Votre santé vous impose un changement de travail ? Comment réagir ?

Pour aborder cette question délicate et malgré tout fréquente dans les bilan de compétences que nous réalisons, nous vous proposons un retour d’expérience : celui de Monsieur B. Concerné par un problème de santé depuis plusieurs années, Monsieur B. a traversé différentes étapes illustrant un parcours de reconversion réussi.  

Le contexte de Monsieur B.

Bien qu’ayant bénéficié d’une adaptation de son poste de travail avec l’aide de la médecine du travail, l’état de santé de Monsieur B ne lui permettait plus de poursuivre cette activité professionnelle qu’il exerçait depuis une trentaine d’année.

Le Sameth (Service d’Appui au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés) l’a informé et invité à réaliser un bilan de compétences (BC) pour se maintenir dans l’emploi.

Le bilan de compétences de Monsieur B.

Nous avons ainsi accompagné M B dans la réalisation de son bilan  de compétences.

« Je suis content de ce bilan car il m’a permis de découvrir des métiers et des voies d’orientation possibles. D’être accompagné dans mes démarches car tout seul je me serais découragé très vite. Ce bilan m’a rassuré sur mon avenir professionnel, et permis d’aboutir à un projet réaliste. »

Ainsi il a,  au cours de ce bilan, validé son projet en réalisant un stage en entreprise, effectué des tests de sélections au sein d’un organisme de formation pour valider son accès au titre professionnel identifié et envoyer un dossier de demande de financement congé individuel de formation (CIF) auprès de l’Opacif de sa branche d’activité, afin de pouvoir se former et obtenir la qualification nécessaire pour exercer sa nouvelle profession.

L’après bilan de compétences

Deux mois après la fin de son bilan, la réponse positive du financement CIF lui a permis d’entrer en formation de février 2017 jusqu’en décembre 2017 :

« Au départ reprendre la formation cela m’inquiétait un peu et ce n’était pas évident mais rapidement je m’y suis fait et j’ai obtenu mon diplôme « 

Aujourd’hui Monsieur B  a été recruté pour un Cdi en adéquation avec ses contraintes de santé,  sa motivation et proche de son domicile ( alors qu’il faisait 2h de route pour se rendre à son précédent poste).

Le bémol pour M B c’est de ne pas conserver son ancienneté, après 30 ans de carrière, étant donnée qu’il change complètement d’activité et de secteur. Cependant il est satisfait d’avoir trouvé une solution, même si nous indique-t-il  avec un sourire:

«  je ne sais pas dans  quoi je m’engage… il faut tout réapprendre,  c’est un nouveau départ… »

 

 

Bilan de compétences : le retour d’expérience de Valérie

Cette semaine, nous sommes très heureux de partager ce retour d’expérience sur le bilan de compétences.
 
Valérie a été accompagnée par Emmanuelle Diévart au sein de notre agence de Quimper.
 
Elle nous livre son point de vue sur le bilan et ce que cela lui a apporté. Merci à Valérie et bravo à Emmanuelle.

Actualités de la semaine

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Entretien professionnel : obligation règlementaire ou levier de management ?

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Entretien professionnel : obligation règlementaire ou levier de management ?

rawpixel-com-252127L’entretien professionnel est obligatoire, à chaque entreprise de transformer l’essai pour en tirer de la plus-value. Isabelle Bodin, Consultante experte, donne son point de vue.

L’entretien professionnel concerne tous les salariés ?

Créé par la loi de mars 2014 sur la formation professionnelle, il concerne tous les salariés de toutes les entreprises quelle que soit leur taille. L’entretien professionnel a lieu tous les deux ans et après une absence de longue durée (arrêt maladie longue durée, congé maternité, congé parental, congé syndical). Tous les 6 ans, un entretien récapitulatif permet de fait le point sur les formations réalisées pendant cette période, les certifications obtenues et sur l’évolution professionnelle du salarié.

Chaque année le déploiement des entretiens professionnels donne lieu à une information auprès des instances représentatives du personnel.

Pour vous est-ce une charge ou un investissement ?

A la première lecture les employeurs disent que ce n’est pas possible au regard du temps à prévoir.

L’entretien ayant lieu sur le temps de travail, cela représente un coût en temps indéniable pour l’entreprise. Du temps pour mettre un dispositif, structurer des supports, former les managers à la conduite des entretiens, mettre en place un suivi…

Quelle est la valeur ajoutée des entretiens professionnel selon vous ?

Rencontrer régulièrement chacun de ses collaborateurs, échanger sur ses perspectives professionnels, ses souhaits professionnels en interne voire en externe, apporte une valeur ajoutée pour le salarié et l’entreprise.

Pour le salarié, c’est souvent la première fois qu’il échange avec leur manager sur l’entreprise, l’évolution des métiers dans l’entreprise, des postes et qu’il peut s’interroger sur ses souhaites au regard des changements.

Cela devient très intéressant lorsque le salarié se situe dans son entreprise, quels sont les risques par rapport à lui, les questions de vieillissement au travail…

Pour l’entreprise, c’est l’occasion pour le manager d’ajuster son management, d’individualiser son management en prenant en compte les deals qu’ils ont passé lors de l’entretien.

Par exemple ?

Un salarié qui souhaiterait avoir plus d’autonomie dans son travail, peut se voir attribuer un co-pilotage de projet. Un salarié qui souhaiterait changer d’atelier, son manager pourrait lui proposer de réaliser un stage.

Il aurait pu en parler dans la vie quotidienne ? Mais les rencontres et réunions sont souvent opérationnelles. Ces sujets sont rarement évoqués entre deux portes.

Prendre un temps identifié permet d’aborder les choses sous l’angle de l’échange et non pas sur la demande ou la plainte.

Pour l’entreprise c’est l’occasion de renforcer les pratiques de management individualisé des compétences et de la formation des salariés,  dans une perspective d’anticipation. Un salarié aura dans l’entretien, les conditions favorables pour informer son entreprise de son obligation de départ pour suivre un conjoint muté, information importante pour anticiper ses recrutements.

De la même façon, l’âge de départ à la retraite et de la gestion de ce départ peut-être abordé. Cela permet à l’entreprise d’anticiper les transferts de compétences dans de bonnes condition.

L’entretien est un temps d’analyse et de synthèse, de la construction de projet concerté entre un salarié et sa structure. C’est à la fois l’aboutissement d’une période et le point de départ d’un processus à mettre en œuvre tout au long de l’année.

C’est un temps de prise de recul sur le quotidien.

N’est-ce pas un risque pour le salarié de se livrer sur ses questionnements ?

Effectivement, c’est un risque partagé. Selon le format de l’entretien et la transparence du processus, l’entretien peut glisser sur du jugement,… une approche plus affective. Mais cela peut aussi arriver dans le quotidien. Or l’entretien est posé comme un temps de recul, cela se préparer. Moi salarié, avec mes aspirations, mon projet professionnel, mon projet de vie, mes compétences :  comment les évolutions de mon environnement de travail vont répondre à mes aspirations ? Est-ce que cela va me permettre de m’éclater ?

Et pour l’entreprise, cela lui permet de détecter des collaborateurs qui vont saisir les opportunités de l’évolution. Réfléchir à l’adéquation des stratégies, de l’entreprise et du salarié. L’adéquation est jouable, pas jouable et à quelle condition.

Plus l’emploi est difficile (investissement physique ou mentale), plus la réflexion sur le parcours professionnel est importante pour mettre en place suffisamment en amont, les leviers avant que les difficultés apparaissent.

L’enjeu est bien là : anticiper !

L’enjeu ne se résume pas à un repérage des besoins en formation. La formation est un des leviers.

Vous avez quelques conseils nous donner ?

Pour la réussite de ce projet, il y a quelques points de vigilance :

  • Définir et partager avec tout l’encadrement, les enjeux des entretiens, les axes de la stratégie RH. En quoi les entretiens professionnels peuvent être utile au regard de cette stratégie ?
  • S’accorder sur les règles du jeu : qui fait quoi, quand, comment, quelle durée ?
  • Définir le processus avec un amont et un aval, et comment il est articulé avec les autres processus RH (recrutement, mobilité interne, formation, prévention des risques…)
  • Instrumenter et documenter le processus : créer les supports d’entretien adapté à la finalité de l’entretien et à la culture d’entreprise. Éventuellement des guides explicatifs, des supports de traçabilité, pour garder la trace.
  • Un des moyens pour éviter cet écueil, est d’évaluer régulièrement le dispositif pour l’améliorer tant au niveau des outils, du processus que des effets produits.
  • Inscrire l’entretien dans un processus RH de gestion des compétences. Ex : qui donne le feu vert aux demandes exprimées pendant l’entretien (formation, stage dans un autre service….), qui les valide, qui les gère ?
    Si un projet de mobilité vers un autre service est envisagé, qui valide la mise en place d’un stage d’immersion dans ce service ?
  • Conduire les entretiens professionnels nécessite une expertise particulière. Les managers doivent développer leur savoirs-faire de la conduite de l’entretien professionnel. Ils doivent avoir un mode de communication adaptée à l’entretien. On n’est pas sur un entretien d’évaluation de la performance au travail. Il doit rester sur de l’analyse des projets, de l’adéquation ou non entre le projet individuel et le projet de l’entreprise et sur les moyens à mettre en place pour vérifier ou confirmer cette adéquation. Une des fortes compétences à développer :  l’exploitation et le suivi des entretiens par le manager mais aussi par le service RH. Si l’entretien ne donne pas lieu à un suivi des actions définies, l’entretien restera un moment d’échange entre le collaborateur et son hiérarchique et le processus est voué à disparaître.
  • C’est aussi une compétence collective de l’encadrement, en terme d’implication dans la gestion des RH dans l’entretien. Il ne peut plus se contenter de faire des plannings, il est obligé de s’impliquer fortement. Au-delà c’est aussi le développement de compétences managériales.

L’entretien est un acte de management qui agit sur la motivation de chaque membre de l’équipe.

L’entretien professionnel, certes une obligation mais elle est porteuse de valeur ajoutée pour le salarié. C’est un témoignage d’intérêt pour un salarié, renforçant sa motivation. Pour le manager c’est l’occasion de renforcer l’impact de son management et d’influer sur la satisfaction au travail, sur la fidélisation, sur la capitalisation des compétences clés et à terme. L’entreprise ne perd pas son investissement !

 

Merci à Isabelle Bodin,  Consultante expert, Référente GPEC / RH et formation, pour son éclairage sur le sujet

 

Pour en savoir plus

Retrouverez nos formations à l’entretien professionnel et nos prestations de Diagnostic et Conseil RH sur le sujet.

Vous trouverez notamment sur le site d’OPCALIA « Entre 2″ un serious game destiné aux managers qui souhaitent s’entraîner à la conduite des entretiens professionnels. Grâce à Entre 2, vous pouvez vous projeter, en 3D, en situation professionnelle dans un environnement proche de votre vécu.

Basé sur le principe des jeux vidéo, ce simulateur vous permet de conduire, par avatar interposé, un entretien avec un collaborateur virtuel. Comme dans un jeu vidéo, ce dernier réagit en temps réel. Les dialogues et le ton de l’entretien évoluent ainsi dynamiquement en fonction de vos choix de formulation.

Est-il pertinent d’utiliser un agrégateur d’offres d’emploi au cours de mon bilan de compétences ?

Est-il pertinent d'utiliser un agrégateur d'offres d'emploi au cours de mon bilan de compétences -

Abordons une question pratique cette semaine ! Devant la multiplication des outils en ligne favorisant la recherche d’emploi, nous souhaitons aborder la pertinence d’un « agrégateur » au cours d’un bilan de compétences.  Vous n’avez jamais entendu parler d’agrégateur d’offres d’emploi ? Pas de panique ! On vous explique tout dans ce billet.

Vous avez dit « agrégateur d’offres d’emploi » ?

Commençons par le commencement. En effet, inutile d’aller plus loin si on a pas bien saisi ce qu’est un agrégateur d’offres. Il s’agit tout simplement d’un site Internet auquel on indique le job recherché et le secteur géographique visé. Prenant en compte ces critères, l’agrégateur se charge d’aller rechercher des offres d’emploi correspondant à ces critères sur différents sites et de vous les adresser par mail. Plus besoin d’aller visiter nombre de sites emploi et autres « job-boards » (site d’emplois), les offres sont captées par un seul site et vous parviennent par mail. Parmi les principaux sites dans cette catégorie, Indeed et Jobijoba sont parmi les plus connus.

 

Agrégateur et bilan de compétences : quel rapport ? 

S’il est facile de trouver un intérêt dans le service rendu par les agrégateurs dans une phase de recherche d’emploi, il n’est pas si évident d’en percevoir l’intérêt dans le cadre d’un bilan de compétences.

Pourtant, à y regarder de plus près, un bilan de compétences est certes un moment de réflexion sur soi mais également sur son devenir professionnel.

En effet, le bilan de compétences est souvent perçu comme une période où on passe des tests psychotechniques en étant accompagné par un conseiller. Oui, mais pas uniquement car travailler sur un projet nécessite d’avoir une écoute du marché de l’emploi et cela à différents niveaux…

 

Faire une veille de l’emploi sur son propre métier 

Pour chacun, il n’est pas évident de connaître le marché de l’emploi sur un métier. L’idée est simple mais s’avère intéressante. Réaliser une veille sur son propre métier en utilisant un agrégateur permet de suivre les tendances de l’emploi en temps réel. Ces offres peuvent ensuite nourrir une réflexion sur de plusieurs aspects :

« quelles sont les tendances du recrutement dans mon métier ? »

« quels sont les profils recherchés, quelles sont les compétences recherchées ? »

 

Comprendre le marché de l’emploi du « job de mes rêves »

Créer une (ou plusieurs) alerte(s) sur un agrégateur dans le cadre d’une transition professionnelle peut présenter également de l’intérêt et apporter des informations précieuses :

« quelles sont les entreprises qui recrutent sur le métier qui m’intéresse ? »

« quels sont les critères de recrutement ? »

 

Pourquoi ne pas créer plusieurs alertes ?

La création de plusieurs alertes permet ensuite d’enrichir cette veille. En effet, je conseille de créer des alertes sur des territoires alentours pour connaître les tendances de recrutement sur les secteurs géographiques visés.

D’autre part, créer des alertes sur des métiers proches permet d’élargir la veille sans rester cantonner à un seul métier.

 

Un retour d’expérience avec SINAD

Sinad, un agrégateur intéressant

Depuis plus 2015, nous disposons d’un partenariat avec SINAD,  un agrégateur que nous proposons à nos clients, qu’ils soient accompagnés vers l’emploi ou dans leurs projets (bilan de compétences). Après un an d’expérimentation de ce service, voici ce qu’en disent les personnes qui en ont bénéficié*  :

  • Le fait de recevoir des offres d’emploi régulièrement et à une heure matinale (9h) du matin est fortement apprécié. Le fait d’obtenir rapidement l’offre d’emploi au moment où elle paraît est un gage d’efficacité.
  • Le service de l’agrégateur est perçu comme complémentaire d’autres sites car les offres reçues ne sont pas « trouvables ailleurs ».
  • Surtout, lorsque les personnes ont postulé sur les offres reçues par SINAD, 41% ont obtenu des propositions d’entretien d’embauche.
  • Au total, 79% de nos clients considèrent ce service comme étant utile voire très utile.

Devant ce constat, il nous semble pertinent de maintenir cette collaboration avec SINAD et de proposer ce service gratuitement à tous les salariés et les chercheurs d’emploi que nous accompagnons, que ce soit en bilan de compétences ou vers l’emploi.

Vous pouvez nous donner votre avis sur les agrégateurs d’offres d’emploi et sur les usages que vous en faites dans les commentaires de cet article.

*173 personnes ont répondu à l’enquête réalisée entre novembre 2016 et octobre 2017.

Bénévoles, valorisez vos compétences !

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Pensez à mettre en avant vos compétences acquises dans le bénévolat ! Valorisez ce que vous savez faire dans votre CV, dans votre carrière, dans votre évolution professionnelle ! Utilisez-les en dehors de votre engagement bénévole ! Mais comment ?

Le bénévole, au delà de son engagement dans l’association, développe les mêmes types de compétences qu’en entreprise : logistique, gestion de projet, comptabilité, secrétariat, communication, etc. Mais aussi des compétences comportementales spécifiques, comme par exemple la capacité d’innovation, la capacité à travailler en équipe, à animer sans hiérarchie formelle, à travailler de manière efficiente argumenter, défendre un projet, etc.

Ces compétences sont transférables dans tous les milieux professionnels et donc dans une recherche d’emploi.

Il faut en avoir conscience, les avoir identifiées et les valoriser sous l’angle professionnel, ce qui n’est pas si évident.

Et aujourd’hui cela reste complexe et sous exploité. En effet la valorisation et de la validation de ces compétences acquises sont largement sous-utilisées alors que 36% des actifs affirment utiliser régulièrement au travail des compétences acquises lors de leur activité bénévole.

 

Comment arriver à mettre en avant ses compétences dans sa recherche d’emploi, dans un CV, lors d’un entretien ou encore, dans son entreprise, dans le cadre d’une évolution professionnelle ?

Comment transformer un choix, qui au départ, est un engagement personnel et militant à un atout professionnel ?

 

La première étape est de décrire ce que l’on fait au sein de l’association et par rapport à ca, de relier les compétences, les savoir-faire, les savoir-etre que cela nécessite. Ce premier pas permet de valoriser les expériences et compétences acquises.

Dans son CV ce sont des atouts supplémentaires à mettre en avant, au delà de la simple case « centre d’intérêt » ou « loisirs ».

Dans l’entretien d’embauche ou professionnel, ces compétences sont à souligner au même titre que celles développées dans le milieu professionnel.

L’entreprise y sera sensible. Au delà de l’intérêt d’un engagement militant qu’elle peut rechercher, elle pourra utiliser et exploiter utilement ce que vous avez appris.

 

La loi travail renforce et remet au gout du jour cette idée. Avec le compte d’engagement citoyen (CEC), le bénévole a la possibilité de valoriser ses compétences et même de les faire reconnaître au travers d’heures CPF, de jours permettant d’exercer ces activités ou même acquérir une qualification au travers d’une VAE.

Une véritable opportunité de faire évoluer le regard sur le bénévolat et d’en faire un outil de gestion de carrière professionnelle.

Vous avez développé des compétences dans un cadre bénévoles et vous avez pu les valoriser ? Laissez-nous un commentaire.

Merci à Véronique Thomas ainsi qu’à Céline Chatelier pour la rédaction de cet article !

Saisonniers, qualifiez-vous et sécurisez votre carrière

Dans cet article, nous nous faisons le relais d’un dispositif visant à favoriser la qualification des personnels saisonniers. Le FAFIH (OPCA de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs et des activités du tourisme) finance la formation professionnelle et l’apprentissage de ce secteur d’activité. 

Retrouvez toutes les informations dans cette vidéo ainsi que tous les renseignements dans les dépliants en téléchargement.

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Recherche d’emploi entre le 15 juillet et le 15 août : faut-il se mettre en stand by ?

Candidature spontanéeLes vacances, enfin ! Déconnectons, prenons du recul, faisons un break bien mérité. Oui mais, si je recherche un travail…Que faut-il faire ? 

A l’approche de cette période, toute personne en recherche d’emploi peut s’interroger sur la pertinence de réaliser des démarches. Faut-il stopper les actions pour les reprendre plus tard ? Il y a-t-il des opportunités pendant cette période ? Pour répondre à ces questions, j’ai interrogé l’équipe des consultants de Vitré, spécialisés dans l’accompagnement des parcours professionnels de Vitré : Christian Thoraval et Lelia Lemoine. 

Penser à faire une pause

Il n’est pas simple d’aborder cette période avec un objectif de recherche d’emploi : les proches pensent à leurs congés ou y sont, les offres sont moins nombreuses, les relances apportent moins de résultats…

Il peut être pertinent de faire une pause pendant cette période. Rappelons que tout demandeur d’emploi a le droit de prendre des congés. Dans certaines circonstances, il peut être judicieux de faire une vraie pause et de mettre la recherche d’emploi de côté pour reprendre de plus bel à la fin du mois d’août.

En effet, après une fin d’activité dense, une perte d’emploi stressante ou angoissante, il peut être judicieux de poser les valises et de marquer une pause pour se ressourcer et se régénérer. Un moment pour reprendre confiance, pour changer d’air, pour voir les choses autrement.

 

Mais pas que

Entre le 15 juillet et le 15 août, « la France tourne au ralenti » comme dirait l’autre. Cela pourrait être une bonne raison pour mettre sa recherche d’emploi de côté.

Selon Lelia,

« Les gens arrivent souvent avec l’idée que ce n’est pas utile/judicieux de chercher du travail pendant cette période.

C’est une idée fausse ou un a priori tout à fait compréhensible. En effet, les recrutements ne sont pas fermés pendant cette période. Effectivement, c’est moins propice à cause des congés des fonctions support. Cependant, beaucoup d’entreprises gardent un niveau d’activité, même très bas. Seuls certains secteurs font exception à la règle dont le bâtiment par exemple.

Je propose généralement de rester en veille sur les offres et d’en profiter pour sélectionner les entreprises afin de réaliser des candidatures spontanées.

Je leur propose par exemple de réaliser une candidature spontanée, pour un 1er contact, de rappeler quelques jours après pour savoir s’ils ont eu l’occasion d’étudier la candidature, et dans tous les cas de re-postuler en septembre, comme piqûre de rappel.

Dans l’industrie, le besoin est en continu ! Si les gens arrêtent de postuler c’est parce qu’ils partent en vacances…

Dans la grande distribution, effectivement les remplacements d’été sont « calés » plutôt en avril-mai et principalement par les enfants des salariés ou des étudiants… Mais cela n’empêche pas quelques démarches, quelques prises de contact.

D’autant plus que pendant cette période, il y a moins de concurrence !

En bref, je leur conseille de la veille et de la préparation, ce qui permettra de saisir d’éventuelles opportunités (à court ou moyen terme).

La rentrée, c’est le moment des nouvelles idées et des projets pour les entreprises…. Alors se manifester avant, c’est peut être créer de l’opportunité (avant le rush) ! »

 

Rester actif, mais différemment

Par ailleurs, cette période peut être l’occasion de s’investir sur des actions différentes.

Selon Lelia,

Cette période « plus calme » est l’occasion de finaliser ses outils, et sa stratégie de recherche d’emploi.

Cette période plus calme peut être plus propice pour de la prospection et des entretiens conseil.

 

Selon Christian,

« Il y a davantage de temps et de disponibilité « d’esprit » au sein des services RH, en comparaison avec la reprise de septembre, ceci peut  favoriser un 1er contact dans le cadre d’entretiens-conseil.

Cette période permet donc de développer un réseau et de proposer une candidature par anticipation d’éventuels recrutements à venir. Bien sûr, ce 1er contact doit se poursuivre par une relance début septembre. L’entreprise peut également y trouver un intérêt dans sa démarche de recrutement. »

 

Si cette période peut être perçue – à tort ou à raison – comme un moment calme dans les recrutements, chacun doit y voir une raison de s’interroger sur sa stratégie de recherche d’emploi.

Efficacité et pause bien méritée ne sont pas incompatibles. Le tout est de s’organiser et d’envisager sa stratégie en lien avec la réalité de son secteur d’activité.

Et vous, comment considérez-vous cette période professionnellement ? Quelle stratégie vous semble la plus appropriée entre le 15 juillet et le 15 août ? Donnez votre point de vue ou votre expérience dans les commentaires de cet article.

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