche, quoi de mieux que de solliciter des proches voire des collègues de travail. Pour cela, je propose des outils (fenêtre de Johari par exemple) qui permettent de préciser les « zones aveugles ». A chacun d’identifier les bonnes personnes à « mettre dans la boucle ».

Impliquer son entourage, c’est également échanger sur les projets auxquels vous pensez avec les personnes qui comptent pour vous (dans le cercle pro ou perso) ou alors avec un contact disposant d’une expérience sur les sujets qui vous intéressent. Le consultant peut vous aider à organiser ces démarches.

 

 

Conseil n°3 : Utilisez les réseaux sociaux et développez votre cercle de connaissances

 

Lors d’un précédent article (lien), j’ai souligné l’intérêt des réseaux sociaux dans le cadre des bilans de compétences ou dans des phases de définition d’un projet professionnel. Viadeo ou LinkedIn constituent des outils de plus en plus incontournables pour…

  • Découvrir un secteur d’activité,
  • Découvrir des métiers, des postes dont on ne soupçonne pas l’existence,
  • Poser des questions à des professionnels
  • Apprendre sur les parcours possibles pour accéder au job de vos rêves.

 

Conseil n°4 : Restez ouvert

 

Comment peut-on s’intéresser à quelque chose que l’on ne connaît pas ? Rester ouvert sur l’actualité (d’un secteur d’activité, d’un secteur géographique) constitue un des meilleurs moyens de trouver les bonnes pistes.

La presse écrite reste un incontournable que l’on complète avec des sources d’info issues du web. L’utilisation de Twitter comme outil de veille vous permet de capter l’actualité sur les sujets qui vous intéressent : sociétés, secteurs d’activité, etc.

 

Conseil n°5 : Osez l’action

 

On ne fait pas un bilan de compétences pour occuper son temps mais pour concrétiser un changement professionnel car la situation actuelle ne correspond plus à nos attentes. Lorsque des pistes émergent, il faut se confronter à la réalité des projets et des idées. Il est hors de question de trier ces pistes dans le huis clos de l’entretien avec le consultant. Cette part de mise relation des idées avec le terrain est une phase incontournable, mais néanmoins délicate.

Je reviens sur cette notion de temps : prendre contact avec un professionnel, fixer un rendez-vous et échanger avec lui n’est pas une mince affaire surtout lorsque l’agenda déborde. Là encore, l’organisation de ces démarches dans votre quotidien constitue un gage de réussite de votre projet.

 

 

Et d’autres conseils…

 

Voici une sélection de conseils utiles avant de vous lancer dans votre bilan de compétences. J’espère qu’ils vous seront profitables.

Votre consultant est là pour créer les conditions favorables à la réalisation de votre bilan ; il est donc pertinent de le solliciter tout au long de la démarche sur les solutions qui vous permettront de trouver bénéfice de l’accompagnement.

Si vous avez l’expérience d’un bilan, je vous invite à apporter votre retour d’expérience en réalisant un commentaire.

 

Trouver un contrat de professionnalisation après 26 ans, c’est possible !

En tant que conseiller en évolution professionnelle, ce n’est pas tous les jours que l’on voit un contrat de professionnalisation pour une personne de plus de 26 ans se mettre en place. En effet, ce moyen de se former en accédant à un emploi reste rarissime malgré les bénéfices de cette démarche à la fois pour le salarié-stagiaire aussi bien que pour l’employeur.

Cependant, l’expérience récente d’un salarié licencié pour motif économique ayant accédé à un « contrat pro » nous a rappelé que c’est possible. Nous avons voulu connaître et partager ce qui a fait la réussite de cette transition, puisque ce salarié est aujourd’hui à la fois en emploi et en formation.

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Hervé Seigneur en formation AMP en contrat de professionnalisation et Jean-Yves Gélinier, Directeur du FAM Foyer de Vie Saint Amadour basé en Mayenne.

« Une reconversion, oui mais comment financer mon projet de formation ? »

Sans formation, un projet de reconversion voit difficilement le jour. Il n’est pas question ici de présenter tous les moyens possibles pour faire financer une formation (peut-être dans un autre article ?). En effet, en fonction de chaque situation les moyens de financement varient et généralement ils conditionnent le projet de formation. De fait, les formations financées par le contrat de professionnalisation sont très souvent écartées notamment en raison de la difficulté à trouver l’employeur.

 

L’ expérience d’Hervé

Nous avons accompagné Hervé Seigneur suite à son licenciement pour motif économique. Issu du secteur de la menuiserie industrielle, Hervé a été recruté en contrat de professionnalisation à la Croix Rouge Française et se forme pour obtenir le Diplôme d’Etat d’Auxiliaire Médico-Psychologique (AMP). Entre deux révisions de cours, il a répondu à nos questions sur sa démarche de transition professionnelle.

 

Quelle a été votre parcours professionnel ?

J’étais agent de maîtrise, chef de service des expéditions à Arféo-Buroform et ce pendant 28 années.

Titulaire d’un brevet Rugby Fédéral, j’interviens depuis de nombreuses années bénévolement auprès d’adultes en situation de Handicap. En collaboration avec le Comité Sport Adapté de la Mayenne, j’initie la pratique du Rugby. C’est de cette expérience de vie que m’est venue cette envie, ce choix réfléchit de travailler avec des adultes en situation de handicap.

Comment le projet de devenir aide-médico-psychologique est-il apparu ?

Mes recherches se sont appuyées sur Internet dans un premier temps pour répondre à certaine questions : quelle voie suivre ? quels débouchés ? quel profil ? …Catalys a été un formidable péage, dans le sens positif du terme, quant à la faisabilité de mon projet. C’est vous qui m’avez guidé, freiné lorsqu’il le fallait, orienté et motivé.

Une fois le projet identifié, comment avez-vous trouvé le financement de la formation ?

Le financement, je le dois à votre travail, c’est justement parce que je n’ai pas eu à m’occuper de cette délicate partie, que j’ai pu me rendre disponible et me concentrer sur les entretiens que j’ai effectué.

Comment avez-vous procédé pour trouvé un employeur / une structure d’accueil ?

Ma stratégie a été simple, j’ai établi la liste des établissements concernés par le Handicap en Mayenne. J’ai rencontré des Directeurs et la suite heureuse vous la connaissez.

 

Le point de vue de l’employeur d’Hervé.

Monsieur Gélinier, directeur du F.A.M. Foyer de Vie. M.A.S. de Saint Amadour nous précise comment s’est mis en place le contrat de professionnalisation d’Hervé.

Qu’est-ce qui a favorisé l’embauche d’une personne en contrat pro ?

La démarche volontaire et motivée de cette personne qui est venue vers nous avec une volonté très affichée de vouloir se sortir du chômage. Par ailleurs, notre philosophie d’entreprise (la Croix Rouge française) qui s’oriente d’abord vers les gens en difficulté.

 

Qu’est-ce qui a retenu votre attention dans la candidature d’Hervé ?

Plusieurs points ont retenus notre attention : son parcours atypique par rapport à notre secteur, ses prises de responsabilités passées, sa motivation affichée et son potentiel exposé. Par ailleurs, sa prédisposition à l’adaptabilité par rapport à un nouveau métier totalement différent de ce qu’il avait pu faire, son dynamisme et sa jovialité malgré la situation complexe dans laquelle il était.

Enfin, sa mise à disposition spontanée et gratuite pendant quelques jours afin de nous exposer ses capacités et nous convaincre de l’embaucher.

 

Quels sont les avantages pour la structure de faire appel à un contrat pro pour intégrer un candidat ?

Des avantages financiers : en effet, les employeur bénéficie d’exonération de charges patronales pour l’embauche en contrat de professionnalisation d’une personne de plus de 45 ans

(http://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/formation-en-alternance/article/le-contrat-de-professionnalisation)

Le contrat de professionnalisation permet de bénéficier d’un temps important pour former la personne et vérifier sa comptabilité avec un CDI par la suite.

 

Une expérience riche d’enseignements 

Avant d’évoquer un éventuel projet de formation, la motivation pour le métier visé et l’implication dans le projet sont incontournables. Trouver cette motivation vers un nouveau métier peut prendre du temps, nécessiter une réflexion sur soi ainsi que des recherches personnelles. Il nous apparaît important d’évaluer cette motivation du candidat pour le projet, de l’entretenir et de l’encourager.

Par ailleurs, il est nécessaire d’informer le candidat sur le « comment» car ce projet requiert un investissement personnel. Comme dans tout projet, il y a des étapes à respecter et des passages obligés. Nous conseillons donc sur les étapes et les démarches à effectuer dans un plan d’action.

Enfin, c’est à travers ses propres démarches qu’Hervé a pu transmettre sa motivation et faire connaître son projet à une structure.

Outre le travail sur le projet (vers quel métier me diriger ?), l’accompagnement dans les différentes phases (quoi faire et comment ?), il nous semble important d’orienter nos clients vers les dispositifs de formation les plus adaptés à leur projet et leur situation.

Si vous avez obtenu un contrat de professionnalisation pour mettre en œuvre votre projet de reconversion, n’hésitez pas à partager avec nous cette expérience. Quels ont été les facteurs de réussite ?

 

 

Comprendre la VAE en 2 minutes (vidéo)

La VAE a souvent l’image d’une démarche complexe. Cela reste néanmoins un moyen pertinent pour favoriser l’évolution professionnelle.
Au quotidien, nous répondons aux questions de nos clients sur la VAE. Nous partageons avec vous une courte vidéo qui vous permettra d’en connaître les grandes lignes.

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