Bel été 2016

Bel été
 Vacances en vue !
Adepte du farniente ou de sports extrêmes, fidèle à un lieu de villégiature ou explorateur invétéré, chacun a sa manière de vivre cette période estivale.
Voici donc un temps pour changer de rythme pour mieux se ressourcer.
Les rédacteurs du blog de Catalys Conseil vont lever le pied le temps de faire le plein de soleil.
Nous vous donnons rendez-vous dès la rentrée pour partager avec vous d’autres articles sur les thèmes qui nous tiennent à cœur (la reconversion professionnelle, l’emploi, les RH…), l’actualité du cabinet et notre veille avec les mercredis de Delphine.

Bel été à tous

L’outplacement : la recherche d’emploi en VIP pour tous

cv vip 2Vous sentez que votre poste est menacé, vous anticipez une fermeture de votre service ou une réorganisation qui pourrait avoir un impact sur votre poste ? La perspective d’une recherche d’emploi, livré(e) à vous même, vous plonge dans le plus grand désarroi. L’outplacement pourrait bien vous rendre service. Derrière cet anglicisme imprononçable se cache un véritable service utile et efficace. Il est pourtant méconnu et beaucoup de clichés gravitent autour de lui (non, il n’est pas réservé aux cadres…). Il est temps de se rendre dans les coulisses de l’outplacement.

Devoir chercher un emploi est déstabilisant

Lorsque l’on perd son emploi, après plusieurs années dans une même entreprise il n’est pas rare de se dire qu’on ne sait rien faire. Je rencontre beaucoup de personnes persuadées qu’elles ne retrouveront pas l’équivalent du poste qu’elles occupaient et qu’elles aimaient. Ces personnes s’interrogent souvent sur la valeur de leur CV, de leur expérience, sur leur capacité réelle à rebondir, etc.

Chercher un emploi est une course de fond…

… une course de fond dont on connaît le départ mais pas l’arrivée. Je recueille régulièrement des témoignages de personnes qui s’attendaient à trouver un emploi rapidement. La déception est souvent au rendez-vous, parce que le marché de l’emploi est tendu et complexe. Il n’est pas rare qu’une recherche d’emploi aboutisse seulement après six mois de démarches, voire davantage.

L’outplacement ? Un filet de sécurité et un coach.

Suivre une démarche d’outplacement, c’est avant tout ne plus être seul. Un consultant se tient à vos côtés jusqu’à ce que vous ayez trouvé un emploi. Vous êtes traité en VIP. Ce consultant vous apprend d’abord à prendre conscience de vos compétences, de la valeur qu’elles ont sur le marché de l’emploi.  Il vous apprend aussi à parler de vous de manière positive.

Bien sûr, un consultant n’est pas un magicien et ce n’est pas parce qu’il décroche son téléphone ou vous accompagne dans l’élaboration de votre CV que vous allez immédiatement retrouver un emploi. Un retour à l’emploi prend du temps. Depuis 10 ans que je fais ce métier, je peux vous assurer que la précipitation est l’ennemie du reclassement.

Il faut comprendre comment ça marche, apprendre par exemple à se présenter avec son CV dans l’entreprise. Comprendre que tout ne se passe pas sur internet. Comprendre qu’il est inutile d’attendre fébrilement, comme après avoir envoyé une bouteille à la mer, l’hypothétique réponse à un mail de candidature.

Pour autant, il ne faut pas tout attendre du consultant. C’est bien  le candidat et lui seul qui possède les réponses. Le consultant qui l’accompagne est son guide mais il ne peut pas se substituer à lui.

« La force en toi tu possèdes » – Maître Yoda

L’outplacement est donc là pour vous rassurer, réfléchir avec vous, vous permettre de vous approprier étape par étape les codes de la recherche d’emploi et de les démystifier.

Concrètement, quels outils sont utilisés ?

Il existe une multitude d’outils d’aide à la recherche d’emploi. L’offre est si vaste qu’il est difficile de s’y retrouver pour quelqu’un qui n’est pas du métier.

Le consultant sélectionne les bons outils et les bonnes méthodes, c’est à dire ceux qui sont adaptés à la situation singulière du salarié accompagné.

Citons 2 exemples :

  1. L’exercice de l’entretien de recrutement nécessite de la préparation. Participer à un atelier sur l’entretien de recrutement c’est bien, mais obtenir un conseil au bon moment, dans le feu de l’action, comme par exemple une simulation d’entretien effectuée la veille, travaillant une dernière fois sur le profil du candidat, est bien plus profitable.
  2. On va s’attaquer au « marché caché », c’est à dire les postes à pourvoir qui ne font pas l’objet d’offres d’emploi.  C’est ce qu’il y a de plus difficile à faire. Le consultant peut vous y aider en contactant des entreprises pour vous. À défaut d’offre concrète, le consultant vous livrera les informations qui vous seront toujours utiles sur l’entreprise, les contacts, la politique de recrutement, l’avis du RH sur votre CV. Ce recueil d’informations sera d’autant plus important qu’il vous permettra de connaître les forces et les faiblesses de votre candidature, et donc d’ajuster le tir par la suite.

Pas que pour les cadres !

Hier réservé aux cadres, l’outplacement s’est aujourd’hui démocratisé pour s’adresser à tous : ouvriers, techniciens, agents, etc.

Le coût ?

Quelques milliers d’euros, pris en charge la plupart du temps par l’employeur. Il n’est pas obligé de le faire, le financement peut être proposé dans le cadre d’une négociation. Dans certains cas, l’employeur le suggère spontanément. Posez la question à votre service ressources humaines.

Pour conclure, voici selon nous, les trois critères d’un outplacement réussi :

  • la personne accompagnée a retrouvé un poste
  • elle a retrouvé un poste dans lequel elle se sent bien
  • elle a appris à pêcher, plutôt que d’avoir reçu des poissons, comme le dit le proverbe. Autrement dit, elle s’est renforcée !

Les Mercredis de Delphine : Trêve estivale, rendez-vous le 31 août prochain.

Comme chaque année, Delphine suspend sa rubrique « Les Mercredis de Delphine » pendant quelques semaines. Elle reprendra le 31 août son rythme hebdomadaire. D’ici là, nous vous souhaitons de très bonnes vacances d’été.

Retrouvez l’ensemble des rendez-vous sur le blog de Catalys Conseil.

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Il était une fois… l’entretien de recrutement

Enfin ! Enfin ! Enfin ! Suite à l’envoi de mon CV et de ma lettre de motivation, l’entreprise me propose un entretien. Je suis ravie, fière que ma candidature soit retenue et bien entendu… stressée. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire de plus ? Voici deux histoires,  dans deux contextes différents, mais qui servent un seul et même but : réussir son entretien.

Deux jeunes femmes ont bien voulu se prêter au jeu et répondre à mes questions : Lucie El Assri, que j’ai accompagnée dans le cadre d’un bilan de compétences et qui s’est présentée à l’oral au concours d’aide-soignante, et Soriya Sok, accompagnée par une de mes collègues dans le cadre d’une prestation Pôle Emploi.

Chapitre 1 : comprendre et se préparer

Alors oui, je vais enfoncer des portes ouvertes : je ne me rends pas à un entretien la fleur au fusil et le coeur en bandoulière. Je me prépare. À quoi, me direz-vous ? Et comment ?

Comprenons avant tout l’essentiel. L’entretien sert au recruteur à bien vérifier que nous correspondons au poste, que nous intégrerons l’entreprise facilement et sans heurt. Il exigera également que nous soyons rapidement opérationnel et rentable – ne nous le cachons pas.

De notre côté – oui, oui, nous aussi nous avons nos propres buts – il est nécessaire de bien vérifier que le poste correspond à l’offre, de poser des questions et de renouveler notre intérêt et nos motivations.

« Il faut savoir qu’entre l’entreprise et le candidat, il y a un besoin réciproque et il ne faut surtout pas l’oublier. En tant que candidat, nous sommes à pied d’égalité avec l’entreprise, et prendre conscience de cela m’a permis d’aller à cet entretien en toute confiance. Je pense que les recruteurs l’ont ressenti. Surtout, il faut rester soi-même et naturel » précise Soriya.

Donc, j’ai repéré l’offre, adapté ma candidature, je dois, de la même manière, préparer un plan adapté de ce que je vais dire de mon parcours de formation, professionnel et éventuellement extra professionnel, en lien avec les critères de l’offre.

J’appuie, j’argumente, je donne des chiffres, des exemples… les faits sont des arguments forts et en disent long sur nous.

Lucie témoigne : « J’ai appris à cadrer mes idées, respecter la chronologie des choses et être cohérente dans mon parcours, à développer beaucoup plus mes expériences ainsi que mes compétences en m’appuyant sur mon portefeuille de compétences réalisé au début du bilan. »

Il ne faut pas écrire l’ensemble de ce que vous souhaitez dire. Vous allez  donner l’impression de « réciter votre leçon » lors de l’entretien, de faire un monologue, et surtout, si vous êtes coupé dans votre lancée, de perdre le fil et donc vos moyens.

Ainsi, je vous suggère de jeter des idées, des mots clés, dans un plan. Cela vous permettra les associations d’idées et augmentera vos chances de conserver votre naturel lors de cette rencontre.

Car oui, c’est une rencontre, un dialogue, une interaction !

Ce n’est pas un robot face à nous, mais une personne, qui n’est pas forcément rompue aux techniques d’entretien et qui peut être aussi stressée que nous.

Il est vrai qu’il n’y a pas non plus que des recruteurs très sympathiques, certains peuvent mettre mal à l’aise… Encore une fois, tous les recruteurs ne sont pas formés aux techniques de l’entretien.

Il y a autant de formes d’entretien que de personnes qui les mènent. Mon travail de candidat est de m’adapter et de convaincre de l’intérêt de ma candidature si je suis toujours motivé, mais de ne pas tout accepter non plus.

J’anticipe des questions potentielles, pour lesquelles je prépare une réponse. Voici, pêle-mêle quelques questions récurrentes :

  • Quels sont vos 3 qualités et 3 défauts?  : Nous allons éviter « j’ai les défauts de mes qualités », « je n’en n’ai pas », « …euh… ». Il faut entendre cette question non pas comme un piège, mais au contraire comme la possibilité pour nous de démontrer que nous savons prendre du recul, identifier nos points forts et faibles pour le poste sur lequel nous nous présentons
  • Accepteriez-vous d’être managé par une femme ?  « Bien sûr, se sont les femmes qui gouvernent, non ? » Qui répondrait non à cette question ?
  • Pourquoi avez-vous été licencié ? Je n’ai pas à avoir honte de ma situation, quelle qu’elle soit. Je l’explique simplement, sans critiquer mon ancien employeur pour autant.
  • Si vous étiez un animal, quel serait-il ? Evitons le requin, ça me paraît un peu carnassier.
  • Où vous voyez-vous dans 5 ans ? Le but n’est pas de dire « chez, vous, sur le même poste ». Et l’ambition, alors ? « Je me vois sur un poste.., avec des missions autour de… »
  • Pourquoi vous ?  Je fais un condensé de mes atouts et compétences pour le poste, avec des mots-clés mais sans répéter les mêmes qualités. Varions les plaisirs, nous avons une jolie langue française.

Chapitre 2 : Je suis prêt, je fais une simulation

Ne négligeons pas l’opportunité de s’entraîner. Essentiel pour repérer la cohérence de ce que nous voulons dire, nos tics de langage et l’image que nous donnons. En effet, la communication non verbale est aussi essentielle que ce que nous allons dire.

L’habit ne fait pas le moine, mais y contribue.

Je me mets cet adage en tête pour préparer mon entretien. Je ne me rends pas à un entretien en bermuda et tongs (hé oui, même s’il fait chaud), je mets du déodorant et du parfum (mais pas en quantité industrielle), et je m’assois bien sur ma chaise (je pose bien mon assise mais je vais cependant éviter de m’adosser pour ne pas m’avachir). Je peux parler avec les mains, mais je ne fais pas de grands gestes, j’évite de triturer alliance, collier ou lunettes.

Si vous ne pouvez pas réaliser une simulation, je vous invite à vous filmer, ne serait-ce que pour vous écouter exprimer votre parcours et motivations et aussi vous regarder. Vous verrez, c’est passionnant.

Revenons à nos deux héroïnes, qui ont pu bénéficier de simulations avec leurs consultantes et aussi avec des collègues du cabinet.

« Tout d’abord nous avons fixé deux dates pour faire une simulation d’entretien. Pour la première simulation, Christelle m’a laissé me débrouiller toute seule et s’est montrée très déstabilisante ce qui m’a fait perdre tous mes moyens. Le résultat n’était vraiment pas au niveau de ce qu’attend le jury. Elle m’a alors donné beaucoup de conseils, note Lucie. Je me suis alors beaucoup remise en question. J’ai travaillé chez moi, seule, en me donnant pour objectif de réussir ce concours. Au moment du deuxième entretien, les choses se sont passées totalement différemment car j’avais pris confiance en moi. Durant cet entretien, j’étais vraiment dans les conditions d’examen car en effet Christelle était accompagnée d’une de ses collègues. La première partie portait sur un sujet sanitaire et social, puis la seconde sur mon parcours et mes motivations. Elles m’ont posé beaucoup de questions pour vraiment me mettre en situation. Suite à ces vingt minutes d’entretien nous avons fait un débriefing qui s’est révélé positif, surtout sur la partie motivation, il me restait à travailler davantage sur les sujets sanitaires et sociaux. »

Autre témoignage, celui de Soriya.

Soriya : « Lors de la simulation d’entretien, ma conseillère m’a aidé à cerner plus précisément ma personnalité. Dans mon cas, elle a tout de suite identifié mes qualités et défauts. Elle m’a aidé à les valoriser dans le cadre du travail, et notamment grâce à l’illustration avec mes précédentes expériences. Cette préparation à l’entretien m’a permis de relativiser et de me rendre à l’entretien en toute confiance. Le marché du travail est aujourd’hui très difficile et nous, en tant que candidat, nous nous mettons souvent en situation de « demande ». Certes, il se peut qu’il y ait beaucoup de candidats, et nous tentons de mettre en avant nos qualités sauf qu’il ne faut pas tomber dans le piège d’être quelqu’un d’autre/ de jouer un autre rôle. Je pense que les recruteurs le voient assez rapidement. »

Chapitre 3 : Je mène mon entretien

Soriya nous raconte le sien :

« Mon entretien s’est déroulé de la façon suivante : un entretien avec un profil opérationnel, un entretien RH, la rédaction d’une lettre de motivation et un test d’anglais. Le test d’anglais était un QCM.
Au final, il s’est bien passé, avec une issue positive. Je suis tombée entre autres sur « quelles sont vos prétentions salariales » et « citez moi 3 qualités/3 défauts ». J’ai abordé ces questions de façon sereine vu que je les avais préparées. L’entretien opérationnel s’est également bien passé : il y a eu des questions « pièges »  auxquelles j’ai pu répondre en toute honnêteté et en justifiant ma réponse. S’il y a des questions inattendues, prenez le temps d’y réfléchir avant de vous lancer. Répondre trop précipitamment à une question peut faire croire au recruteur que vous n’êtes pas sûr de vous et il peut creuser ensuite dans ce sens là. »

Pour Lucie :

« Mon entretien s’est déroulé face à un jury. J’en retire beaucoup de bénéfices car ces simulations m’ont permis de réussir le concours d’aide-soignante, de prendre confiance en moi, mais aussi de me préparer pour de futurs entretiens d’embauche. »

Epilogue : Les conclusions de Soriya et Lucie

Pour Lucie :

 « Ces simulations d’entretien m’ont permis de voir comment se déroule un oral, ils m’ont été d’une grande utilité car j’ai pu bénéficier d’une préparation, d’un entrainement et ainsi ne pas me diriger vers l’inconnu. Cela m’a vraiment mis en condition ».

De son côté, Soriya estime :

« À ma grande surprise, Catalys a été d’une aide précieuse dans ma recherche d’emploi. En effet, j’ai pu faire le point avec eux, sur mon CV et mes lettres de motivation et même pour une réorientation. Cela m’a également permis de mettre en place un « plan d’action », et me tenir à un calendrier de « rédaction CV et lettre – envoi – relance ».  J’ai également passé du temps sur l’espace personnel mis à disposition par Catalys : il y a une source importante de documents et de sites internet qui vous donnent les clés pour réussir la rédaction d’un CV ou d’une lettre, …
Par ailleurs, il est important de ne pas faire cavalier seul.

Toutes nos félicitations ! Lucie intègre donc la formation pour devenir aide-soignante en septembre, et Soriya est actuellement en formation organisée par l’entreprise avant de commencer son contrat.

Conclusion  : petits rappels et quelques conseils de dernières minutes sur l’entretien

Je sais que vous allez revenir vers moi en me disant, « moi, mon entretien ne s’est pas passé comme ça », ou encore « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dîtes ». Et vous aurez raison.

Je n’ai effectivement pas abordé tout dans ce seul article, qui me paraît déjà assez conséquent, j’ai souhaité surtout m’appuyer sur ces deux témoignages. Je n’ai pas fait d’approche théorique de l’entretien.

N’hésitez pas à me le réclamer si vous le souhaitez.

Enfin, quelques petits conseils :

  • Repérer les lieux avant l’entretien
  • Ayez 5 minutes d’avance, il n’est pas nécessaire d’arriver trop tôt, vous ne savez pas combien de temps vous pouvez attendre
  • Sachez le nom de la personne qui vous reçoit. Une astuce, demander à la personne de vous épeler son nom lors de l’appel qui fixe le RDV, elle prendra toujours le temps de le faire
  • Soyez certain de l’heure du RDV. Ainsi, lors de l’échange téléphonique, répéter l’heure à votre interlocuteur
  • Si vous allez être en retard, prévenez l’entreprise
  • Evitez d’avoir des impératifs le jour de l’entretien, vous pouvez avoir plusieurs entretiens dans une même journée, avec différents interlocuteurs. Organisez-vous.
  • Renseignez-vous sur l’entreprise
  • Préparer des questions sur le poste, les missions, l’évolution, l’entreprise, le salaire et les avantages (nous ne travaillons pour la gloire)
  • Ne vous mésestimez jamais, si vous avez un entretien, 80% du chemin est parcouru : sur la base de votre CV et LM vous êtes retenu pour le poste, l’entretien permet de parcourir les derniers 20%

Et surtout, surtout, n’oubliez pas : soyez convaincu pour être convainquant !

Photo de couverture : Tim Gouw

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Bilan de compétences ou bilan de compétences modulaire ? Lequel choisir ?

Uniformation

Depuis fin 2015, nous expérimentons avec nos partenaires Fongecif, Uniformation, Unifaf et Fafsea des bilans de compétences modulaires. Quels sont les avantages et les conditions de réussites de ces bilans par rapport à un bilan de compétences « classique » de 24 h ?

Voici un comparatif pour vous aider dans votre choix :

 Bilan de compétencesBilan de compétences modulaire
DuréeJusqu'à 24 heuresde 8 à 14 h selon le bilan modulaire
Pour quels besoins et quelles problématiques- Besoin de faire le point et de prendre du recul vis-à-vis d'une situation professionnelle
- Souhait de reconversion professionnelle sans idée précise
- Besoin d'accorder du temps à la réflexion
- Besoin d'étudier plusieurs idées d'orientation
Besoin précis :
- vérifier le réalisme d'un projet précis,
- identifier et valoriser ses compétences,
- préparer un reprise d'emploi après un arrêt
- valider un projet de création d'entreprise
...
Délais de mise en oeuvre1 à 2 mois en fonction des organismes financeurs3 semaines à 1 mois
Conditions d'accèsLe bilan de compétences est à la disposition de tous les travailleurs. Il existe de conditions de financement en fonction du statut (salarié, fonction publique, demandeur d'emploi) souvent liés à la durée de l'expérience professionnelle. Il est conseillé de se renseigner auprès du finançeuril est accessible y compris avec peu d'expérience professionnelle
Méthode utiliséeDans un bilan de compétences, l'approche est globale, c'est-à-dire qu'elle permet au salarié d'identifier ses centres d'intérêt, d'analyse son parcours, ses compétences, de mieux se connaître, d'être accompagné dans la définition de son projet, d'être informé sur le marché d'emploi, d'être conseillé sur les démarches à réaliser et le plan d'actionsLe bilan porte sur un point spécifique :
- la validation d'un projet professionnel précis
- l'anticipation d'une reprise d'emploi
- l'analyse d'une situation difficile sur le poste de travail
- la préparation d'un repositionnement dans une autre entreprise
- etc
Nos conseilsLe bilan de compétences vous convient...:
- si vous êtes prêt à accorder du temps à la réflexion sur votre projet
- si vous souhaitez "faire le tour" de plusieurs questions
- si vous êtes prêt(e) à vous rendre disponible
- si vous n'êtes pas dans une situation d'urgence
- si vous n'avez aucune idée de votre choix d'orientation
le bilan modulaire vous est conseillé...:
- si votre questionnement correspond précisément à une des thématique proposée
- si vous préférez une réponse précise sur un point sans tout remettre à plat
- si vous manquez de disponibilité

Quelque soit le bilan choisi :

  • Il vous permet d’être conseillé et de mener vos démarches de manière autonome
  • Rien de mieux que de demander conseil auprès de votre Conseiller en Evolution Professionnelle (pour connaître votre CEP)
  • Il est confidentiel et entièrement financé par votre OPACIF (Fongecif, Uniformation, Fafsea…)

Plus globalement, face à une demande croissante de conseil, le bilan modulaire (plus court donc moins coûteux pour les finançeurs) permet d’accompagner plus de personnes dans leur réflexion.

Quels sont les conditions pour que votre bilan modulaire soit adapté et efficace ?

  • Le diagnostic initial réalisé avec votre Conseiller en Evolution Professionnelle (CEP) doit bien cibler votre besoin.
  • Votre implication et votre disponibilité sont nécessaire pour faire les  démarches entre chaque rendez-vous
  • Une bonne articulation entre votre conseiller CEP et le consultant de Catalys en amont, au cours et après votre bilan modulaire permet de suivre votre parcours de manière qualitative

Comment faire pour réaliser un bilan de compétences ou bilan modulaire ?

  1. Prendre contact avec votre conseiller CEP  : selon votre secteur d’activité  FONGECIF Bretagne , FONGECIF Pays de la Loire, UNIFAF, UNIFORMATION, FAFSEA
  2. Choisir le consultant qui va vous accompagner : les consultants de Catalys vous rencontre sans engagement
  3. Monter le dossier de demande de financement
  4. Démarrer votre bilan  avec votre consultant

Pour plus de renseignement, n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires. Je ne manquerai pas de vous répondre.

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Impact du numérique sur l’emploi : 5 questions à se poser

PC

« Le développement du numérique menace de disparition 5 millions d’emplois au cours des 5 prochaines années » selon un rapport présenté  au forum de Davos en 2016. Cette information m’a interpelé et après quelques recherches, j’ai constaté que les avis divergent et que la prédiction s’avère quasiment impossible. Cependant, le changement est bel et bien là : on assiste à une révolution (on parle de 4ème révolution industrielle) dont l’impact sur l’emploi reste très difficile à mesurer et à anticiper.

Pour avancer sur ce sujet, je vous propose un point de vue à travers 5 questions que chacun peut se poser pour évaluer l’éventuel impact du numérique sur l’avenir de son propre métier. Ce point de vue a pour but de donner des pistes de réflexion à un niveau individuel.

 

  1. La part du relationnel est-elle importante dans mon job ?

Il est question ici de l’importance que peut avoir la dimension relationnelle pour la réalisation des activités. Sur ce point, on peut présumer que la qualité de la relation est le critère qui « protège » d’un quelconque remplacement par le numérique. En effet, les activités qui nécessitent de l’empathie, de l’écoute, etc. rentrent plus difficilement dans le champ de compétences des robots.

De fait, les métiers du soin, de la relation d’aide, du service n’ont pas de souci à se faire.

 

2. Mes activités sont-elles répétitives ?

les_temps_modernes-07

Aujourd’hui, il est techniquement possible de faire faire par un robot 90 % des activités humaines. Les tâches simples et surtout répétitives sont celles qui se prêtent le mieux à la robotisation.

Le secteur bancaire donne un exemple de ce transfert de tâches à des robots avec la mise en place des distributeurs automatiques de billets en mesure d’effectuer les opérations courantes ce qui a entraîné une forte diminution des postes au guichet.

Mais ce n’est pas parce qu’on sait le faire techniquement qu’on le fait. En effet, les coûts de développement élevés freinent l’automatisation.

 

3.  Mes clients sont-ils intéressés par une offre de service numérique ?

Dans chaque métier, il y a des habitudes de fonctionnement entre un client et un fournisseur. Chacun peut donc observer la relation qu’il entretient avec son client, c’est-à-dire avec la personne à laquelle se destine le service, la prestation ou le produit.

Dans certains domaines, c’est le « tout-tout-de-suite-et-maintenant » qui domine. Les plates-formes (Uber, Amazon…) surfent sur cette vague et mettent à mal des équilibres clients-fournisseurs établis.

Inversement, certains secteurs tirent leurs épingles du jeu en misant sur la qualité de la relation avec le client, la proximité. C’est le cas du bio, de l’artisanat et des services à la personne.

 

4. Quelle est la part de créativité dans mon activité ?

menuisier

Par « création », je ne veux pas parler d’une démarche artistique, mais de la part de créativité dont nous faisons tous preuve pour résoudre des problèmes, avancer, trouver des solutions, gérer des contraintes. Et oui, chaque job demande de faire l’équilibriste entre différentes contraintes.

Les postes dans lesquels les problèmes peuvent être résolus en suivant une procédure (étape 1 : faire ceci, étape 2 : faire cela, etc) se prêtent davantage à un remplacement par un outil numérique.

Cependant, il est évident que la limite n’est pas aussi nette entre d’une part des jobs avec créativité et des jobs sans créativité. Sur ce sujet, on observe que ne numérique apporte progressivement des assistances aux professionnels (logiciels d’aide au diagnostic pour les médecins par exemple) plutôt qu’une disparition soudaine des métiers.

 

5. Pour réaliser mon travail, de quels types d’informations ai-je besoin ?

Il est facile de créer un logiciel qui va traiter un seul type d’information (des chiffres pas exemple) mais plus complexe de créer un robot capable de prendre en compte plusieurs types de données (des chiffres, un historique de  relation avec le client, des informations verbales, etc).

 

La révolution numérique a un impact sur les métiers et sur l’emploi au même titre que les précédentes révolutions industrielles. A son propre niveau, chacun a la possibilité de s’interroger sur l’avenir de son métier. Pour poursuivre l’échange sur ce sujet, je vous propose d’apporter vos commentaires en répondant à ces questions :

Dans votre métier, quel est l’impact du numérique ?

Comment voyez-vous votre poste dans 10 ans ?

 

 

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